‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 5)Chapitre 7 sur 89 · I. Ces deux gobelet», que j'ai vus, sont faux · texte numérisé non relu

I. Ces deux gobelet», que j'ai vus, sont faux

a. A. Engel, art. cité, p. 222 (p. 21 du tirage à part).

de sparte qu'llasdruhal avait préparé pour sa llolle, en l'an 536 de la fondation de Home, (juand elle a{)partcnait a la région des Bastitans. 11 Y a encore quelques restes de l'antique cité '. » Je ne suis pas allé jusqu'à Guardamar, on Ton m'a alFirmé qu'il n'y a pas de restes antiques ; mais sur le bord de la Sèii;re, non loin de son embouchure, j'ai visité (Jabeza LucerOy sorte de haut plateau rocheux faisant suite à une chahie de (]erros élevés qui s'avance en contrefort jusqu'au fleuve. La surface et les flancs du plateau ne sont qu'un vaste monte lestacrin. Aracil y a fait, jadis, un essai de fouilles ; il a percé deux profondes tranchées en croix, et les parois des tranchées ne montrent, comme h l'Alberca et a Monleagudo, qu'un énorme amas de tessons. Aracil m'a dit ne pas y avoir trouvé de vases complets. Les débris appartiennent à toutes les catégories que j'ai signalées jusqu'à présent: les fragments grecs et les fragments sagontins, ceux-ci plus rares, se mêlent aux fragments de style indigène, dont j'ai réuni une assez grande collection.

Pour visiter ce (]erro, il faut aller par le chemin de fer de Albatera- Catral à Torrevieja (embranchement de la ligne de Murcie à Alicante), jusqu'à la situation de Rojales-Benijofar, et du village de Hojales, assez éloigné de la station, vers l'Est, gagner la (^isa PaUares et les bords de la Sègre). Je ne crois pas que des fouilles donnent plus de résultat que n'en a obtenu Aracil : il faudrait pouvoir retrouver la nécropole, comme à Redoban ou à Monteagudo, mais je n'ai pu obtenir aucun renseignement à ce sujet ^

Elcuf.

En continuant la route de Murcie à Orihuela, avant d'atteindre Ali-

I. Coaii-Bennudez, SumnriOy j). 8a. Ces sépultures doivent être préhistoriques, ci

'». Sur le clicniin de Rojalos à la Casa dans tous los cas rcni[)Iarcinciil do celte nccro-

Paiiures, ù droite, on m'a montre toute une pôle est trop éloigné de la (^abeza Luccro {)Our

série de tombeaux taillés dans la roche tendre (ju'on puisse la rapporter à ce Cerro. 11 y a

et forl curieux. J'en ai même ouvcri un qui des tombeaux analo^rues à (Isuna, au bord de

était in\iolé. Ce sont des fosses longues et la veroda de Crenade, dans la région des

très étroites, où le mort était étendu sur le troltes funéraires, côté. On ne trouva aucun objet avec le cadavre.

LA CÉRAMIQUE qS

cante, on s arrête à Elche. La loma de FAlcudia, rancîenne lUci, a déjà livré des quantités de vases de toutes époques et de toutes fabriques, indigènes, grecs, romains, en particulier sagontins : elle renferme certainement encore de véritables trésors céramiques. Il est passé au Musée de Madrid, avec la collection de feu 1). Aureliano Ibarra, des vases complets et des fragments de premier ordre.

I). Pedro Ibarra en possède encore de fort intéressants dans son artistisque maison d'Elclie, et la moindre promonade dans les baciendas du D' (lampello et de ses voisins permet de faire une ample moisson de débris de toute espèce. Je ne veux ici que noter l'importance d'Elcbe, où nous verrons que Tinduslrie semble avoir, comme l'art, fleuri avec plus d'éclat que partout ailleurs, et dont la céramique, comme Tarchitecture et comme la sculpture, se dislingue par une ricbesse et un goût tout à fait rares. Le Musée du Louvre, comme le Musée de Madrid, possède nombre de tessons qui représentent tous les types les plus intéressants et les plus originaux de la série ilicilane.

Le Ceuho de la Puebla.

