CLXXVII. no a (Tarraco
89 'io. On me pardonnera de leur donner ce nom « au jinete » quoique Ton n*y voie qu'une fois un cavalier.
4. Collection Vives, n»» 3() et 4a (PI. VIII). Il semble résulter très logiquement do la provenance de toutes ces fibules que la grande fibule de cette collection a aussi été fabriquée, sinon trouvée, à Palencia. C'est co que propose du reste d'admettre M. Mélida.
370 LES BIJOUX, LES AnMES
Trois seulement (PI. V, n* i, Fig. 4o4, io5) semblent poser le museau sur un objet qui doit ôtre identique à latèlehumaine de la grande fibule Vives, mais que l'oxydalion a rendu indistinct; trois (Fig. 4o3, ^06,
Fie. !t03-io8. — Flbulei de bronio do provenance! dite
4o8) voient cel accessoire remplacé par une simple tige qui va de la bouche aux pieds de devant ; ciilin, le cheval de la figure ^07 ouvre la bouche, suivant l'hahitudc des figurines qui représentent cet animal, mais il n'y a rien au-dessous de sa ti^te. Du reste, le style de ces petits objets est fort variable, de m^mc que la facture ; le cheval peut ôtre plus
OU moins allongé et mince, plus ou moins court et massif, avoir un peu plus d'élégance; mais jamais on ne peut louer la moindre velléité d'observation juste, le moindre effort pour copier la nature ; la convention, et non la meilleure, règne en maîtresse*. Plusieurs autres, fibules zoomorphiques, comme on les appelle, c'est-à-dire dont l'arc affecte la forme d'animaux, n'ont même plus l'originalité du sujet ; et les bêles qu'elles représentent sont aussi mal façonnées que les chevaux de tout à l'heure.
J'ai noté trois oiseaux qu'il est bien difficile d'identifier (Fig. 343, 345, PI. V, n° 4)^ une grenouille, réduite à une sorte de figure géométrique, avec deux petites boules simulant les yeux, et des cercles concentriques gravés sur tout le corps et les pattes (PI. V, n° 7)\ et un taureau (Fig. 409) ^ Tous ces bijoux proviennent de Palencia. Le dernier est d'un style plus lourd et plus rude. Par analogie avec les chevaux de tout à l'heure, ce taureau a la tête posée sur un objet indistinct, qui rappelle sans doute la tête des précédentes fibules.
M. Vives possède aussi une fibule dont l'arc a un vague aspect de.quadrupède ; seulement le cou de l'animal se relève en figurant un phallus au bout duquel est passé un anneau (PI. V, n** 8)^ ^ais je préfère attirer l'attention sur un groupe de cinq autres fibules, provenant aussi de Palencia, et qui sont fort curieuses ; le caractère phallique en est également très net. L'arc en est formé par l'image, très dénaturée et passablement malaisée à reconnaître, d'un éléphant. C'est la trompe relevée qui figure le phallus. L'imagination de l'artiste s'est donné carrière. Ici,
I. 11 nj a pas d*hésilation possible sur la fabrication iI)criquo do ces fibules. Le sujet, le itjle sont absolument distincts de tout ce que, pour ma part, je connais. Les seuls objets qui ont quelque rapport avec elles sont les boucles de ceinturons découpées à jour où se voient des chevaux mangeant dans une auge (?). Ces fragments sont assez répandus, et on les attribue k Tart des barbares à la chute de TEmpire romain. Il n*j a là, il me semble, qu'une ressemblance fortuite et d'ailleurs lointaine. L'aspect de ces boucles donne une impression tout à fait autre. (Voy. en
particulier Baron de J. de Baye, L'art des Barbares à la chute de l'Empire romain, dans L'Anthropologie, I, p. 388.)
a. Les deux premières fibules ont été jointes à d'autres figures d'animaux dans le chapitre précédent, où j'ai d'ailleurs fait remarquer que c'étaient des fibules. Toutes les trois appartiennent au Musée de Madrid.