I. N« 395. Revista de Archivas, 1900, pi
VU, n® a4f p. 157. Hauteur 0^,079. Bronze rouge. Provient de Gastellar de Santisteban (Jaén). — N» 3o3. Ibid., pi. VI, n» 26. p. 158. Hauteur o">,o5a. Patine noire. Provenance inconnue. Un petit bronze analogue appartient i rAcadëmie de THistoirc. (S° aaS do Tinventaire. Provenance, province de Jaén (?).
Voir P. Paris, Revue archéologique, 1898, I, p. ao6).
a. N« 18539. Hauteur o'»,o8. P. Paris, art. cité, p. 307, fîg. a. Provenance: région de Murcie. M. Canovas, de Lorca, possède une petite idole en cuivre rouge, trouvée, dit-il, à Almaciles, province de Grenade, qui a des analogies d*attitude avec celle-ci. C*est une femme vêtue d*uno longue robe i plis indiques par des traits creux, les deux bras en
avant, et les deux mains placées Tune sur l'autre. La robe s'évase en clocbe sur les pieds, comme la robe de certaines statues du Gerro de los Santos. Hauteur o"»,07. Fig. 288.
3. Hauteur o"»,<)8. Bronze rougeâlre. Le Père Lozano (Uistoria de Jumilla, pi. Hll, n<* x) donne le dessin d'un bronze de Murcie qui rentre dans cette série, et a surtout de l'intérêt V cause d'une énorme tiare en pain de sucre qui surcharge la tête large et courte. A mi- hauteur, il semble que la tiare ait reçu un ornement gravé, une sorte de galon à pendeloques.
4. N" 35i5. Voici la description du Cata* logue du Musée : u Prêtresse. Elle est vêtue d'une tunique et d'un manteau qui lui couvre une partie de la tête et dercend jusqu'aux pieds; elle le saisit et le soulève de ses «Icut
LES FIGURINES DE BRONZE
Stéphane, se prolonge sur le front sous forme de deux bandeaux plats qui se recouvrent en partie. Un manteau à capuchon recouvre la mitre et les épaules, laisse la gorge à découvert, enveloppe les deux mains jointes au-devant de la taille et faisant une saillie ronde sous Tétoffe ; puis, les deux bords exactement rapprochés, elle tombe jusque sur le sol, laissant seulement voir le bout des pieds. Une rainure verticale depuis la taille indique la fente du manteau ; mais, chose peu explicable, cette fente s'arrête au-dessous des genoux. Par Touverture du manteau sur la poitrine on voit une chemise montante, une autre pièce de vêtement qui fait écharpe de gauche à droite et, par-dessus, un lourd collier supportant une pendeloque. Le manteau ne fait absolument aucun pli, et la femme garde, dans son ensemble, cette apparence de gaine hermétique que les bronziers ibères affectionnent tant. Le visage, auquel l'ouvrier a voulu donner une expression grave et majestueuse, est de facture très molle ; ce qui frappe surtout, ce sont les lourdes boules aplaties qui pendent aux oreilles et qui, avec le collier, rappellent l'accoutrement familier des plus belles images de femmes du Cerro de los Santos (PI. Il, n'a).
La technique, sinon le style, fait un progrès notable avec une des plus fines statuettes ibériques que je connaisse, et que M. Vives a encore eu la chance d'adjoindre à sa collection (PI. II, n"*" ^ a, li b)\ C'est une petite prêtresse tenante deux mains, au-devant de sa taille, le vase à libations. Le sujet est le sujet préféré des sculpteurs du Cerro, et je n'ai pas à revenir sur les statues de ce type, dont celle-ci est visiblement inspirée, bien que le visage, le costume, l'aspect d'ensemble gardent leur originalité. D'abord le vase est très grand et, si on regarde l'image
mains jointes, en l'écartant du corps. Sous le manteau se voit une coiflurc en forme de casque. Elle porte des pendants d'oreilles et un collier sur la poitrine, par-dessus la tunique. Hauteur o*",! 5. » Le regretté D. Juan de Dios de la Rada y Delgado a bien voulu me donner ce renseignement verbal que le bronze provient de Monteagudo.
