I. E. Cartailhac, Ages préhistoriques, português, I, p
fig. 43a. Le petit bronze à très peu près sem- a. N» i854o du Musée,
blable reproduit par Salomon Reinach, !.a 3. N» i8546. Cf. J. Lozano, Ilistoria de
sculpture en Kurope eic.t fig. a57, n'est pas Jumilla, une figurine analogue, mais sans
celui-ci, mais celui de notre figure 327 ; il re- tôle et sans bras gauche, trouvée à Jumilla
présente un homme et non plus une femme. Cf. (appelée Marte par Tauteur).
J. Leite de Vasconcellos, dans O archeoiogo 4. ^f° i8544.
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Fio. 3^^ k aSo, — Broniei do U coUoclion Suvedrk (Muidu do Madrid) et do lacolloclîon Vîv
l66 LES FIGURINES DE BRONZE
visages de forme absolument conventionnelle et hors nature, son visage est modelé et ressemble enfin à quelque chose d*humain; il a un front, un nez, des yeux, une bouche à peu près dessinés. Les proportions de son corps sont plus fortes ; sa taille serrée, ses jambes aux cuisses et aux mollets galbés, ses pieds n*ont plus rien de monstrueux, et il est à penser que si la main droite n'avait pas été brisée elle aurait la forme d'un poing fermé, tandis que la main droite des autres était figurée seulement par un aplatissement du bronze avec un trou rond percé pour Tassujettissement de l'arme brandie. Le sculpteur a fait de son mieux pour marquer l'épaisseur de la tunique autour du cou et au bord inférieur, à mi-cuisses, et donner sa forme exacte au fourreau du sabre et à la poignée. Enfin la figure 2^b\ l'une des pires pour la forme du corps, est intéressante pour le type de la tête, incomparablement mieux étudiée malgré la naïveté grossière des traits.
Tous ces bronzes me paraissent, je le répète, certainement ibériques, d'abord et avant tout par le style, bien différent du style sarde, qui produit des figures longues, minces et comme étirées, avec tout un luxe étrange de casques cornus, de vêtements ornés, de jambières, de doubles boucliers et d'armes, lances ou arcs, de formes très spéciales. On en peut juger par les images que donnent MM. Perrot et Chipiez d'un grand nombre de bronzes sardes, au tome IV de leur Histoire de l'Art. Ensuite, les boucliers ronds à umbo que portent les guerriers Saavedra sont les mêmes que j'ai décrits à propos des statues lusitaniennes de Lisbonne, par exemple''; leurs sabres sont d'une forme caractéristique, que j'ai déjà décrite a propos d'un fragment de statue trouvée à Elche', et sur laquelle je reviendrai dans un autre chapitre. Enfin on sait que M. Saavedra a recueilli tous les bronzes qu'il a légués au Musée de Madrid dans la région de Murcie^ Il ne faut pas oublier d'ailleurs que parmi ces prétendus bronzes sardes existe cette étrange figurine dont j'ai parlé plus haut (Fig. 23o). Elle est tout à fait de même style et de