‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 5)Chapitre 28 sur 89 · Ibid., p. 187, fig. 5, n<» i3o · texte numérisé non relu

Ibid., p. 187, fig. 5, n<» i3o

5. M. E. Pottier a 1res nettement posé et résume la question dans son Catalogue des vases du Louvre, p. 280 et s., cl je no puis résister au pluUir de citer les lignes suivantes : » Le rôle de T Italie en face de la Grèce con-

tinentale a (Hc longtemps celui d'un véritable concurrent. Elle a bénéficié au début des mêmes apports : i<> ceux do la civilisation européenne, venus surtout par voie de terre, confinés dans l'étude du géométrique et des combinaisons abstraites de lignes, probablement sous l'empire de la métallurgie ; a^ ceux <]e la civilisation orientale, venus surtout par voie de mer, transmis fidèlement ou déjà altérés par les Phéniciens, Syriens, Égéens et (îrecs d'Asie, ouvrant aux artistes la vue sur le monde vivant, sur les végétaux, les animaux, los hommes. »

prouvé sans conteste que non seulement Tari grec archaïque a pénétré en Espagne et qu'il a exercé une notable influence sur Tari indigène, mais qu'à une époque encore plus ancienne Tart mycénien ou égéen, comme on voudra l'appeler, en même temps que l'art oriental, a répandu son influence plus loin que la Sicile même, jusqu'en Espagne. L*étude de la céramique des Ibères confirme par des faits plus nettement établis encore celte théorie nouvelle, et ce n'est peut-être pas là un des moindres résultats des recherches que j'ai pu faire. Mais ce fait acquis, et bien ac({uis, suscite plus d'un problème.

D'abord notre poterie, que j'ai toujours appelée indigène, mérite-t-elle vraiment Tépithète et ne serait-elle pas plutôt importée en Espagne? Sur ce point le doute ne me semble pas permis. Si j'ai, au cours des descriptions précédentes, relevé mainte et mainte similitude d'ornementation entre la céramique ibérique et Tégéenne, jamais je n'ai eu à signaler d'identité absolue. 11 est môme fort remarquable que les exemples de céramique importée soient extrêmement rares. Je ne parle, bien entendu, que de la céramique la plus ancienne, à laquelle puisse s'attribuer l'épilhèle de mycénienne ou phénicienne, car pour les vases grecs proprement dits et romains, on en a toujours trouvé un grand nombre dans les nérro-

, . Fie. ni. — l.nu* carthaginoise

pôles d'Espagne. Pour ma part, je ne pourrais (Carmona).

citer que très peu de documents; d'abord les

vases qui ont été recueillis dans les colonies agricoles pré-romaines de la vallée du Bétis par M. Ronsor, et qu'il désigne sous le nom do poterie orientale*. 11 faudrait employer, je crois, le mot rarl/iat/lnoisr, si l'on en juge par le vase dont notre figure 21 1 reproduit la forme et le motif

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