‹ Essai sur l'éloquence de la chaire (volume 2)Chapitre 1 sur 73 · A PARIS · texte numérisé non relu

A PARIS

BELIÎ^-MAWDAR ET DEVAUX , UBRAlïlES ,

RUE KO HOK SÀINT-UrDaÉ , K.* 8.

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lA VIE ET LES OUVRAGES DU CARDINAL MAURY.

Jeiii SmEiM Maokv , naquh à Valréa» dani le Comtat Vénaisciii le sôjainde Viaote. fjifi. Ayant Ail pressentir de boene heure la puissanc* intelleo- 'ImIm ^'11 dereit d^loyer sncceuivMient à la trblinie sa«r^ft et aur le tbâtre de la littérature et de U palitiqtu , il fiiLplacrfdansuncoQégepariODpère , fM le bon «eni et le uavail , i défaut d'iaitruction et de fortane , rendircat capable de ucooder , parles bitafiiita de t'rfdacaûon , le dëreloppemeDt des doos Aeueem qne loa fili tenoit de U nature. Le jeune Hatiry répondit k ù striliotude et aux eipérances de MS puKn» ; il obtint des uiceia tfdaUns dadt toates Ks ^udes , étoflaa «e» eondiaciplea par la rapidité de ie« progrès , par fAendue et U supt^iorite' de son etprit , par ion émditios précoce et sa profonde ugt^ cité. L'éiat eccléiiastiqDe était alon celui ^ui ofttiit au nnîtc , dépouillé des avantage! de U Daiesancc < , le plas de obaaeea d'elévatioo. Gi-aoes aux principes évanjiéliqnei sur l'égalité des howines devant Dieu , et «oi saintet inilitaUons d'une Eglise dont le diTin fimdatetir ensoigua Fkniuiliié par le précepte et pai- J*«xesi|de , l'apostolat cluétian sppelim dans son sein , ■F>Br)£P|T^d«spi»^j«rMdi^tde Ubténrebie A3

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-6 ■ ■ -• • -• ^ ÈSSAJ aiâr^^ti Ulâit'<ct'U*:Tcrta que ie haiard anit ttUgu^ ilans i& b6a^tiôus plëb^iennes , rt que ki eiigeancei politiques auraient coudamn^ i l'obscurité CI à l'oubli. Les pareus de Haury sureut apprécier celle admirable coustitutioc sacerdotale qui avait t^ FUchier et Alheroni dei rangs i^^rieurs de la tociété pour les élever k l'épiscopat; qoiavoit placé sur la t«te d'un berger des Apennins la triple couronne , emblttme de la supériorité du pouvoir spirituel sur l'autorité temporelle , du roi du ciel sur les rois de la terre ; ils envoyèrent au séminaire de Saint-Cliarlet d'Avignon , ensuite ik celui de Sainte-Garde , le ieone homme dont le génie naissant et les premiers succès pouvoient donner de si brillantes espérances k m famille. Il réussit en effet dans les hantes études comme il avoit fait au collège , et vint se fixer k Paris , en qualité d'instituteur dans une maison parliculière , avant même d'avoir atteint sa vingticmc année. 11 publia bientàl après ( en i-)G6 ) un Éloge FviiÈiBB DP DixFsia , et un Eloge i>b Stahulai , heureux essai qui ', à tiavers quelques défauts oit se révélaient la lécondité et le desardre d'une imagination encore maîtrisée par les souvenirs de la ihétorique classique , annoncèrent néanmoins l'éloquent écrivain dont le talent abondant et fleiiLIe dcvoit se< manifester , selon les circonstances , ou par l'élégance et la clarté , ou parla noblesse , la véhémence et la rapidité du style , toujoui's unies i la force des pensées et k l'élévation des senUmens. En 1 767 , le jeune Manry , poursuivant avec ardeur ses travanx apologétiques , prit part au double concours ouvett par l'Académie , pour l'Elocb dx CkaBLU V , m» at FBJ.KCE . et^ur lu ATAiiTa.cu de ia eux. Set •Sbni mérû^tnl d'éire MCwàUi* pv 1» 'v^ '■' W

