‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 5)Chapitre 47 sur 89 · SOI · texte numérisé non relu

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Tout cela forme un ensemble fort laid et d'exécution plus que maladroite ; mais il n'est pas sans prix de constater que Tinfluence étrangère, en particulier orientale, s'est exercée aussi bien sur l'industrie décorative que sur l'art lui-même, et que les artisans comme les artistes ont emprunté des thèmes à leurs confrères d'outre-Médilerranée.

Fie 337-335. — Petits chevaux ib^ri'Hics en bronz'î. (Collections divcrsos )

Après le taureau, le cheval a la préférence des bronziers ibères. Dans les deux collections où je puise principalement, j'en ai réuni neuf exem-

LES FIGURINES DE BRONZE

plaires ; un dixième appartient à M. Canovas, de Lorca (Fig. 337-338) '. Quelquefois l'animal est très facile à reconnaître ; il représente assez lîdè-

Fir., 33(1-338, — Pctiischc

lement la nature, sans qu'aucune de ces figurines ait pourtant de valeur

(. Kig. 3ï7. Colleclicm Vives. flms(a de Àrchivon. 1900, p. 160, pi. Vlll. n" W- \:

[■■".oil. l'rovieni du LUno de U Consollicion.

Kig. 3a8.Mus^de Madrid, n" 1718! (Don de M. .\ntonio Vives).

Fig. Sag. Coliedion Vives. Hevista de Aithivos, 1900, p. ifio, pi. IV, n' (3. L.

o^.oia. Provenanec inconnue.

Kig. 33». Miis^ de Madrid, n'> 373g. Co|.

Icclion Miro.

Fig. 33i. Ibid.. n" 35lo. Cerro de los

Fig. 333. Ibid., n" 3o58. Collection Miro.

Fig. 33^. Colloclion do M. le P'' Cânovai

Fig. 330. Mu»^c do Madrid, Collection Salamtnca.

Fig. 337. Ibid i8.iâo- Legs Sasvcdra.

Fig. 338. lÀilIcclion Vives, Itevisia de Archivof, ii|i>o. p. i6<>, pi. Vil, n° .^1. l.orig. o"',o.îH. Prolient du Grenade. C'esl pcul-ètre un fîigmenl de fibule.

J'ai oncoie iiot£ au Musée provincial do

Grenade un petit taureau «ans intérêt, longds

o"'.(>j, trouvé au Corlijo de Toiar (linallAt),

176(1. Il jr a aiiul un tout petit cbeial.

M. J. Coula {Esludios ihéricos, p. iKxrii) signale comme tramée dam la mine de Santo Domingo de Mcrtola « une petite figurine de bronze, liaute de ta centimètre!, reprNentanl un cheval caparaçonné, et peut-être attelé k une charrette ». 11 aemble I ceui qui l'ont examiné de fabrique espagnole certaine (pour la |iremii'ro fois A. G. Borges do Figuorredo en a parle dans la Revîsla arckeolôgica de Lisbonne. 188g, p. 1 13- 1 ij. avec ftc-iimilo). Le même auteur a ooté des repréwn talion* de clioiBUi sur un bas-relief trouve dans une mine arilique de U Sierra de Carlbagtne (Bo- Iclla, Dfscriptio gcolôgico-minera de las /irofiiici/is de Miirc'ia y Albarete, Murcia. iHm, t. Wll). Je n'ai pu me procurer k Madrid ces divers ouvrages. La Bibliothèque Nationale ctt très (laiivre on ouvrages relatifs h rarchéologle en général, et en particulier 1 l'ardiéologie espagn<de.

LES FIGURINES DE BRONZE

artistique. Mais souvent il faut beaucoup de bonne volonté pour identifier la plus noble conquête de Thomme, et je n'affirmerai même pas catégoriquement que les figures 336 et 337 représentent des coursiers ; Tun a une tête de chien et l'autre une tête de canard à laquelle on aurait piqué des oreilles. A part cela, je ne constate rien de bien notable, si ce n'est l'exagération très réaliste du sexe du petit cheval n*» 33o.

M. Mélida reconnaît une girafe dans une figurine d'animal à long col et à hautes pattes, et il peut bien avoir raison, (cependant, je suis étonné que l'auteur, s'il a voulu faire une girafe, n'ait pas mieux marqué ce trait caractéristique que l'arricre-train est beaucoup plus bas, chez cet équidé, que le garrot. Ce n'est là peut-être qu'un cheval mal modelé (Fig. 335)*. De même, pour M. Mélida, le petit animal figuré sous le n* 332 est une panthère interprétée d'une manière très fantaisiste. Ici encore, je songe à reconnaître plutôt un cheval, dont la tête serait très grossièrement dessinée ; les pattes et la queue ne me semblent pas bien convenir à une panthère ^

Le sanglier a mieux inspiré nos imagiers. Les trois que j'ai vus au Musée de Madrid (Fig. 3/i i , 3^ia, PI. III) '\ bien que 1res conventionnels, ou plutôt très peu naturels, ont une silhouette assez juste, et l'on sent qu'il serait fâcheux de recevoir un coup de leur boutoir. Lun d'eux (PL III) a sur le dos un appendice étrange ; c est une série de ({uatre anneaux irréguliers, dont je ne comprends pas Tusage ; ils sont peut-être purement décoratifs et nont pas d'autre valeur que les trous du même genre que nous verrons plus lard disposés au-dessus du dos de quelques animaux montés en fibules. Ce sanglier, par Taspect général et la lour-

I. Collection Vives, Bes'ista de ArchU'os^ 1900. p. 160. pi. VIII, M» 38. Hauteur o'",o8i. Patioe noire, l^rovcnanco inconnue.

a. tbid.t p. i6i, pi. IV, n" /iS. Hauteur o*",o5o. Provenance inconnue, (^e n'est pas un ex-voto, mais un ornement (Kapplique, comme Tindiquo la plinthe rabattue par derrière à angle droit.

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