Une seconde figure de tout point semblable à celle-là, dont elle est une réplique, appartient à TAcadémiede l'Histoire; la provenance indiquée est Jumilla. Le chanoine Lozano,
dans son Ilislona de Jumilla a donné un mauvais croquis d'une figurine analogue à ces deux-là, disant qu'elle provient de Monteagudo. Serait ce la statuette du marquis de Monistrol. ou bien celle de r.\cadémie?
(No IH).
Sur ces figurines, voy. P. Paris, Revue archéologique^ art. cite, p. aoo et s.
I. lievista de Archivos, 1900, pi. V, n° 23, p. i5(). Hauteur o'",o63. Bronze rouge.
Trouvée dans la région de Valence, au Nord.
LES FIGURINES DE BRONZE I
de profil, il se détache hardiment du corps, ce que les sculpteurs du. Cerro, ayant affaire à une matière tendre et cassante, n'avaient pas osé tenter. La mitre est placée très en arrière et fuyante, comme celle de la Dame d'Elche : elle n'est qu'en partie recouverte par le voile-manteau qui est de la même forme que celui delà statuette précédente. Sur la gorge, qui reste libre, on aperçoit la robe montante et l'indication d'un gorgerin \ Depuis les hanches le bas de la figure affecte la forme ronde et l'évasementen cloche que j'ai décrits plusieurs fois à propos de statues du Cerro. Au heu que les deux bords du manteau soient simplement rapprochés par devant, ils croisent l'un sur l'autre. Deux filets gravés en creux suivent ces bords sur toute leur longueur, et ce simple petit ornement suffit à mettre un peu de variété dans ce costume austère. Quant au visage (la tête est trop grosse pour le corps) il n'est pas beau ; les traits sont sans finesse, la bouche et le menton particulièrement empâtés. Les yeux, pour lesquels n'ont pour ainsi dire pas été creusées d'arcades sourcilières, sont dessinés tout uniment en quatre coups de burin. Ln grand anneau de métal tordu sert de boucle d'oreille. On le voit, le mérite d'art est médiocre, mais le bibelot est amusant par je ne sais quel sentiment du pittoresque, et par une élégance de travail (juc l'on avait en vain cherchée jusqu'ici dans celte multitude de figurines. Celle-ci l'emporte même sur la peljte slaluelle d'Iiomme de la planche II n° 5 par plus de souplesse et de liberté.
Restent quatre bronzes qui se groupent naturellement ensemble. Nous connaissons déjà le geste de leurs mains et de leurs bras ouverts, celui du prêtre catholique prononçant YOrate, fralres, pour l'avoir décrit à propos de statuettes d'hommes. Ce qui dillere ici, nalureliomenl, c'est le costume. La femme, la prêtresse plutôt, a substitué à la tunique courte du prêtre une longue robe descendant jusqu'à ses pieds, et sa tête s'est coiffée de la mitre pointue, où s'accroche le voile-manteau.
Deux de ces figurines sont de facture très sommaire et de style détestable ; l'une, au Musée de Madrid', n'a, à vrai dire, ni visage ni mains ; ses jambes sont brisées ; elle n'a d'autre intérêt que son attitude et la ligne
I. M. Mélida dit: « ... la oferentc Ucva ^ttes)j(lo8 collarcs, el infcrior con colgaole. »
inilra, se adorna con grucsas arracada» Qor- 2. N" i8u3a (Don de M. Castcllanos).
I^it tes PiCtunrcs Db vttortx
d'entemble de sa silhouette (Fig. 3ia). L'autre, de b colleciîon ^ (Fig. 3ii)'. est d'aspect plus rébarbatif encore: tout se confuad à b rar&ee rugueuse du bronze, qu'on regarde la reninie de dire oy de dos, Pi, pIrit'M que de «'arrêtera cette inTurme ébauclie, il vaut mieux décrire
avei; soin la cuiiciisu statuette qui est passée au Musée de Madrid lef,'s de D. Kuloyio Saavcdra (PI. 111, on haut, ù gauclie)-. Son costi
I. Rp--islade Ai-tltivoa, 190u.pL VI. ifii, p, t3â. liaul«uri)™.o53. Provenance, Linarca {J»in), Cf. P, Parii, art. cilé. p. aog 3:0, fig. ij. Reniarijiiar le large |ili de aljle grec arcliaïciue que hil l'ijdiarpe au devant île la taitk.
