MUSÉE ARCHÉOLOGIQUE DE MADRID
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SI les Ibères ne seniblcnl avoir eu qu'une habileté médiocre à fondre et à couler le métal en ce qui concerne Tari spécial de la statuette, on constate du moins, avec un certain étonnement, et non sans plaisir, qu'il n'en est pas de m(}me en ce qui concerne d'autres industries du métal, en particulier rindustrie des bijoux et celle des armes.
Les monuments de la première classe ne laissent pas (jue d'être assez rares, et cela se comprend sans peine, car l'avidité des fouilleurs clandestins se porte surtout sin* les matières précieuses. Tel qui, en ouvrant un tombeau, brisera en morceaux une urne magnifiquement décorée, et laissera les débris lamentablement abandonnés à tous les vents, tamisera poignée à poignée la terre où sont mélangés les ossements pour recueillir un humble anneau tout uni d'or ou d'argent. Que de joyaux d'un prix inestimable s'en sont allés et s'en vont tous les jours dans la boite de Torfèvre ambulant, ou sont passés dans les musées et les collections particulières sans garderie moindre souvenir de leur lieu d'origine, et sont ainsi perdus sans retour pour la science ! Aussi ne faut-il pas s'étonner que ce chapitre de notre Essai soit court et rapidement écrit. Les matériaux en sont depuis longtemps perdus ou dispersés, c'est a peine si au Musée archéologique de IVIadrid subsistent quelques colliers ou bracelets d'or et d'argent.
Nous n'ignorons pas, cependant, que les Ibères, les hommes aussi