Revenons sur nos pas et dirigeons-nous vers le Sud-Ouest de Murcie. Sur le bord de la route qui conduit de celte ville à (4aravaca, avant d'arriver aux bains de Mula, à gauclie, au lieu dit la Puebla, se dresse un Cerro assez liant, en forme de cône tronqué et dont la silbouette générale rappelle de fort près celle de l'Amarejo. La plate-forme du sommet est vaste et irrégulière. Il y reste une porte et des pans de murs, sans doute arabes, dont l'un se lève comme un mât, des casemates, des citernes voûtées, sur le flanc nord. Cet ensemble s'appelle le Castillo de la Paebla, A partir de mi-bauteur a peu près, la céramique est assez dense, mais pas autant toutefois (|u'à l'Albcrca de Murcie et à Monteagudo. Sur le côté Sud, il y en a fort peu : la pente est d'ailleurs plus abrupte. Toutes les classes babituelles y sont représentiîes, depuis la poterie à la main, noire, rouge, ou grise, avec des grains de sable et de mica, jusqu'au barro safjarttino. Ce qui domine c'est une sorte de poterie rouge à surface peu polie et peu brillante, qui provient probablement

2/| LA CI?HAMinUE

d'une industrie locale ; il y a aussi, quoiqu'en petit nombre, des tessons à décor de style géométrique.

Je regrelle de ne pouvoir même proposer une hypothèse au sujet du

nom antique de cette imporlanlc station ; les documents me font absolument défaut, et je ne crois pas que ce Cerro ait été Jamais signalé ' (Fig. ,o).

Loue A.

Lorca, grande et populeuse cité voisine de Murcie, à l'Ouest, et qui

I. Il ne faut pas coofondro le Ccrro de U Puebla avec le Ceiro qui e'appclnil au xvii° ■iècle Cabeso de la Maela, et qui s'ap^ielait en 1879 Cabecieo de Hotnas (de las ruinas) lequel se trouve ï a 670 mèlre» au S.E. do Cehegfn. C'esl lï que se trouiait l'ancienne Bcgaslri. siège d'une pctile conrédération (ïOj. Deilania y sa càledra episcopal de Be sa si ri, par D. Aareliano Fernande:-

Ouerro. Madrid, Fortanel, 1879, broch. in-S" de 53 p.). J'ai visite en septembre 1899 le) ruines de Brgastri. que l'on m'a di-aignées à Bullas. petite >illc voisine, h ml-dicmin entre Mula et Cchegin, lous le nom de I.oma de los Caiitos. CosI une pclile colline peu élevée aU' df^ut d'une plaine- fertile, sur la rive droite du Rio Quipar ; je n'vni pas Iroiivii depotorie ihdriquc, du moins de celle dont jo m'occupe ici.

rivalise d'importance avec elle, est couronnée par un des plus superbes castillosde cette région fortunée. C'était l'antique Eliocroca, Les Romains y ont laissé leur trace, et aussi les Ibères. D. Luis (iabaldon et moi avons ramassé plus d'une fois dans renccinte el sur les flancs de Tacropole des tessons à décor géométrique. Mais la population de Lorca a toujours été si dense, et l'acropole a si bien conservé son caractère de forteresse dans la succession des siècles, que les souvenirs des civilisations superposées se sont régulièrement anéantis ou ne subsistent qu'à l'état de débris infimes. Hien de complet ne s'est conservé, que je saclie, de l'époque purement ibérique (Fig. ii).

COTO FoRTUNA, OU CoTO MiNERO, PRKS DE MaZZARON.

A une lieure et demie à l'Ouest de Mazzaron (province de Murcie) les ingénieurs qui ont repris l'exploitation des mines antiques dans la montagne appelée (loto minero, ou Coto Fortuna, en particulier M. Axel Bœth, ont recueilli les antiquités qu'ils ont trouvées en assez grand nombre soit dans les galeries anciennes, soit dans les ruines de la ville qui s'était élargie et dispersée autour des puits. La collection de M. Axel Bœtli a été vendue par sa veuve à l'étranger. La maison qu'il habitait tombe en ruines ; on y a abandonné une grande amphore romaine, dont les deux anses portaient les marques vehujani et astor', d'autres amphores romaines cl jarres de diflerenles dimensions, un couffin en sparterie comme on en conserve au Musée de Murcie, a Carthagcne et ailleurs, des briques et tuiles romaines, les débris d'une grande statue antique en plâtre. Dans les jardins se voit encore un bassin curieux qui servait aux mineurs au lavage du minerai, et que l'on a fait restaurer avec précision. En parcourant la montagne jusqu'au sommet, j'ai relevé les ruines de petites maisons formées de pièces carrées et étroites, avec de beaux seuils en pierre, et des parquets en ciment; des degrés en demi-cercle paraissant des assises de gradins, et en avant une

I. Ch. Dubois, Inscriptions latines d /îspagne, dans Bulletin hispanique^ 1901, p. 2i5,

sorte (le plate-forme, le tout donnant Tidce d'un théâtre très petit. Tout au sommet, sur uneesplanade, est une espèce de large citerne où débouche la cheminée d'aérago de quelque puits antique.

