‹ Essai Sur L'Entomologie HorticoleChapitre 2 sur 61 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

Enfin, tout récemment, M. le professeur Girard, naturaliste qui donne de belles espérances, a publié sur les métamorphoses des insectes en général, un ouvrage très -intéressant, dans lequel se trouvent des détails sur quelques insectes nuisibles.

On voit par cette énumération, que nous aurions pu étendre bien davantage, qu'en outre de la connaissance delà plupart des langues de L'Europe, une bibliothèque étendue serait indispensable à celui de nos collègues qui voudrait se mettre au courant de ce qui a été écrit sur la matière. Cela suffit pour justifier notre entreprise. Il faut ajouter qu'à un ou deux près, tous les auteurs que nous venons de citer, présentent une lacune regrettable : ils se taisent sur les insectes qui attaquent les végétaux cultivés dans les serres ou sous châssis, l'importance toujours croissante de cette branche de l'horticulture, nous a, au contraire, engagé à donner une attention spéciale aux ennemis qu'elle a à craindre.

Notre travail encourra le reproche qui a été adressé à tous nos prédécesseurs. On se plaindra qu'il n'indique pas toujours les moyens de détruire les insectes dont il signale les ravages. A quoi nous répondrons que le même observateur ne peut pas tout faire et que nous aurons toujours rendu quelques services aux horticulteurs, en leur dévoilant les mœurs des espèces contre les ravages desquelles nous n'avons pu leur indiquer de remède. Il y a parmi eux un grand nombre d'excellents observateurs qui sauront

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bien découvrir, pour se délivrer des insectes dont il s'agit, les moyens qui nous sont restés inconnus.

Il pourra arriver aussi qu'un insecte dont nous n'avons pas parlé, parce qu'en ce moment il est rare et ne cause aucun dommage, apparaîtra tout à coup dans certaines localités, sous l'influence de causes inconnues et occasionnera des dégâls considérables. Nous reprocher de l'avoir passé sous silence, équivaudrait à nous blâmer de ne pas connaître l'avenir.

A côté du mal, la nature a souvent mis le remède. S'il est des animaux nuisibles, il en est d'autres qui les détruisent et qui, paria, nous sont éminemment utiles. Ce sont pour nous de puissants auxiliaires dont les services sont trop souvent méconnus, et qui sont traités en ennemis, tandis qu'on devrait, au contraire, favoriser leur multiplication. Beaucoup d'insectes sont dans ce cas, et il nous a paru de la plus • haute importance de les signaler. 11 en est de même de beaucoup d'oiseaux, de plusieurs petits mammifères et même de quelques reptiles.

On s'apercevra sans peine que nous n'avons pas voulu faire un ouvrage de science, mais bien de l'entomologie populaire destinée aux gens du monde, aux instituteurs primaires et, plus spécialement, à nos collègues les horticulteurs. Nous avons donc écarté, autant que cela était possible, les termes et les théories scientifiques, comme d'un autre côté nous avons intercalé dans notre texte, quand cela nous a paru nécessaire, les figures des insectes dont il s'agissait;

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figures qui eussent été inutiles à des entomologistes de profession.

Notre travail eût été plus long et plus pénible,, s'il n'eût été allégé parles secours obligeants qui nous sont venus de divers côtés. Nous devons spécialement des remercîments à MM. Rivière, Savoye, Thibaut et Keleleêr, Burel, Houllet, Ghantin, Laurent, etc. , qui ont eu la bonté de mettre leurs serres à notre disposition, pour y étudier les insectes nuisibles, ainsi qu'à MM. Duchefdelaville , Louesse , Laizier, Verlot , Rose Charmeux, Margottin et Verdier, qui nous ont fourni des échantillons de plantes plus ou moins endommagées.

Qu'il nous soit surtout permis, en finissant, d'exprimer à notre honorable président, M. le maréchal Vaillant (1), notre gratitude respectueuse pour nous avoir permis de lui dédier cet ouvrage dont nous ne nous dissimulons pas les imperfections.

(1) Nous avons demandé à noire savant président, qui depuis longtemps s'occupe de la question des animaux utiles et des animaux nuisibles, la permission de lui dédier notre livre. Dans sa réponse que nous reproduisons, d'autre part. M. le Maréchal manifeste hautement son opinion relativement à l'étude de la zoologie appliquée à l'agriculture et à l'horticulture.

A M. le Df BOISDUVAL.

Nogent-sur- Marne, 20 septembre 1866.

Monsieur le Vice-Président et cher confrère,

1/l lettre que vous m'avez fait l'honneur de m écrire, le 3 de ce Mois, a beaucoup couru avant de me mrvenir. Je crains que cere*

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