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SUR LE CARDIKAL MAURY. -j

le lotu : à yUtt titi* , d'aroir oroé dei pompe* du lai^;:^ lu pki gravei et les plui judicicttM* reflenoDS MIT nn rigoe mémorable et trop peu c&éhn. Il M uflb fier de cei saSta^tt , et à£^ plein de confiance en lui^otoe , marcb* encore d'un pas plu u&nié à la ^Mre littéraire , noble objet de l'ambitioK de la première ieuneue. Etant entré vers ce temps-là dani ïxt ordres , il fixa hardiment ses regards sur la tribune ^angéli^e > et k promit dis Ion les succit qn'il y obtint dans la suites Mais avant d'embrasser «axt noureUe c«riiire,etd*ater se jeter sut les traces de Hassiilon el de Bourdalone , il fit mie étude spéciale de l'âwjuenee de la chaire , et composa ces EwAU précieux , qui iôrment aujooi'd'liui de ve'ritoblei rudimens de U langue apostolique pour les hommes qui , se destinant au sacerdoce , et voulant se àvrer k ta prédication , ne peuvent se passer d'une COnnoiHance complète de la rhétorique sacrée.

Cependant , quelque achevé qu'ait parut ce travail , dont plusieurs éditions aujourd'hui épuisées ont suffisamment aiieite U mérite , un neveu de l'auteur a prétendu que le cardinal Haury ne regardoù son IhMxiBu BUB l'ëuxjdkscb se i^ Cbaikz , publié pour la première fois en i^^^ , ^ue comme Hse pierre d'altenic pour un édifice bien autrement majestueui. u Tout étoit prêt , dit-il ; à£\^ mimt son

■ livre, ébauché à grands traits, était en entier tracé

■ dan* sa tite , et le temps seul lui a manqué pour

* le transcrire , à l'aide de cette mémoire ii laquelle

* lien n'ét^iappou de ce qui , uue l'ois , avoil été B confié h sa garde. J'ai ce dipôt sous les yeux ; je

■ lis (4 rçlts sans cesse ces écrits si cher àmoa cceur.

■ Je Toudroîs rapprocher et réunir tous ces membres > éfOt } tref hèwau s'il v'éwi donné d'acquitter

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* «H* là èma éx-bi neinnocBue* ^ etiVdb» ah ■ ptAIie nw pM4u«ioa léninaunoÉk utife- ! |iak *-Y3nn effiiiis t ifff *é fiai» f^imtrenir ta Jéi. H Mer» , et fërr* iimOiémtM dàm e& tUâtdé ,

* où lés fatonT , ptantës dm diitmtM en dîMtmto

* pottr g tiidûT te V9t da génie créateur , n» votm

* ri msex mombréu» , ni astea taiHam paàr ■» aMgttr mes pat inerfUÊins , en nfi/tdi^mut » Fissue qn'it J>éMi prépéréa à ravanta. »

Tont en (l^lAniBt a«M M.' hoàit Sihtia S6(afj une le temps ait BUiMfié ii son math jiour rem^ lie cadre immmse qu'il awit e»quùs^ ,. notu b« pmyeiis nous einpÈclier de fatfe remanjner que l'Emai «fc L'ÊcocnrERCE dk la CAjube fkt emûdirrf p>r l'auiwtr hù-méme eotame un ttaitë complet lar la- aiMiini , aina qif on peil en juger par k pMiage luirani (fan avant-propos placé en tête d*ufie^iWR â« ms oeuvrai. u Cet Essii , di(-il , n'arDltMd'dMml deRm^^BÏ H ma seule instraotion. Quand j'eus anisi raiaotané i. mes ^tudes et ma mAhode , oo crut que mon ti'â-

> -Vail pouvroil étn ulMe-au jcudm orateurs qui man draient latvn lu taittte cainère. Je troavai d«K » ccicahierid'idlMFnitiMiïoanMliàrean imnmc

> ET vu tlun^ VREf^E T«nTrAtTaVlI.'^OQ1TmŒ

• Sicxit... QWrf qu'il loit «ptfoialeiMiit apprapne ■ aux eaii£dats de la chaire , le> prtfoeplea de l'afi

> d'écrire , les priocipM 4a ta eeuponiioB , Icarèn gled du bon goût, «t pMsqve tout«-bi4hAHM- de B l'art «i-aMire , s'appliqœnt également k tous Its » gen^ de Kt^ratuee , et pcuTenc , peur ainai dirff , » mtéresser autabl nos jennes écnrait» que las »r»a tea» enx>-méiKe». > 6eiw observaMa àoii ^i>e de justesse , et quelques é^ttia» da Itnede ' Vihii Uattry l'afaMBl U» «tMA ^H t'«AV ï^fiii^l

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