S 2. — LES LEÇONS DE MORALE
Les empereurs chinois n'ont pas seulement enseigné la morale en donnant eux-mêmes l’exemple de la vertu. Ils l'ont encore enseignée par des instructions adressées au peuple. Dans l'antiquité et même sous la dynastie des Tcheou, un ministre en était officiellement chargé : c'était le Ta-sse-tou. Il devait instruire Le peuple des cinq devoirs principaux, qui consistent dans les obligations réciproques du père et des enfants, du chef et de ses subordonnés, des époux, des individus d'âge différent, et des amis (2). Le Chou-King nous parle, à différentes reprises, de ces devoirs et nous apprend que l’empereur Chun, avant de succéder à Yao, fut « chargé de faire observer les cinq règles » (3). Or ces « cinq règles » étaient de simples règles de morale; on peut voir en elles les germes du
A. Gaumt,, pp. 7 et suiv,
2. Bior, Mémoire sur la constitution politique de la Chine à XIIe siècle avant notre ére, pp. 20 et 2; Voir aussi : Tcheou-li, section Ti-Kouan.