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Le Carabe doré, carabus auralus, appelé vulgairement Couturière, est un bel insecte, d'un joli vert doré,
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avec le corselet à reflel cuivreux. Depuis le commencement du printemps jusqu'au milieu de l'été, on le voit courir sur la terre, dans les jardins, rion- seulement pendant le jour, mais aussi pendant la nuit. Il est très-vorace et fait une chasse incessante aux lorribries et aux chenilles. C'est pour le jardinier un excellent auxiliaire. On ne saurait trop le respecter. Nous conseillons même de recueillir tous ceux que l'on trouve à la campagne et de les rapporter dans les parcs ou dans les jardins. Comme cet insecle ne s'envole jamais, il s'y multipliera facilement. Nous dirons la même chose de deux autres carabes noirs, dont l'un a le bord des élytres rougeàtre et l'autre un peu cuivreux : le premier est le Carabe purpurescent, Carabus purpurascens ; le second, la Carabe des jardins, Carabus hortensis. Ces deux insectes ne se rencontrent guère dans les jardins de Paris, . mais ils sont assez communs dans les jardins à la campagne.
On voit aussi dans les parcs un gros carabe, moitié plus gros que celui appelé Couturière, ^entièrement d'un noir mat et rugueux. C'est le Procruste coriace, Procrusies coriaceus. Ces insectes rendent tous de trèsutiles services aux cultivateurs. Ilêen est de même des Calosomes, surtout du calosome inquisiteur, Calosoma inquisitor. Il est un peu moins grand que le • carabe doré dont nous donnons la figure; il est plus raccourci, proportionnellement plus large, d'une couleur noirâtre plus ou moins cuivreuse ou bronzée, quelquefois un peu violette. Le corselet est moitié plus large que la tête, entièrement ponctué et ridé. Les élytres sont striées et chaque strie est marquée d'une ligne de .
points enfoncés. Le dessous du corps est verdàlre plus ou moins cuivreux.
Il se trouve quelquefois très-communément dans les parcs et dans les bois, mais jamais dans les jardins. C'est un grand mangeur de chenilles. Il monte souvent jusqu'au haut des arbres pour leur faire la chasse. L'année dernière où les bois des environs de Paris ont été si cruellement maltraités par les chenilles, surtout par celles de la Pyrale verte, Tortrixviridana, et du Bombyx processionnaire, on voyait des quantités de ce Calosome courant sur la terre, aux bois de Boulogne et de Vincennes.
On rencontre aussi sur les chênes un autre Calosome (Calosorna Sycophanta) moitié plus gros que le précédent, d'un vert-doré des plus brillants, dont la larve vit dans les nids de processionnaires.
Outre ces grandes espèces decarabiques, il y en a une foule de petits, de couleur noire ou plus ou moins bronzée, qui restent pendant le jour cachés sous les pierres, sous les# pots ou sous les feuilles, et qui sont également fort utiles dans les jardins.
FAMIUK DKS Bit ACIIKLYTRES.
Les insectes de cette famille, ainsi que leur nom l'indique, ont les élytres courtes comme les perce-oreilles. Il semblerait que la nature leur a refusé un habillement complet et ne leur a donné qu'une veste. Voici à quels . caractères on peut les reconnaître :
Tête ovoïde, séparée du corselet par un étranglement ou espèce de cou $ corps long et étroit avec les antennes moniliformes, un peu renflées vers le bout \ mandibules avancées, pointues et croisées ; corselet en carré plus ou moins long , arrondi postérieurement ; élytres recouvrant au plus le tiers de la longueur du corps.
Ces insectes, lorsqu'ils marchent et quelquefois lorsqu'on les touche, relèvent la partie postérieure de leur abdomen comme pour se défendre, mais ils sont trèsinoffensifs.
La famille des Brachélytres est essentiellement carnassière, elle rend les mômes services que celle des Carabiques. Pas une espèce n'est nuisible aux jardins. Les entomologistes les ont divisés en un grand nombre de genres dont le plus important est le genre Staphylin. Nous donnons la description de deux espèces communes.
L'une, appelée Staphylin odorant, Staphylinus olem, est la plus grande espèce des environs de Paris Elle est entièrement noire, trèsfinement pointillée, avec la tête plus large que le corselet.
, , i 1 r i> 13 - StophïUn odorant.
L autre, le Staphylin Lry- srapAyu** 0/<™.
throptère, S. Erythropterw, est noir avec les élytres et les pattes jaunes. Outre ces deux espèces il y en a d'autres plus petits, tous noirs, étroits et assez allongés qu'il faut toujours respecter.
