‹ Essai sur l'enseignement philosophique du magnétismeChapitre 2 sur 20 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Que voulez- vous?

— Enseigner.

— Quelle science ?

— La plus belle et la plus utile de toutes:

l'art de guérir les maladies et de prolonger les jours.

— Où avez- vous pris vos grades?

— A 1 école de la nature.

— Dans vos discours vous attaquez La science.

— Je ne combats que Terreur.

— Vous renversez ce qui fait l'objet de notre vénération.

— C'est un bien, si c'est le mensonge que vous adorez.

— Vous serez haï des hommes,

— Ils me rendront justice un jour.

. — Vous vivrez malheureux el décoosidéré.

. — Mon !>orl sera digne d'envie si j'ai voulu le bien.

— Kc craignez-vous pas de manquer de courage?

— On est toujours assez fort quand Pâme el le cœur sont d'accord.

— Qu'espérez-vous de votre mission ?

— Qu'elle fera connaître la vérité.

— Où avez-vous placé votre récompense ?

— Dans le souvenir des hommes justes.

— Il en est peu.

— Ceux-là valent tous les autres.

— Que Dieu soit avec vous !

— il ne fuit que ceux qui font le mal.

— Votre devise enfin?

— Nous pour les autres, nous pour l'humanité !

— Vous la suivrez ?

— Toute ma vie.

— Allez ! vous mourrez sans voir la vérité régner sur la terre ; mais ceux qui viendront après vous assisteront à son triomphe.

Inspirez -nous, mânes des victimes de ta fausse science que nous attaquolfis ; apparaissez , sortez de vos tombeaux avec les stygm4ites dont vous couvrit tignorance ; venez nous dire, pour le salut des viva/nts^ ce que vous avez souffert de cet art assassin qui vous poursuivit juqu' au delà du trépas.

Mais ce n^est point une erreur de nos sens; la terre nous paraît couverte de sa/ag humain. Partout nous entendons desplaintes et des gémissements. Ces ombres pâles et sanglantes sont animées ; elles • respirent la vengeance, car des hommes cruels ont déchiré leur enveloppe, et la justice humaine n'eut point de loi pour punir cet homicide.

Oui, je serai votre vengeur ; ma voix s'élèvera pour dénoncer au monde les erreurs dont vous fûtes victimes et signaler vos bourreaux. Qu'ils tremblent

désormais lorsqu'ils ordonneront des poisons ; car leurs mewrtres seront con/nus, et le juste châtiment réservé a/a coupable les atteindra de leur viva/nt.

La nature enfin révoltée a fait entendre son langage. Aux cris de détresse partis de Ums les coins de la terre, elle a de nouveau répondu : Connais-toi. Cette voix est arrivée jusqu'à mon ccmr ; un long soupir f^est échappé de ma poitrine, et ma bouche a murmmé :

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