Zeuzère du marrorripr. Zmzrrn mcuU
Ce qu'il y a de positif, quoique- la chenille sojt polyxylophage (mangeuse de tout bois), c'est que nous ne l'avons jamais trouvée dans le marronnier.
Elle est jaune ou d'un jaune pâle, avec le corps couvert de points noirs. Sa tête est d'un noir luisant ainsi que ses pattes écailleuses. Elle vit principalement dans le lilas, le troène, le frêne, le poirier, le pommier, le cognassier, le sorbier des oiseaux, le houx, etc.; elle creuse, dans les branchesdes poiriers et despommiers, de longues galeries descendantes, dont elle augmente le diamètre à
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mesure qu'elle grossit. Ces branches, dont tout l'intérieur est rongé, se flétrissent et meurent, ou bien sont brisées par le vent. Lorsqu'elle habite dans le tronc d'un arbre, ses dégâts sont moins graves, mais on s'aperçoit toujours de sa présence à la vermoulure humide qui sort par un point de l'écorce. Nous avons suivi sur un lilas le développement de cette chenille pendant toute la durée de son existence. Elle n'arrive à toute sa taille que la Iroisième année. L'œuf éclot en août, et la petite larve profite peu jusqu'au printemps. L'année suivante, elle grandit passablement, et, à la iin de mai de l'autre année, elle est arrivée au terme de sa croissance. Enfin, elle se change en chrysalide, et le papillon sort de sa prison à la lin de juillet.
— Chenille de la /.euzêre du marronnier.
M. Kivière nous a fait remettre, ce mois de mai, des branches de poirier provenant de la pépinière du Luxembourg, dont l'intérieur était entièrement miné par des chenille de seconde et de troisième année.
Le papillon est assez joli, c'est ce qui lui a valu le nom vulgaire de Coquette. Ses ailes sont d'un beau blanc, parsemées d'une infinité de points d'un bleu foncé. Son corps est blanc, avec six gros points bleus, sur le corselet. La femelle est moitié plus grande que le maie; son abdomen se termine par un long oviducte jaunâtre.
Lorsque les arboriculteurs s'apercevront que les jeunes branches d'un poirier ou d'un pommier se fanent,
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et qu'il sort un peu de vermoulure par un point de 1 ecorce, ils devront couper de suite la partie malade, pour éviter que la chenille ne descende plus bas et n'occasionne de plus grands ravages.
Les auteurs allemands et anglais, qui se sont occupés de l'étude des insectes nuisibles, accusent un papillon de la tribu des Zeuzèrides, THépiale du houblon {Hepialus humuli), de causer des dégâts considérables dans les houblonnières de leur pays.
L'hépiale en question est très-remarquable en ce que le mâle a les ailes supérieures entièrement d'un blanc de neige argenté, et la femelle d'un jaune d'ocre, traversées par deux raies obliques rougeâtres. Elle est rare aux environs de Paris, mais assez commune dans les départements du nord. La chenille est très-allongée, assez mince, d'une couleur blanchâtre livide, avec la tèle, le dessus du premier et du dernier anneau d'un brun luisant; elle vit dans l'intérieur des racines du houblon et de plusieurs autres plantes. Nous l'avons trouvée souvent dans les racines de l'ortie et quelquefois dans celles de la bardane. La chrysalide est très-longue, cylindrique et ressemble bien peu aux autres nymphes de Lépidoptères.
Le papillon vole le soir un peu après le coucher du soleil; il est lourd et très-facile à prendre, il rase pour ainsi dire la surface du sol.
Gomme nos horticulteurs n'ont rien à redouter de cet insecte, nous l'eussions passé sous silence, si un amateur ne nous eût pas envoyé un grand ver jaunâtre muni de pattes et dune forte mâchoire, qui rongeait chaque année les racines du houblon employé à couvrir un berceau. Nous lui avons conseillé de prendre le pa-
pillon à la fin de juin, ou de remplacer le houblon par de la clématite.