‹ Essai Sur L'Entomologie HorticoleChapitre 3 sur 61 · I PREFACE · texte numérisé non relu

I PREFACE

tard involontaire que j'ai apporté à voua répondre ne vous ait contrarié et n'ait dérangé vos projets : j'en serais désolé.

Vous me faites une offre trop flatteuse pour que je ne l'accepte pus avec reconnaissance. Je vous prie donc de recevoir mes nmti'ciments. Il y a bien longtemps que je déplore l'ignorance dans laquelle restent pour ainsi dire toutes les personnes qui s'occupent d'horticulture, relativement aux insectes qui font tant de mal à nos jardins, et à ceux qui sont nos auxiliaires les plus utiles ; nous tuons tout sans distinction, ou nous ne tuons rien. Amis précieux, ou ennemis terribles, tout y passe, et, s'il y a des exceptions, elles sont dues bien plus à la beauté îles formes et à l'éclat des couleurs qu'aux qiudités utiles ou aux services à espérer. Il est bien temps que cela cesse: nos instituteurs primaires, s'ils pouvaient donner à leurs élèves quelques notions sur les insectes qui rendent inutiles tant de soirs et de peines, et sur les animaux que Dieu a créés pour être comme nos collaborations, mériteraient non moins de reconnaissance qu'en apprenant à ces enfants à greffer et à bouturer. Linné, je crois, a dit que le but de l'agriculture et de f horticultui e était de rendre la vie des hommes plus facile et plus agréable en augmentant et variant les produits destinés à l'alimentation de nos semblables : comment atteindre ce but si nous abandonnons sans lutte et sans efforts la meilleure partie de ces produits à tous ces animaux que nous ne connaissons que par leurs méfaits?

Veuillez agréer, mon cher confrère, l'assurance de ma considération et de mes se?itiments affectueux.

Maréchal VAILLANT.

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