Partout, et surtout à mesure qu'on s\'lève vers la cime, les tessons de poteries sont très nombreux, et d'espèces très variées ; je n'ai rien recueiin de grec, mais du harro sarjuntino et surtout des débris indigènes, décorés gé()mélri(|uemenl. (les derniers proviennent à mon sens phitot d'une importation étrangère que d'une fabrique locale, car tout send)Ie indiquer que l'exploitation des mines et l'établissement auquel elle a donné naissance datent d'une époque récente.

VlLLARICOS (BaRI\).

J'ai déjà eu l'occasion de parler du misérable hameau de Villaricos, situé à très courte dislance au Nord de Tembouchure du Rio Almanzora, et qui, avec La Garrucha, sert de port à la plupart des mines de la Sierra de Almagrera. Il eut il y a quelques années une vie intense, alors que les usines établies pour traiter les minerais des puits voisins étaient en activité. Aujourd'hui ces usines ne sont plus qu'un amas de hideuses ruines où des machines mortes tordent leurs bras rouilles et disloqués. La vie s'est retirée à quelques kilomètres à 1 intérieur, à llerrerias de Vera. Mais le temps assez court où l'industrie était là florissante a sulTi au ravage lamentable d'un des plus beaux champs de fouilles de TEspagne.

Villaricos occupe l'emplacement de l'antique Baria, et cette ville, assez connue à l'époque romaine, avait une précieuse nécropole gréco-phénicienne dont il est à craindre qu'il ne reste plus rien. J'ai dit en un autre chapitre que par bonheur M. Louis Siret qui, avant de se fixera Herrerfas, a habité Villaricos, a pu faire quelques fouilles sérieuses et prendre des notes précises, a recueilli un grand nond>re d'objets grecs ou phéniciens qu'il a dessinés avec talent dans un magnifique album. Je puis, d'après ses renseignements, inscrire la nécropole de Baria comme ayant renfermé un grand nombre de vases ibériques. J'en ai d'ailleurs recueilli des débris parmi les tombes éventrées et dans les chambres funéraires. M. I^ouis Siret en possède des spécimens, cl le H. P. F. Pauhno Qui-

aS LA CÉRAMIQUE

rôs, professeur, en 1898, au collège des Dominicains de Guevas de Vera, ville voisine de Villaricos, en a réuni d'autres dans le cabinet de physique de cet établissement * .

Je dois aussi signaler que D. Francisco Canovas Gaveno, ancien professeur à rinstitut de Murcie, qui a formé dans sa belle maison de Lorca construite à la romaine, un riche cabinet d'histoire naturelle et d'antiquités, garde une urne très intéressante de style ibérique trouvée dans la mine Petronilla, àHerrerîas.

Remontant maintenant vers le Nord de Murcie, dans la région du Cerro de los Santos, je rencontre d'abord le Cerro lui-même.

Cerro de LOS Santos.

La céramique du Cerro de los Santos n'a d'intérêt que parce qu'elle prouve la longue existence de ce centre archéologique de premier ordre. On y a recueilli, comme on peut le voir au Musée de Madrid, un assez grand nombre de petits vases communs, de forme et de facture très primitives, que l'on pourrait aussi bien appeler préhistoriques, mêlés à des fragments de barro sagnnlino et de poteries grecques de Tâge classique, mais aussi des tessons du style ibérique qui m'occupe particulièrement ici, et parmi lesquels je distingue une anse formée d'une torsade (n® i4868) et un fragment orné d'un décor géométrique au pinceau (n" 14872).

LlANO de la CONSOLACION.

On se rappelle que le Llano, cette plaine située à côté de Montcalegre, tout près du Cerro de los Santos, se rattache à la célèbre colline par

I. Le R. P. Fr. Pauline Qiiir^s, pasMonnc Au sujet de ridcntificalion de Villaricos

pour les antiquités de sa région, a écrit un avec Baria, voyez le mémoire de Ch. Dubois

intéressant mémoire sous ce titre : I/allaz^os cité plus haut.

de Villaricos, y tuz f/ue arrojansoOre nues- Cean-Bcrmûdez (Sumario, p. 70) dit que

tra geografia hislorica al sudeste del les paysans appelaient couramment Villaricos

litoral del Afedilenàneo (Madrid, Forlanet, Cittdad del (hirbanzo. 1898).

