IL
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très peu éloignée de Murcie. Les figures 372 et 373 le montrent de face et de profil. Haut de i3 cenlimèlres, le bonhomme a une grosse tèle de type sémitique, un torse et des cuisses très plala, mais de gros mollets. LoreiUe, au lieu d'ôtre en relief, est dessinée par un trait creux ; les clieveux sont lisses, mais leur chute est indiquée par un relief sur la nuque ; les mains semblent comme enfouies dans des poches. C'est encore ici un spécimen médiocre. Mais la seconde statuette de M. Vives (Fig. 267)
Fit. J6717I. — Colkclion Vi.PsPl MuscV. da Mailrîd
vaut un peu mieux. Elle représente peut-i^tre un conducteur de char ; bous ses pieds sont des tenons pour le fixer à un autre objet '. Ses jambes sont écartées et ses bras ramenés en avant par deux gestes divers. Le corps est assez mal façonné, mais la tête, que les cheveux coiffent comme un casque, a du moins apparence humaine. I^a tunique n'a pas de ceinture, mais s'étrangle ù la taille pour s'cvaserjusqu'au bord inférieur; elle s'arrête juste à la naissance du bas-ventre, que cache une pointe allongée de rélolTe '.
I , A moins ijiic CCS deux liges ne simplomcnt deiii coulc'cs dp nu'tal non I
. IteviaUi de Jrchii/ui, 17, p. i55. llaulcuT o">, c Grenade ot Scilllc (.'').
ucontri'p
LES KIGURISES DE BHON/E l'Q
Au Mus^e de Madrid, sous le numéro 35iG. j'ai noté une figurine analogue, dont la provenance est inconnue (Fig. aôg). Elle est de proporlions très courtes et vaut ù peu près co que vaut la précédente, quoique
Î73. - BrûTii^' irouvé i Ccliegin. (Mm
d'un style dilTcrent. L'une des mains, la gauche, est conservée : le poing M ferme pour tenir un objet: le bras droit est tendu vers le djiv et un peu en avant, sans doute pour brandir un trail. Les yeux, à Qcorde lèle, sont surtout déplaisants et maladroits '.
t. J'ai pboLopnphië i Elche. diD^ la col- maincilpca^ tur ie lenlre. llautnaro*. t>.
tcdion du niinjuii de Lendinei, i U Cal(- Le cbinoine Loaao (SUt. de JumiU»,
hom. on guerrier télu de mfaie uuf <{U7 pi. IV. n* tiii) ■ Aaitxii IIdui^ d'un ^atf
It jaqoelte ett gJui courte; Il miin droile al rier debout, le* pied* i wiJ» . ilool la mù*
yntàm. et Imail ane Xmwx: le faru f*uclie «ont diipoaén «onma ocUm du l-m^ t -^y ^fl
M bh IcDf. irrondi cl j'ort^ rn ■tant ; Il d'Eldie ; nitit dennt le ocq^ U laaia 0MMfat
l.e hronne suivant, qui se trouve aussi au Musée de Madrid, est plus grand et plus intéressant (Fig, 27;!). Il représente un soldat marchant vers la gauche, et en acte de bataille. Sa main droite portée en avant dressait une lance ou un javi^lot, tandis que la gauche, rejelée en arriî-re.
s'apprt^lait à porter un coup avec une arme du mt'me genre. La tunique est serrée ù la taille par un ceinturon ; les deux Ijoids se croisent en des-
tient un petit bouclierrond. Cedftaii eiplique courir, h mancliua, ilonl BEulement le conage
trùt bien l'aUitude d« la Bguriae d'Elobc. Lii a l'sir rormc de Ji'tit pans croisé;. Il parle
M borne le rapport: le loldat do Louno (pro- un bracelet nu bras i^suche, au-deisiis du
venancc: Murcic) est vAtu de la lunlquc coude.
LES FIGURINES DE BRONZE
sinant une échancrure à la naissance de la poitrine. Le mouvement et le geste sont assez naturels. Par malheur la tête, dont tous les traits sont épais et obtus, et qui semble sourire niaisement, relève le menton dans une torsion maladroite.
11 y a, au Musée épiscopal de Vich, près de Barcelone, une statuette assez soignée (Fig. 276 et 276) dont la provenance n'est pas indiquée et qui donne de ce costume une variante intéressante. Sans compter que le ceinturon est très large et si serré qu'il coupe vraiment le corps en deux, le haut de la tunique est transformé en une sorte de cuirasse par une large bande côtelée qui passe sur les épaules et sous les bras, formant
Fie. 275-276. — Musée épiscopal de Vich.
