‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitiveChapitre 49 sur 61 · Découvertes en thaldée, pi. V, n n i. Berlin · texte numérisé non relu

Découvertes en thaldée, pi. V, n n i. Berlin

3. Ibid., pi. 1!, bis, i", i b . 5. Voy. par exemple L. Heuioj, Egypte

t,. Quibel, Hierakonpotis, part. 1. pi. V ou Chaldée dan» les Comptes rendus des

et VI (1, 3 et 3). I.c même procédé, un peu séances de l'Académie des Inscriptions,

■implîGé, est applique a rendre les loïions du ao jain ut i^jy.

prétation exceptionnelle de la nature. Or, l'interprétation qui nous occupe est au premier chef étrange. Je ne puis guère admettre qu'un même instinct Tait fait découvrir par deux peuples très divers à des époques éloignées, dans deux pays séparés par tant de terre et de mer, où se sont développées des races si distinctes ; il ne peut y avoir rencontre fortuite et jeu du hasard, mais seulement transmission et longue survivance 1 .

Si M. Heuzey avait eu sous les yeux, comme moi-môme, et tout à loisir les séries à peu près complètes des sculptures du Cerro, sans doute il eût observé comme je l'ai fait d'autres analogies ibéro-chaldéennes, moins frappantes peut-être, mais que je crois réelles. Les petites têtes du Cerro que j'ai signalées comme portant une curieuse calotte à retroussis rappellent avec netteté les précieuses têtes à turban 2 , tandis que le profil du front fuyant et du nez sémite fait songer aux figures des plus anciennes stèles de M. de Sarzec (Fig. 261 , 262).

Si Ton réunissait côte à côte sur une même planche certaine tête chaidéenne de Tello 3 , et la lête du Cerro appartenant au Musée de Murcie que représente notre figure 264, malgré des différences que je me garde bien de nier entre la forme et la facture des yeux, pourrait-on s'empêcher de les regarder comme deux œuvres sœurs ?

Enfin le costume même de quelques statues viriles du Cerro, cette longue robe simplement repliée par devant, un peu sur le côté, en une large bande verticale, éveille dans la mémoire l'idée de la robe des rois chaldéens. Une statue du Cerro, en particulier, malheureusement acéphale, m'a fort intéressé depuis le jour où je la vis à Madrid, malgré son mauvais état de conservation, parce qu'avec ses larges épaules, ses deux mains ramenées contre la taille, son attitude figée, elle évoque naturellement le souvenir des grandes statues de Tello (Fig. 225). J'en dirai

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