‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 5)Chapitre 36 sur 89 · II. — Il · texte numérisé non relu

II. — Il

iOs les figurines de bronze;

iiulre bronze du mi-me musée (Fig. a38) semble la tmnscriplion tesque du précédent : la têle surtout est prodigieuse, taillée carrée, ayi un nez comme un bec et une bouelie en encoche triangulaire.

MusJo lie Madrid.

Mais une seconde figurine du général Ezpeleta, trouvée aussi à Linares, est un peu moins ridicule '. Les proportions delà tt:le, des épaules, delà taille, du bassin, des jambes sont meilleures ; mais quelle barbarie encore dans les bras sans mains, dans le visage qui n'est pas d'ensemble, dans l'indication des seins et du sexe 1 M. Mélida lui-nn^iiie, qui montre d'ordinaire une certaine indulgence pour tous ces petits monuments qu'il

, Hevisla de Archivas, 1899, p. 98, iil. IV, i gauche! 1900, p. 7S, 1

LEâ PlGUttlNES DE BRONZfi

met un zèle si méritoire à faire connaître, n'ose pas la louer (Fig. 289 et a/io). En somme, ces quatre Venus ibériques, si j*ose les nommer ainsi, sont les dignes sœurs de Tidole de Gulina

Fig. aSg et a^o. — Bronze Irouvé h Linares.

Je connais une cinquième figurine que M. Mélida a cataloguée sous le nom de Venus ibérica (Collection Vives, p. iSg, n° 87, pi. IX). Elle

Fio. a4i. - Colleclion Vives.

Kic. a'ia. — Figurine portugaise.

a été trouvée à Almendralejo (Badajoz). Hauteur : 55 millimètres. Mais rimage qui a été publiée et que reproduit la figure 2^1 ne permet pas de voir exactement si la femme est nue ou vêtue, ni d'identifier la position

l6d LES FIGURINES DE BRONZE

qu'elle avait et rattribut qu'elle portait à la main gauche. Ce qui frappe surtout, c'est la dimension des oreilles proéminentes. Enfin, M. Gartailhac a dessiné une idole féminine très primitive, trouvée en Portugal (Musée d'Evora ou de Lisbonne) qui est de type tout à fait semblable à celui de l'idole masculine que reproduit la figure 227; seulement le fabricant a indiqué les seins très nettement (Fig 242)\

Toutes ces statuettes ont un caractère commun, en dehors de leur triste laideur, c'est une rondeur et une mollesse de facture qu'on ne trouve nulle part ailleurs, je le crois, dans les plus primitives productions de ce genre. Cela me décide à reconnaître comme ibériques un certain nombre de figurines qui ont été léguées au Musée de Madrid par D. Eulogio Saavedra et que les conservateurs de ce Musée ont cataloguées comme bronzes sardes et, à ce titre, reléguées hors de la salle consacrée aux antiquités nationales. Elles représentent des guerriers nus ou vêtus, coiffés d'un casque, tenant de la main gauche, au-devant du corps, un petit bouclier rond et brandissant un javelot ou une lance de la main droite élevée ; quatre d'entre eux (Fig. 2^3, 2^6, 2^7, 25o) ont en outre un poignard à la ceinture ou, pour mieux dire, un sabre court à manche recourbé. Le plus grand de ces hommes armés (Fig. 2/47)* est nu, ithyphallique. Sa tête, que surmonte un casque à aigrette en forme de crête de coq, est aplatie par devant en bec d'oiseau ; tel est aussi le cas d'un bronze d'exécution plus rudimentaire encore que le premier (Fig. 2/|3)\ Celui-ci est vêtu d'une sorte de tunique serrée à la taille; ainsi que celui que reproduit la figure 25o, le moins barbare de tous *. En effet, tandis que, sauf une exception, tous les autres n'ont que des

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