u. N° iS538. llaulGur o«Mi9, Publiée psr P. Pari», ai-l. eilé, p. ao8. Sg. 3, J'ai élé surpris de ii'trourer lur un panneau
eboU
ulplé d'une armoire de la caUiéilf«l« de Tolède uue figure dont la EÎlliouellc rappelle exactement les Rgurinea ibériques ea question. C'est une femme debout sur une l£Ui d'ange ; ses jambcssout serrées dans une jupe on fornio de gaine ; ses bras sont éc<rt6sdu corps, el les mains, relevée!, à droite et ï gauclic depiii* le coude, soutiennent dcui grands oiseaui. Sur la lato est pose un voile formant espuctiun.
LES FIGUtllNES DE BtlONZE I g5
surtout, est indiqué avec une précision très heureuse, car il peut servir à expliquer certains détails difficiles à comprendre du costume de quelques statues du Cerro de los Santos et même de la Dame d'Elche. En effet, la petite femme nous apparaît avec son voile accroché au sommet de sa tiare pointue, mais s*étalant ensuite derrière ses épaules et son dos au lieu de les envelopper. On peut ainsi analyser très nettement les pièces du vêtement principal. Il se compose d'une longue chemise ou jupe tombant jusqu'aux pieds sur lesquels elle s'étale en rebord de cloche, et d'un camail croisé en travers de la poitrine, qui enveloppe les épaules et les bras jusqu'aux coudes ; c'est en somme la tunique virile des statuettes correspondantes, mais prolongée jusqu'aux pieds. Le voile, qui offre comme un fond sur lequel se détache le corps, avec ses deux pointes qui tombent à droite et à gauche, donne à la figurine la silhouette d'une flèche. Les traits du visage sont médiocrement modelés, et les petits yeux ronds, que figure une petite boulette, lui donnent une expression vive très étrange. La tiare tombe très bas sur le front, et l'on voit à droite et à gauche, au-dessous des oreilles, deux gros disques, dont la présence n'a rien maintenant qui doive nous étonner.
Le voile-manteau de cette prêtresse est très court; il peut, à Toccasion, s'allonger et prendre beaucoup d'ampleur, comme le montre encore un bronze de M. Vives (PI. III, en haut, à droite)', dont le mérite d'ailleurs est surtout de nous faire connaître ce détail et de nous montrer à gauche du visage un disque couvrft-orcille de dimensions démesurées — celui de droite a été brisé, (^'est une exagération vraiment caricaturale du magnifique ornement de laDamed'Elche. La figurine est très endommagée, très oxydée, et elle n'avait que peu de valeur artistique ; on la dirait sortie d'un moule extrêmement usé. Cependant elle a quelque vie et la silhouette en est pittoresque.
Je rattache a celle série, à cause du geste des mains, un bronze du Musée de Madrid (PI. II, n" 3)^ dont le costume est tout différent.
qui retombe sur le dos cl sur les côtés avec avec un peu de patine verte. Provenance,
Taspect d'ailes repliées (Mai Junglitendel, Die Castellar de Santistcban (Jaén).
Baukunst Spaniens, pi. ia5). a. N"» a06a. Ancien fonds de la Bibliotliè-
I. Revista de Archivas, 1900, pi. V, que Nationale. qo aa, p. i56. Hauteur o*^,o04. Bronze rouge
tg6 LES FIGCHINËS DE BHDNZE
Il ne comprend qu'une longue robe sans plis, d'où sortent les pieds pointus, et une sorte de cagoule qui laisse tout le visage à découvert et tombe en rectangle jusqu'à la taille, en laissant les épaules et les bras libres ; on dirait une courte chasuble*.
En Grèce, et en général en Orient, dans les ruines d'un très grand nombre de sanctuaires, parmi les menus bronzes représentant des divinités ou de simples mortels qui constituaient la masse des ex-voto et comme leur monnaie courante, se trouvaientmélées en quantité les images d'animaux. C'est que l'animal a sa place familière auprès des dieux, ou que les prêtres et les dévots le leur sacrifient comme victime. La religion des Ibères n'a pas échappé à cette loi, et il est facile, rien que dans les collections du Musée de Madrid et de M. A. Vives, de constituer d'importantes séries de figurines qui sont des taureaux, des chevaux, des sangliers, d'autres bêtes encore, sauvages ou domestiques.