Fig. 377. — Bronze d'Orolo.
sur le dos une croix ; une bande semblable va transversalement, sur la poitrine, d'une aisselle à l'autre. Les deux bras sont repliés et tendus en avant depuis le coude ; les jambes, fortement musclées et jointes, sont modelées avec assez de justesse et de vigueur ; la tête est de proportions satisfaisantes, et les traits du visage ne sont pas mal dessinés. Voici donc cnfîn une œuvre où Ton peut trouver quelque mérite d'art. M. iMélida a publié une figurine à peu près semblable à celle-là et qui a été découverte à Oreto, termino de Granatula (Ciudad Ueal). Elle est haute de 1 1 centimètres, tandis que celle de Vich n'en mesure que huit. Elle porte aussi la cuirasse à bretelles, mais la bande qui barre la poitrine de
l8s LES FlGUniKES DE BRONZE
l'aulre fail ici défaut. Le bronze est d'ailleurs d'exécution moins fine, à ce qu'il me semble (Fig. 377)'.
Enfm. c'est encore à MM. Vires et Mélida que l'on doit la connaissance du plus intéressant bronze de cette catégorie. 11 représente un cavalier qui, par malheur, a été brutalement séparé de son cheval. Au lieu d'un ceinturon, il porte autour de la taille, sur la tunique, une grosse torsade enroulée, quelque chose comme la ceinture longue qui sert au
menu peuple, dans tant de provinces d'Espagne et de France, à assujettir les pantalons. A ses jambes sont des bottes peu montantes, puisqu'elles s'arrêtent audessous des mollets.
C'était sans doute un soldai qui menaçait l'ennemi de sa lance ; c'est
du moins ce que fait
sup-
poser la position du bras
Fie. 378-179. — Jinete de la coUeclioD Vivra droit, Seul COOServé.
Comme œuvre d'art. le bronze esl plus que médiocre ; les bras et les jambes sont trop longs et grêles ; te cou, de forme conique, est monstrueux ; mais la léle, surtout vue de profil, a un peu de finesse. Je ne discute pas la question de savoir si ce cavalier est le dieu ibérique que les archéologues espagnols appellent de ce nom commode Jinete, et sur lequel j'aurai à revenir (Fig. 378-379)'.
i. J.-B. Mélidt, RevUta de Archivas, 1897, p. tiS II e*t curieux de comparer les liretellt* de cei deux pelits guerriers i cellei d'un luIra guerrier découvert l Girgenti {Revue archéologique, 1897, pi. XV[1), el ccllci que portent quelquei guerriers Sardca. ptr eiemple Corpus Inscriptionum semiticarum, piri priai*, l-i, p. 397, et Pcrrol et Chipiei, Histoire de l'art, IV, fig. 67.
]. Ibiit., 1900, pi. X, p. i63, n° 51. Hauteur on>,t4' Provenance ignorée. Le chanoine Loiano, dans son Histoire de Jumillo, que j'ai plusieurs fois citi^e, donne le biurre desiïn d'une figurine trouvée, dit-il. k Monteagudo (pi. Illl, n" u) qui reprjaenio un ^errier debout, loi jambra écartées, tenant de chaque nain un court poignard (?). Il porte une aorte de cacque. et il est vilu de la jaquette t UMn-
LES FIGURINES DG BROHZE l8â
La tunique serrée & la taille n'était pas un vêtement réservé aux soldats. Ce sont peut-être des prêtres, ces troispersonnages qui la portent avec cettclégèrc variante que la partie supérieure, au lieu d'avoir des manches, enveloppe le torse comme un camail, et que la jupe est tout à fait courte. Deux de ces figurines sont au Musée de Madrid. La première (Fig. 370) a perdu les deux bras à l'endroit juste où ils sortaient du camail ; sa léte est fort laidement construite et, généralement, la facture est lourde, carrée, sans aucun soin' ; la seconde, qui n'a perdu que le bras droit, est plus petite, plus trapue, un peu mieux dessinée. Cependant sa main énorme fait un pitoyable effet, et sa tête, qui porte une longue chevelure tombant sur la nuque, est d'un style très primitif; c'est du mauvais archaïsme (Fig. 271)'.
Le troisième bronze est complet ; il fait partie du riche cabinet Vives. C'est lui qui donne la meilleure idée de ce geste religieux des deux bras, semblable à certain geste du prêtre catholique disant ta messe ; les mains ouvertes semblent appeler et accueillir en souhaitant la bienvenue. Il est lïlcheux que dans le cas actuel ces mains i.-,c. ^Ho. — iwtre ibérique. soient de taille énorme et modelées sans le (OUcction Vive» )
moindre souci de vérité. La coiffure du
prêtre est curieuse ; il porte autour du crûnc une sorte de casque d'oîi pend, à droite et à gauche, jusque sur l'épaule, une très épaisse torsade de cheveux (Fig. a8o)\ La figure aSi représente, vue de dos.
chM dont le col et le bord inrérieur Koibleol 1900, pi. VI, a" ig. p. i53, Hiuteuro™.097.
brodéi de grouei perles ; le même ornement Patîno verte. Provient do Santislebm del
•e retrouve «ur la coioture, qui est largo, et Puerto (Jadn). Oniongoaucaïquc qucportant
trèi wrr^, faittnl la taille mince. uno tète du Cerro de lo* Santo* (t. 1, pi. XI
t. Colleclion Miro, ii° 38a[). et ùg. iGS) et celle d'une figurine de brunie
1. Collection Salamanca, n" 38ii. dont îl lora bientôt question (pt. 11, n° 5).