Nous avons trouvé fréquemment sous des feuilles de roses-trémières, couvertes par VAcarus liliarum, un très-petit insecte de la famille des Brachélytres (Aleo-
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ehara bipustulata) qui nous a paru se nourrir de ce petit parasite microscopique. Les Aléochares sont de petits brachélytres très-agiles, assez nombreux en espèces. On les rencontre ordinairement sous les pierres, les mousses, mais surtout dans* les champignons en décomposition, dont ils paraissent vivre sous leur premier état.
FAMILLE DES SERRICORNES.
La famille des Serricornes, établie par Latreille,a pour caractères : antennes des mâles généralement dentées en scie comme le nom l'indique, plus rarement pectinées ; antennes des femelles plus grêles, filiformes ou sélacées ; élytres recouvrant tout le dessus de l'abdomen ; cinq articles à chacun des tarses, comme chez tous les coléoptères appartenant à la grande section des pentamères.
On partage les Serricornes en deux groupes, les Sternoxes et lès Malacodermes : les premiers se reconnaissent facilement à leur corps d'une consistance solide, à leur tète enfoncée dans le corselet jusqu'aux yeux, et à leurs antennes appliquées dans le repos sur les cotés ; à leur sternum dilaté aux deux extrémités, savançant en façon de mentonnière et se terminant du côté de l'abdomen par un prolongement en forme de corne; les seconds (Malacodermes) ont, pour la plupart, ainsi que leur nom l'indique, le corps d'une consistance assez molle, avec la tète Irès-inclinée et entièrement décou-
verte. Leur sternum ne se prolonge pas sur l'abdomen en forme de corne.
Les Sternoxes ont été partagés en deux tribus, les Buprestides et les Êlatèrides.
TRIBU DES BUPRESTIDES.
Corps ovale, elliptique, d'une consistance très-dure; tète engagée jusqu'au yeux dans le corselet ; antennes en scie, composées de onze articles, s'appliquant dans une rainure du sternum.
Le grand genre bupreste comprend aujourd'hui plus de cinq cents espèces dont quelques-unes sont d'une grande taille ; il a été subdivisé en plusieurs sousgenres. Aux environs de Paris et dans le nord de l'Europe, on ne trouve que de pelites espèces.
Les larves des Buprestides sont xylophages, c'està-dire qu'elles vivent dans le bois. Elles ne sont pas très-préjudiciables à nos arbres fruitiers. Il parait qu'il n'en est pas tout à fait de même pour la sylviculture; Ratzeburg, dans son magnifique ouvrage, en figure dix espèces appartenant, pour la plupart, au sous-genre Àgrilus, qu'il regarde comme très-nuisibles aux forêts de l'Allemagne. Dans nos vergers, on en rencontre une, signalée par MM. Audouin, Macquart, Blanchard, Géhin et Goureau, comme pouvant, lorsqu'elle est abondante, faire beaucoup de mal aux arbres fruitiers, c'est :
L'agrile vert. Agrilus viridis
Cet insecte, dont Audouin et M. E. Blanchard parais-
sent avoir élevé la larve dans des branches de poirier et qu'ils considèrent comme une espèce non décrite, semble être tout à fait identique avec YAgrilus viridis ; le nom A'Âgrilus pyri doit lui être rapporté comme synonyme.
La larve que nous n'avons jamais observée, ressemble pour la forme aux autres larves de buprestes ; elle est apode, renflée antérieurement, amincie vers l'extrémité, d'une couleur d'os ou un peu lavée de rougeâtre ; elle creuse sous les écorces des galeries tortueuses qu'elle remplit de vermoulure. Elle vit près d'une année et se métamorphose en nymphe dans une petite cavité de l'aubier. L'insecte, selon notre collègue le Dr Aubé, perce Técorce pour se mettre en liberté, et laisse une ouverture qui, par la forme, ressemble en petit à celle d'un ^four.
Il varie pour la couleur et pour la taille; il n'a guère plus de 8 millimètres de longueur. Le corselet et les élytres sont tantôt bleuâtres et tantôt bronzés. Il est commun dans les bois des environs de Paris. 11 doit être très-polyphage, car M. Aubé en a trouvé une petite famille vivant entre le bois et l'écorce du bouleau, et nous avons pris, très-fréquemment, l'insecte parfait sur des tilleuls, dans des lieux où il n'y avait pas trace de bouleaux. Macquart assure qu'il est dans certains endroits trèsnuisible aux poiriers dont il fait périr les branches. Jusqu'à présent aucun pépiniériste de nos environs ne s'est plaint de ses ravages.
Dans le midi de l'Europe, il y a un autre Buprestide, d'assez grande taille [Capnodis tenebricosa)y qui vit à l'état de larve dans le tronc des arbres fruitiers.