‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitiveChapitre 48 sur 61 · Bévue d'Assyriologie f II, p · texte numérisé non relu

Bévue d'Assyriologie f II, p

370 LA SCULPTIHE

celte convention apparaît presque sans variante : les exemples les plus précis de Kaunakès sont en grand nombre dans les Découvertes en Chaldée et les Origines orientales fie F Art ' ; de la crinière de lion je ne connais qu'un exemple, mais il est décisif* : il n'y en a qu'un non plus, un peu plus précis, de cheveux traités de celte manière; c'est une petite tète où le front et les tempes sont garnis d'une série de mèches de ce style'. Maïs l'adaptation du procédé de l'étoffe velue au crâne couvert de cheveux comme l'étoffe de poils était tout naturel ; le pas a dû être franchi plus d'une fois, avec un succès certain.

Et ce qui le prouve jusqu'à l'évidence, c'est que les Egyptiens employèrent le procédé. Luc tfttc d'Hîerakonpohs en est un curieux témoignage (Fig. 3oi)\ Il va sans dire que je n'ai pas, à propos de ce fragment, à soulever la question de l'antériorité de l'art chaldcen ou de l'art égyptien, ni à prendre parti quand les plus autorisés spécialistes discutent encore \ Mais il est permis de croire que les Egyptiens ont servi ici d'intermédiaires entre les Chaldéens et les Ibères, soit directement.

Fie. Soi. — Téic ('(.'«piicnne [THiérakonpoli*. soit grâce aux services des Phéniciens.

On ne saurait trop insister sur de tels rapprochements ; rien n'est plus original, en un sens, que les procédés conventionnels; il est très rare, sinon sans exemple, que deux arts se rencontrent dans une inter-

1. Découverte* en Chatdée, pi. I t«r3s, bélier d'Amc-nolnèi 111 (Maspéro. Histoire

36; * bis t, a; 3 bis E'; 4 ter; 5 bis a. — antienne des peuple» de l'Orient classi-

Origines orientales de l'art, pi. VII. n° 1. que, II, p. 3oi) qui se trouve au musée de

Page 1