Cic, In Yerr., act. II, IW. m
modius de blë priva la Républiqae, dit Cicéron, dn cinquième de ses revenus' (7 millions de francs environ). Ainsi étaient délinitivemeQt établis les secours publics et les distributions de blé. C'était, on le voit, Vassistance légale^ le pire de tous les remèdes, car, en sanctionnant le droit à l'assistance, il ne contribua pas peu à augmenter lui-même le nombre des pauvres, c'est-à-dire à aggraver le mal auquel il aurait dû remédier.
Ce sont bien des secours publics, car, pour y être admis, il fallait être citoyen romain, plébéien et pauvre. a Pour avoir le droit de faire graver son nom sur le tableau des pauvres qui recevaient à Rome le blé gratuit, il suffisait de porter le titre de citoyen, qu'on le tînt de la naissance ou de l'alTranchissement, et d'avoir atteint sa onzième année -. »
Plébéien : on a cherché en vain à contester cette condition en se fondant sur un passage de Gicéron qui dit qu'un consulaire, Pison Frugi, vint pour prendre part à la distribution de blé après la loi de G. Gracchus ^. Ge fait, loin de prouver que les patriciens étaient admis aux secours, s'explique parfaitement par cette raison que les Pison étaient d'origine plébéienne.
Il fallait aussi être pauvre. C'est ce que semble dire encore Gicéron à propos de la réforme introduite par le
A. Cic, Pra Settio, 25.
2. Niudel, Da Kcown pvWus chei la Amuiiu, H«is. de l'Acid. &t% Inic. «t Bell.-Lalt., (oui. XIII, pirt. I.