La morale du Uhou-King, p
. DE Rosny, Aiao-King, p. 128.
. Cf. ne Harcez, Ta-tsing-tsi-li, Intr., p. 24. b
4. Cp. Cazcery, Li-Ai, Intr., p. XI : « Le cérémonial résume l'esprit chinois tout entier : et, à mes yeux, le mémorial des Rites ou des Cérémonies, est la monographie la plus exacte et la plus complète que cette nation à part ait pu donner d'elle-même au reste du genre humain. Ses affections, si elle en a, sont satisfaites par le cérémonial ; ses devoirs, elle les remplit au moyen du cérémoñial ; les rapports naturels des êtres de la création, elle les rattache essentiellement au cérémonial... »
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de gouvernement le plus efficace et le meilleur. «L'on peut, dit le Philosophe, par une réelle et sincère observation des rites, régir un royaume » (1), et il vaut mieux, d’après lui, gouverner par les rites que par les lois pénales (2). Les rites, en effet, sont le meilleur des moyens d’éducation ; ils donnent une apparence visible aux enseignements de la morale; ils enseignent la vertu au prince et au peuple en leur rappelant, à chaque moment, leurs devoirs de souverain ou de sujet; par suite ils maintiennent l’ordre ct l'harmonie dans tout l’empire (3).
Aussi les rites ont-ils une place importante dans la législation chinoise, surtout dans la législation ancienne.
Mais avant de chercher quelle est cette place, et quel rôle les rites ont joué dans la civilisation chinoise, il me paraît utile de les faire connaître au lecteur, en déterminant leur objet, leur histoire et leur nature. Une précision est même nécessaire, car trop de personnes en ont une idée fausse. A tort ou à raison, le mot « rite » éveille toujours l’idée d’une religion, et Le qualificatif de «sacré » qu’on emploie en parlant du li-ki contribue encore à égarer auteurs et lecteurs. Aussi beaucoup de personnes s'imaginent-elles que les livres de rites contiennent des prescriptions religieuses, comme si ces rites avaient été établis par des autorités religieuses au nom de la divinité ; et
nous avons vu que cette erreur a été la source de beaucoup d’autres.
LoLun-Yu, UV, 13.
2Lun- Yu, 1l;:3,.
3. Sur l’importance des rites comme instrument du gouvernement. Cf. Li-Ki, p. 147; Kia-li, p. 157 Tchoung- Young, XXIV, 1: C. De Harzez, Ta-tsing-tsi-li, Intr., p. 5, etc.
Ogser pes mtes. — Le li-ki contient l’ensemble des règles qu'il convient de suivre dans tous les actes et dans toutes les circonstances dé la vie (1), c’est un grand traité de savoir-vivre. S'agit-il de sacrifices, de mariage, de fêtes, de réceptions, de visites, de funérailles, ete. c'est toujours le li-ki qu'on doit consulter. « Qu'est-ce que les rites ? c’est, dit Confucius, le moyen de régler les choses. Dans toutes les circonstances de la vie, le sage a une manière certaine de les régler ». En observant les rites, « toutes choses sont réglées comme il convient à chacune à d'elles » (2). Et le li-ki nous dit ailleurs, pour montrer la nécessité des rites : « qu’il s'agisse de séparer les gens qui se disputent ou de mettre fin à un procès, on ne saurait y réussir sans de bonnes manières » (3). Callery nous renseigne d'ailleurs sur le sens du mot «li »: « Autant que possible, écrit-il, je l'ai traduit par le mot Rite, dont le sens est susceptible d'une grande étendue ; mais il faut convenir que suivant les circonstances ôù il est employé, il peut signifier « Üérémonial, Cérémoniès, Pratiques cérémoniales, L'étiquette, Politesse, Urbanité, Courtoisie, Honnèêtetés, Bonnes manières, Egards, Bonne éducation,
: Bienséance, Les formes, Les convenances, Savoir-vivre,
Décorum, Décence, Dignité personnelle, Moralité de con-
duite, Ordre social, Devoirs de société, Lois sociales, Devoirs, Droit, Morale, Lois hiérarchiques, Offrande, Usages, Coutumes (4) ». Les rites sont done bien, avant tout,
1. Cf. À. Wyuie, Notes on chinese litterature, p. 5. « The subjects it treats of are of a more domestic character than those of the Chow le (Tcheou-li) ; rules being laid down for the guidance of individual conduct under a great variety of conditions and circumstances ».