‹ Essai sur l'assitance publique, sun histoireChapitre 17 sur 89 · Cic, TatEnl., Q. m · texte numérisé non relu

Cic, TatEnl., Q. m

22 PUEMIEllE PARTIE.

Irilmn Octavius * (633). Ce tribun fit exclure de la distribution les citoyens qui pouvaient et devaient faire déclaration d'un certain revenu au bureau du cens.

Il n'y avait donc, croyons-nous, que les citoyens romains, plébéiens et pauvres, qui fussent admis à la répartition des secours frumentaires; mais tout homme du peuple indigent pouvait réclamer sa part, même Tafifranclii. Et nous savons que beaucoup de maîtres affranchirent leurs esclaves et les firent inscrire sur les registres pour avoir part à la distribution de blé qu'ils pourraient recevoir-.

Quel était le nombre des indigents? Sur ce sujet, nous sommes réduits à des conjectures; pourtant Cicéron nous fournit quelques indications, il est vrai peu précises, mais cependant précieuses. Il reproche, à Verres d'avoir extorqué à une cité de Sicile 198,000 modii de blé, et il ajoute : « Una civitas ex uno agro plebis romanœ prope menstrua cibaria donare cogitur ^ ; » presque la subsistance des plébéiens pendant un mois.

Or, d'après la loi Terentia et Cassia^ et les lois qui suivirent, la distribution mensuelle était de cinq modii par tête; en divisant par cinq, on obtiendrait le nombre probable des pauvres assistés, c'est-à-dire 39,600; on peut dire 40,000, ou même 50,000.

En effet, la population de Rome était alors, d'après les conjectures les plus probables, de 1,200,000 habitants environ ^. Sur ce nombre, il y avait à peu près

i, Cic, D€ Off.j II, 2\.

2. Dion., Cass., Ilist. Rom,, XXXIX, 24. — Den. d'Halyc, Antiq. Eiom., liy. VI, cb. 24.

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