L'étude que j'ai faite, au chapitre de la sculpture, des monstres de pierre comme les Toros de Guisando, la Vicha de Balazote, ou des têtes de Gostig fait assez prévoir que le taureau est le plus souvent représenté. J'en ai réuni (PI. V, n° 2, et do la figure 3i2 à la figure 326)* seize
I. Le chanoine Lozano ^Histoire de Jti' milla) a donné deux images de femmes drapées étroitement (pi. IIII, n»" iv cl xi) provenant toutes deux de Monteagudo, qui se distinguent parce que leur tête est nue, avec de grands cheveux tombant à droite et à gauche du visage, et serrés seulement sur le front par un mince bandeau. Une troisième, de Murcic, est bien plus curieuse; clic a une haute tiare à double étage, semblable à la tiare pontificale. La femme porte un grand manteau à manches, en forme de sac, tombant jusqu'aux chevilles, et une sorte d*écharpe en bandouUière. Les deux bras tombent simplement, et les deux mains, qui semblent brisées, se rapprochaient sur le ventre. La perte de cette figurine est fort regrettable, comme la perte de presque toutes celles qu'a vues et des-
/sinces l'historien de Jumilla. J'en ai déjà dit un mot plus haut, p. 191, note 3.
a. PI. V. Collection Vives, Bevista de Archivost i900,*pl. VIII, n" 45. Hauteur o™, 0^9. Provenance inconnue.
Fig. 3i2. Ibid.yp[. VIII, no 46. Hauteur o™,o33. Provient de Séville.
Fig. 3i3. Musée de Madrid, n» 7744 (Ccrro de los Santos).
Fig. 3i4. /bid., n® 774a (Cerro de los Santos).
Fig. 3i5. /ùid., n» 3617 (Cerro de los Santos).
Fig, 3 16. Ihid., n» 7743 (Cerro de lo« Santos, lîevista de Archivos^ V, pi. III, no 9).
Fig. 317. /hid., n" 8018. Je ne connais pas la provenance.
LES FIGURINES DE BROKZE I97
Spécimens divers, tous de types différents. Il serait fastidieux de les décrire l'un après l'autre ; je remarque seulement qu'à côté du taureau
Fio. 3n-3i8. - Pelili Uureiu» ibériques en brome. (l'ro.cnBncc» diicrsci.)
debout, se trouve le taureau couché ;
à côté de l'animal figuré tout entier,
Fig. 3i8. /bid., n'•^^U (Cerro de lot Sintos).
Fig. 319. Ibid.. n- -p!,o (tlcrro da loi S>nlo>)'
Fig. 3aa. Collcclion Vives. RfiUta de Arckiw. 1900. p. i6î. pi. VIfl, n" 47.
On peut voir d'autres tèlcs du même genre, mil» dVitro tïi>e, l. i, fig. llS, ll5.
Fig. 3ii. Ibid.. W gfioi. C'e.1 une louËre *janl doux foii l'inieription auivanlc : Mb^r^r^lS. M. Hûbner, quil-apu-
Hauteur o'o.odâ. Provionl de l'aloDcia. 11 faut bliâ« {Monumenta lingu* ibericK, f. i-]\.
LES FIGURINES DE BRONZE
ranimai réduit à une sorte de torse (Fig. 3 19), on a la tête seule, vue de face (Fig. Sac, 333), ou de profil (Fig. 333). Mais le numéro 317 a sur-
Fic SiQ-SaS. — Petits taureaux de bronze. (Provenances diverses).
tout de la valeur, car il est un nouvel exemple de l'emprunt, fait par
n^ XL), dit : « De antiquitate ne dubitcs. Aut tessera hospitalis est, aut massa metalli pro mooela inscrvicns. j> Le mot ibérique se lit seqpriris ; il se retrouve sur les monnaies de Segobriga sous la forme seqprices. Donc la provenance doit être Segobriga.