LA CÉRAMIQUE ag

lout son passé archëologi(]ue. Après MM. Pascual Serrano et Engel, j'y ai fait des sondages en août 1S99, dans un champ qui m'avait été signalé comme semé de grosses pierres taillées, et j'ai constaté que la céramique du Llano était parfaitement apparentée à celle de l' Amarejo : on y retrouve les mômes éléments indigènes el grecs, mais rien de romain. J'ai recueilli, comme il était naturel, les spécimens les plus notables, y compris deux petites urnes funéraires entières, mais sans aucun mérite de décoration.

Les RR. PP. Escolapios, dans le petit musée de leur collège d'Yecla (Fig. la), possèdent un vase entier, de style indigène, trouvé, dit-on, à Monlealegre. Par ce mot de Montealegrc, il faut enlendrc sans doute soit le Gcrro de los Sanlos, soit plutôt le Llano de la (^onsolaciôn.

La mata de la E^trella.

A gauche de la station de Bonete, en se dirigeant au Nord-Ouest vers

3o LA CERAMIQUE

le village d'IIigueruela, on arrive aux premières portes de la Sierra de Carcelén. Lorsqu'on a atteint l'importante exploitation agricole de la Casa de Aparicio, si Ton incline sa roule vers TEst et si Ton dépasse le ravin que dominent plusieurs petites fermes, entre autres celles de la Mala de la Estrella, on arrive dans des champs où la céramique est très fréquente*. C'est que les ouvriers chargés de défoncer le terrain pour y planter de la vigne y ont maintes fois brisé du choc de leurs pioches des urnes funéraires dont le sol était semé. C'était l'emplacement d'une assez vaste nécropole k incinération. On plaçait simplement les vases renfermant les cendres dans la terre, à peu de profondeur. J'ai fait faire quelques sondages, pour essayer de trouver des urnes intactes, mais je n'ai pas réussi. Partout beaucoup de tessons, d'os, de cendres noires et des charbons mélangés à la terre, quelques débris de verre et de fer. Les tessons appartiennent à toutes les époques et à tous les styles ; mais le barro saguntino y est fort rare ; il y a d'assez nombreux fragments décorés de lignes géométriques, mais beaucoup plus fréquente est la poterie grossière et primitive '\ J'ai remporté de mes deux visites à ces lieux l'impression d'une nécropole très ancienne et depuis très longtemps dévastée.

Quant à ville à laquelle appartenait ce cimetière, l'emplacement en est nettement marqué sur les premières assises de la montagne, mais sauf une sorte de chambranle de porte où bute un mur, je n'ai remarqué aucune pierre travaillée, ni aucune ruine de construction. Ce devait être une pauvre bourgade sans édifices.

COIMBRA.

Quand on a parcouru la jolie petite ville de Jumilla, à deux heures de voiture à Vest de Yecla, et les ruines audacieuses de son caslillo, il est rare qu'on ne soit pas sollicité à visiter le couvent de Santa Anna, perdu dans un repli des montagnes qui barrent Thorizon à quelques kilomètres

1. (Tcsl k la Mata «k* la Eslrella qu'on a i. Tt-rre noire cnlrciiiùlce tic grains de

(lécouvcrl un corps <le s|>liinx accroupi dont mica.

j*ai parlé plus haut, t. 1, p. 128.

LA CÉRAMIQUE 3l

au Sud. Le vieux monaslère, enfoui dans sa verdure — la verdure est rare dans celte région — vaut la peine qu'on affronle les cahots de la route, et l'eau de ses sources est d'une fraîcheur réconforlante. Mais si Ton veut jouir d'un spectacle admirable, tout à la fois sauvage et grandiose, il faut escalader la Sierra, et par des chemins de chèvres, gagner les vieilles ruines connues sous le nom de Coimbra, dont j'ai déjà parlé et donné quelques vues au chapitre de rarchitecture '.

