‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 4)Chapitre 59 sur 83 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

5. Collection Vives, dans lieiisla de ar~ chis-os, 1900, p. 162, n" 5i, pi. VIII. Bronze vert, hauteur o<^,o55. Provient de Palencia.

l'éléphant, assez distinct par la masse de son corps, de ses lourdes pattes, de sa trompe, a le corps orné de traits en creux formant des figures géométriques ; sur son garrot, au-dessus de sa croupe, deux excroissances percées chacune de deux trous recevaient des anneaux ; c'est le même motif décoratif que nous ont révélé les fibules au Jinete (PL V, n° 3). Les pattes de l'éléphant de la figure 4 10 sont assez véritables, mais son corps est beaucoup trop mince ; on ne distingue pas bien sa tête, quoique le modeleur ait façonné des oreilles. Sur la cuisse et sur l'épaule sont gravés les cercles concentriques dont nous avons déjà connaissance. Les

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FiG. 409- 'ii '4- — Fibules ibériques de provenances diverses.

figures 4ii et /il 3 s'éloignent plus encore de la réalité vivante ; le corps est boudiné, et comme annelé; et si l'on n'avait sous les yeux la série complète, on aurait peine même à songer que l'intention de l'auteur a été de reproduire le pachyderme. Avec la figure 4 12 on entre dans la plus extravagante fantaisie ; le corps de l'animal est cerclé de bandes et d'anneaux profondément striés, qui le rendent impossible à identifier, d'autant que la trompe a été brisée. Enfin, la figure 4i4 est une simple barre qui s'affile par en haut en lame coupante percée de trous, qui supporte deux tiges terminées par des boules, et aux deux extrémités de laquelle se retournent en se dressant deux courtes crêtes arrondies. Ce n'est plus qu'un ornement dont la genèse serait bien difficile à expliquer

ART IBÉRIQUE

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