Fig. 3aa. Musée de Madrid, n<> i8o38 (Collection Gastcllanos). Noter la boule entre les cornes, sur le front.
Fig. 3a3. Jbid.j n« i8o4o. Ancienne collection Castellanos. C'est un petit couvert de vase.
Fig. 3a 4. Collection Castellanos. Couvert de vase.
Fig. 3a 5. Collection Vives, Hevista de Archix'os, 1900, p. 161, pi. VII, n» 44. De même que les précédents, cet objet n*cst pas un ex-voto, mais un petit couvert de vase, comme l'indiquent la forme ronde de la base et le trou postérieur, où passait une charnière.
Hauteur o'",or)4. Provient de Séville.
Fig. 33o. Musée de Madrid, n*» 7739. Provient du Ccrro de los Santos (^Revista de Archivos, V, pi. III, no 8).
LES FIGURINES DE BRONZE
Tart ibère à Tart de TOrient et de la Grèce, de celle atlilude des qualre pâlies repliées sous le venlre. Ce laureau a été trouvé au Ccrro de los Santos, d'où proviennent aussi la plupart des taureaux que je reproduis \
C'est le lieu de parler, à propos de cet objet, d'un fort important monument conservé au Musée de Santa-Agueda, à Barcelone, et que j'ai pu photographier et étudier à mon aise, grâce à la complaisance du savant conservateur de ce Musée, M. Elias de Molins. Ce n'est pas un ex-voto, mais une pièce d'applique ornementale ; en somme, il importe peu. Il s'agit d'un taureau accroupi, large de 9 centimètres, haut de 7 depuis la pointe de cornes jusqu'aux sabots ; le bronze est joliment patiné en vert. La tête seule est en ronde bosse; tout le corps est estumpé ; un tenon placé au centre de la cavité formée p:ir le ventre servait a fixer l'objet. La tête est tournée de face, tandis que le corps se présente de flanc. Les deux jambes, du coté du spectateur, sont repliées sou? son corps, et les deux sabots se rejoignent. L'autre patte de devant est repliée de telle façon que le sabot poserait à plat sur le sol, si le sol était figuré. L'autre patte de derrière ne parait pas : mais, sous le genou de celle qui est modelée, on voit une sorte de tige verticale à la surface de laquelle sont creusées des stries en spirale, comme celles d'une corde. C'est la queue de l'animal, bien que Ton ait quelque peine à la reconnaître, car on en voit mal la naissance, et elle passe derrière le genou plié qui en cache une partie. L'œil gauche est creux, mais la cavité de TcimI droit est remplie d'une matière qui m'a paru être la tète d'un petit clou de métal. Il faut remarquer les quatre lignes burinées sur la croupe et le ventre ; elles indiquent, semble-t-il, les plis des articulations; les deux séries de petits traits parallèles qui les accompagnent sont destinées à marquer le
I. Je n'ai pas besoin de rappeler l'importance mythologique cl artistique des lètcs de taureaux de Gostig. Mais en Espagne mémo, sans parler des Toros de Guirando et autres monstres analogues, les grandes statues représentant des taureaux n'étaient pas rares. On cite en particulier un monument d'Ahedes (paroisse de Santa Maria de Abedes, (Kirtido judicial do Vérin, province d'Orense), décou-
vert en i58(), où se trouvait sur une colonne «le marbre un taureau de bronze (Oan- Bermudez, Sumario etc., p. aHi; cf. .Murpuia, f/istoria de (ialicia.l. II, p. iiT)). Lu |>erte do ce bronze est des plus fâcheuse», et l'on en (>eut dire autant de « una cxcel(*nt<i ca)K>za do bronce de un bccerro que se derittio para fundir una cam|)ana » à Talavora de la Ueina ((jcan-Bermûdez, p. ii'i).
LES FIGURINES DE BRONZB
froncement de la peau ou, ce qui esl plu8 probable encore, les poils, car des traits du môme genre se retrouvent sur le front, entre les cornes et
Frr.. 3a0. — Piice d'apjiljquo ibérique
(Musfo provinciil de Barcolono.)
au-dessus des yeux. 11 ne faut pas songer à y voir la queue retournée et passée en sautoir (Fig, SaG) '.