Le chanoine Lozano, historien de Jumilla ^ signale celte acropole et y reconnaît remplacement d'une ville ibérique ; il y a remarqué des fragmenis de barro sa(/iintino. Plus récemment, en 1891, M. Vilanova a reconnu l'importance de cette station, et en a donné une notice rapide à propos de trouvailles d'objets 1res anciens à Jumilla ; il nous apprend que la plate-forme, ce que les Espagnols appellent la tncsa ou mesita, porte le nom de (lerrajo de la huUrera (endroit pour la chasse aux vautours), et manifeste l'intention d'v faire des fouilles. 11 s'en est tenu à Tintenlion ^. Sans vouloir décrire le site à mon tour, ni faire valoir le merveilleux spectacle qui s'étend à perte de vue du haut de la pointe vertigineuse du rocher coupé à pic, je me contenterai de dire que la ville est certainement une des plus antiques de la région, aussi primitive que Meca ou que ces Castillares de Carcelén que j'ai eu l'occasion de reconnaître le premier, je crois, parmi les archéologues étrangers a l'Espagne ^

La céramique, qui m'occupe ici, se compose :

i** D'une poterie très grossière, faite à la main, noirâtre, renfermant beaucoup de petits cailloux, épaisse d'un centimètre ;

2* D'une poterie jaune, faite au tour, plus fine et moins dure ;

3" D'une poterie gris-jaune ; quelques fragments sont ornés de raies rougeAtres.

Moins heureux que Lozano, je n'ai pas trouvé de harro saguntino, et j'incline mi^me un peu à croire que le bon chanoine s'est trompé. Coimbra, a mon avis, a cessé d'être habité avant répo(jue romaine.

1. Tome I*'»", p. 4. 'îg« î*. 3, /|. Albano Martiriez Molinc.

2. D. Juan I^ozano, caiionigo de la Santa 3. linletin de la Academia de la Uisto- Iglesia de Gartagena, I/isloria de Jumilla» rin, 1H91. t. 1\, [> jo.

continuada hasta nuestras dias por varios !\. Voy. t. I. p. i et s.

Jumilianos, t. I, 1895, avec un prologue de

32 LA CÉHAMIQUE

Voilà les lieux que j'ai explorés moi-même ; il faut y joindre, pour la région bastitane :

PE5iA8 BLANCAS.

Au couchant de Jumilla ; Cean-Bermùdez rapporte qu'on y a découvert de grandes briques, des tuiles, des tessons et fmgments de vases sagontins, pintados de ramos a la manera de los Etruscos. Il n'est pas douteux que le clianoine fait erreur, et que ces débris étaient ibériques, à décor floral *.

Archena.

C'est une petite station de la ligne de Chinchilla à Murcie, à 27 kilomètres au N.-O. de cette dernière ville. Elle est située au bord de la Segura, et tout près de là se trouvent des eaux thermales appréciées dès l'antiquité. Cean-Bcrmùdez {Sumario, p. /|8) identifie Archena avec une ville romaine d'Argilla, et parle des nombreuses antiquités romaines qui y furent découvertes, en particulier dans les Thermes. Il ne signale pas, au milieu de nombreux objets céramiques, de vases ibériques, mais deux dessins naïfs insérés par le P. Lozano dans son Histoire de Jumilla (PI. IV) suppléent a ce silence. Ce sont une œnochoé à dessin géométrique, et une élégante cruche à col étroit où s'épanouissent sur la panse des rinceaux et peut-être des feuillages.

Mais, pour trouver un centre important, il faut gagner l'Andalousie. Dans le mémoire si plein de faits et d'observations capitales qu'a publié M. G. Bonsor sur ses fouilles de Carmona et des environs ^ mémoire où j'ai déjà fait plus d'un emprunt, l'heureux et habile explorateur dresse le catalogue et publie les images d'un assez grand nombre de fragments ou vases complets, auxquels il donne la désignation de gréco-puniques^, et d'autres qu'il appelle romains *. Tous ces vases ou débris de vases, sem-

1. Ccan-Rcrmiidez, Sumario, p. io/|. Re^ue archéologique j l. XXXV, 1899.

2. (t. Bonsor, Les colonies agricoles pré- 3. P. ia3, fig. lOi à 174; 17^ à 180. romaines de la vallée du Bétis, dans la !\. Fig. 181 à i85.

LA CERAMIQUE

blables à ceux, que j*ai examinés dans les stations précédemment énumérées, malgré quelques procédés spéciaux de fabrique, sont à mon avis indigènes, comme j'espère le démontrer. Aussi n'iiésité-je pas à ajouter à la liste précédente Carmonaet les localités voisines où M. Bonsor a découvert ces documents, c'est-à-dire « les villes prérromaines des

Poti

Oit rit Qrec4) puntQue.

Page 1