‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 5)Chapitre 8 sur 89 · CM · texte numérisé non relu

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Fie. i3. — Fragment» de poteries des Alcores (Carmona).

Alcores, les plateaux de Tablada et de Gandnl, la hauteur de YAlcazary à Carmona, \ Acebnchal, Enfremalo et les grands tumulus à plateforme, tels que ceux d'Alcaudelc, de Parias ci de Vientos^ » (Fig. i3).

1. P. ia.V (Irâce à la complaisance de MM. Bonsor et Leroux, j'ai pu emprunter le cliché de U Gg. i3 à la Hesue archéolo-

gique. VA. Bg. 175 à 180, et peutt'tre fig.

Du roslc celte céramique a été certainement assez répandue dans Tancienne Bélique. Le Musée provincial de Cordoue en possède quelques spécimens trouvés dans la province, les uns à Faente-Tojar ^ et les autres probablement à Almedinilla, car il y a dans les mômes vitrines un assez grand nombre d'objets de cette dernière origine, et M. Arthur Engel a recueilli a Almedinîlla même dimportants débris de grandes jarres qui rentrent très nettement dans la série.

Le Musée archéologique de Madrid possède un vase de Fuente-Tojar, qui ressemble comme forme et comme décor à Tun de ceux du Musée de Cordoue. Deux très beaux spécimens de cette même céramique, un grand cratère à deux anses et une grande urne sans anses en forme de pot de fleurs, que la Marquise de la Corle vient de léguer à TEtat, avec d'autres antiquités de moindre valeur, pourraient bien être de la même provenance '\

Un vase trouvé à Bejijar, province de Jaen, est aussi passé au Musée de Madrid avec la collection Gongora\ et enfin, dans nos récentes fouilles dOsuna, dont les résultats sont encore inédits, M. Arthur Engel et moi avons recueilli une assez grande quantité de débris du môme style.

C'est d'ailleurs à Madrid qu'il faut chercher les exemplaires les plus complets, et quelques-uns des plus intéressants fragments de la céramique que j'étudie. J'ai déjà indiqué, outre ceux de provenance andalouse, ceux qui proviennent d'Elche, et qui ont fait partie de la collection Aureliano Ibarra. Quelques autres ont été groupés avec ceux-là, mais M. Mélida n'a pas pu m'en indiquer la provenance exacte, qui n'est pas inscrite à l'inventaire. Un au moins provient de l'ancien fonds du Musée de la collection de la Bibliothèque ou du Cabinet d'histoire naturelle.

L'Académie de l'Histoire possède une grande et belle urne, de décor très simple, mais admirablement conservée, dont je dois une photographie à l'amitié de D. Antonio \i\es, membre de cette compagnie. Elle a été envoyée de Saragosso (Eig. v\)-

i. N"* i35, 1^0, i38, i3(), 178, i^i, 1*80. nancc iiifliqiiéc est simj»leiTionl la province do

•j. No^ njor)8 cl icj()">y tic 1 inventaire du Cordouo.

Miisi'e arclM''ologique de Madrid. La provc- 3. Collection (j<>ngora, n'^ 85a.

Après le Musée de Madrid, il faut citer celui de Murcie. Les quelques vases de style indigène qui s'y trouvent proviennent pcul-f^tre de Monteagudo, et ont été donnci^ parD. Eulogio Saavcdra. Ce musi'e est l'un drs plus pauvres et des plus aliandonnés de l'Espagne. Je ne connais de plus lamentable que celui de Cuenca. 11 n'y a ni inventaire ni calalogue,

et rarehéologic, dans cette mervoilleuso province, la plus rielie peul-^lre de la Péninsule en antiquités, est dans le plus complet désarroi.

Le Musée de Grenade ne valait guère mieux <|uand je l'ai visité une première fois, in8lallé(?) dans une salleoliscurc de la Casa C.onsislorial: la seconde fois il était transporté dans une belle maison, mais bien en désordre, du moins en ce qui concerne les antiques. J'y ai iiott- deux ou trois petits vases à dessins ibéri(|ues, en parliculter celui qui porte le numéro 5iG. La provenance n'en est pas indiquée.

Le Musée de Valence, sous la direclioii éclaiix'e de D. Lu(s Tramoj'eres Ulasco est bien niicu\ tenu, mais incomplètement installé en ce

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qui concerne la section des antiques. Les inscriptions latines et nombre d'importants fragments d'architecture ou de sculpture sont encore entassés pêle-mêle dans une cour, fort exposés aux intempéries, et difficiles à étudier. La richesse de la collection de tableaux, où se trouvent tant de belles œuvres de la grande école valencianc, fait un peu tort à Tarchéologic. Je n*ai pas vu dans la salle des antiquités de spécimens de poterie ibérique peinte. Mais M. Tramoyeres Blasco m'en a montré quelques débris qui venaient d'être envoyés, en octobre 1899, à l'Académie des Beaux- Arts dont il est le secrétaire ; la provenance indiquée était Ledafia, partido de la Molilln dcl Palancar, dans la province de Cuenca.

Pour retrouver de la céramique indigène décorée, il nous faut maintenant faire un saut brusque, et remonter en Catalogne. Le Musée de Tarragone est surtout riche en céramique romaine. Il y a pourtant quelques fragments ibériques de première valeur. Ils ne sont pas tous inédits. Quelques-uns ont été étudiés en 1899 par M. (î. J. de Guillén-Garcîa, dans un mémoire qui n'est pas passé inconnu en Espagne, et 011 l'auteur veut soutenir cette thèse extraordinaire, que les Ilétéens ont colonisé la Catalogne ', thèse déjà mise en avant par D. Salvador Sanpere y Miquel en 1878^. Les fragments en ((uestionont été trouvés à Tarragone même.

A lîarcelone, le Musée provincial conserve quelques exemplaires. La provenance indiquée est Arles en Provence, et il n'y a pas là une grosse diflîculté, soit que ces vases aient été importés en Gaule par Marseille, soit que les Ligures aient eu des fabriques analogues à celles de leurs proches parents de la Péninsule. Mais on peut néanmoins conserver quelques doutes sur Texactitude des renseignements. Au Musée historique municipal il y a aussi un petit vase de la même série, et de nombreux fragments, trouvés, à ce qu'il semble, à Ampurias.

C'est aussi d'Ampurias que proviennent quelques débris rassemblés au

1. (i.-J. do Giiilli^nCiarcîa, Les Hétéens a, 3, !\\ ils portent au Musée les numéros

ont-ils colonisé la Catalogne? Acropole 3067, 25G5 et 2563. Voy. nos fig. *^*» *^^»

cyclopécnne de Tarragone (Extrait des 192.

Comptes rendus du IV^ Congrès scient i- 2. D. Salvador Sanpere y Miquel» Origens

fif/ue international icnu h Fri bourg (Suisse) y fonts de la naciô catalana^ Barcelone,

en août 1897 (Fribourg, 1899). Trois des 1878. fragments en question sont dessinés aux fig.

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