‹ Essai sur l'esprit et l'influence de la reformation de Luther;Chapitre 17 sur 63 · POLITIQUE · texte numérisé non relu

POLITIQUE

Les papes perdent une moitié de l'Empire et plus de la moitié de la Suisse, le Danemark, la Suède , la Hollande et l'Angleterre. L'or de ces pays ne va plus à Rome , et le souverain pontife n'y jouit plus d'aucun crédit. Encore si ce n'eût été qu'une nouvelle invasion de barbares, un tremblement de terre, une submersion, quelque cause physique enfin qui eût enlevé ces belles possessions au Saint-Siège î Mais c'était une force active, une épidémie dangereuse qui lui causaient de tels maux. C'étaient des peuples et des princes qui, de leur plein gré, par conviction, avaient osé se soustraire de la sorte à l'autorité pontificale. L'exemple était à redouter et pour le présent et pour l'avenir. Il était facile de prévoir que tôt ou tard cet exemple serait universellement suivi. L'Église, séparée de Rome, subsistait avec décence et honneur; la religion , l'Évangile , les mœurs y étaient respectés ; les droits que s'était attribués Rome y étaient appréciés à leur juste valeur; les bons écrits sur ce point étaient généralement répandus ; on les lisait même dans les pays catholiques ; ils y faisaient impression; et jusque sur les marches du trône pontifical plus d'un sourire ironique venait ravaler la tiare. Voilà ce qui rendait la plaie profonde et incurable , et ce que les papes eurent de la peine à s'avouer. On en vit encore, après ce coup terrible , rappeler un instant au monde chrétien l'orgueil de Hildebrand et les vices de Borgia. Mais enfin le temps et l'expérience les ont éclairés sur leur véritable position^ ils se sont résignés au rôle d'humilité et de souplesse, devenu désormais leur partage devant les puissances de la terre. Les souverains catholiques, de leur côté, ont depuis re-

gardé le pape comme un ressort politique pour l'accomplissement de leurs desseins et un moyen de mettre à profit la crédulité de leurs peuples. De là les ménagements dont on usa à son égard; mais le respect apparent ne fut dès lors qu'une vaine étiquette; on savait trop que le Vatican n'était plus qu'un volcan éteint. Ce qui venait de Rome n'avait plus d'efficace , tandis qu'un simple courrier secrètement expédié de Paris, de Vienne ou de Lisbonne à cette vieille capitale du monde , provoquait tantôt une bulle de suppression de quelque ordre religieux, tantôt une réforme, tantôt un règlement: autant de preuves de soumission données par le faible successeur de tant d'orgueilleux pontifes , qui n'achetait plus sa précaire existence que par ses complaisances.

Les richesses ayant disparu de Rome, le luxe, les flatteurs, les parasites y disparurent aussi. Cela donna jour à une réforme de mœurs , à un changement de vie devenu tout à fait indispensable au clergé romain. Le clergé protestant était en général pauvre, savant et austère. Tant d'yeux ouverts sur le contraste des deux corps devaient engager les catholiques à le faire disparaître. D'ailleurs, les papes et tous les membres du clergé romain , vivant dans leur siècle et participant. à ses lumières, auraient rougi de se conduire comme leurs prédécesseurs. Ceux surtout qui ont rempli les fonctions de pasteurs dans les temps plus rapprochés de notre âge ont généralement vécu dans l'exercice des plus éminentes vertus. Le chef et le clergé de l'Église romaine sont redevenus ce qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'être. Il est donc très-vrai que cette Église s'est imposé une réforme ; comme aussi il est vrai que cette réforme n'est qu'une suite immédiate , et peut-être forcée, de celle de Luther , lequel , par cette raison , peut être regardé comme le réformateur du clergé catholique.

Ce qui vient d'être dit concernant l'affaiblissement et

Rabaissement du clergé romain ne doit pas s'entendre, ainsi qu'il a déjà été remarqué, des temps qui ont immédiatement suivi la réformation. Gomme les troubles polifiques qui naquirent en Europe à son occasion eurent tous un caractère religieux, et prenaient leur source dans les démêlés de religion , il est naturel que les ecclésiastiques y aient joué un rôle important, et que les princes, les considérant comme des acteurs nécessaires dans les événements, en aient fait leurs ministres. On voit, en effet, pendant cette période, une foule de gens d'Église occuper les premières places et devenir puissants dans l'ÉtaULe concile de Trente, qui occupa et mit en mouvement toutes les cours, depuis 1545 jusqu'en 1563, rendait les ecclésiastiques indispensables dans les cabinets des souverains. La haute idée d'ailleurs qu'on avait encore de la politique .'raffinée de la cour romaine était un préjugé favorable pour tout ce qui était prêtre. Cette importance politique , qui devint le partage de quelques membres du clergé , ne put manquer d'influer en quelque chose sur tout le corps, et sans doute que l'Église lui doit le raffermissement et le maintien de bien des droits qu'elle eût perdus dès lors. Plusieurs des mesures violentes prises par les souverains, et dont l'histoire du seizième et du dix-septième siècle offre assez d'exemples , furent dues , sans nul doute , au zèle inquisitorial de semblables conseillers. Cependant quelques-uns de ces prêtres-ministres se comportèrent plus en serviteurs de l'État qu'en serviteurs de l'autel, et souvent le ministre l'emporta sur le prêtre. Enfin j , cette dernière période de l'importance sacerdotale s'est évanouie après la paix de Westphalie , où la religion a cessé d'être le ressort principal de la politique, et où l'activité des gouvernements a été mise en jeu par d'autres principes, entre autres par l'esprit financier et commercial, dont l'influence dure encore de nos jours.

C'est aux mêmes motifs qu'on doit attribuer l'élévation rapide et le crédit immense de l'ordre des jésuites, néiavee le protestantisme , pour le combattre et le détruire. £es nouveaux soldats de l'Église, constitués d'une manière plus redoutable que l'armée des mendiants *, firent pour l'Église affaiblie tout ce qu'on peut attendre de la prudence y du zèle, de la persévérance, du génie et de la réunion de tous les talents. Ils s'emparèrent des cours , des confessionnaux^ des chaires, de l'éducation de la jeunesse et des missions. Rien ne leur parut impossible pour étendre et consolider la domination du Saint-Siège. Ils ne redoutèrent pour cela ni persécutions ni calomnies. Décriés comme des ambitieux, des fauteurs de troubles , des hommes corrompus et des régicides, ils surent opposer à ces clameurs la sévérité stoïque de leur vie, leurs services réels et leur studieuse austérité. Ce n'est pas ici le lieu d'indiquer en détail ce qu'a produit de mouvements dans la politique de l'Europe cette société célèbre , dont l'influence n'a été due qu'à la réaction du catholicisme contre la réforme. Il suffit de dire que, si cette dernière eût pu succomber et éprouver une contre -révolution, les jésuites eussent opéré ce grand œuvre; mais l'ennemi qu'ils se flattaient de terrasser les a frappés du coup mortel; le génie des temps modernes a écrasé ces audacieux défenseurs du papisme. Il a fallu, pour consommer et constater en même temps l'affaiblissement de son parti, que le pape lui-même fût contraint de les licencier. Victime de l'esprit général de l'humanité,

1 « Sentit Sedes Apostolica , et videt reliquorum ordinum quantumvis prœpingues et crassos ventres , non posse fulcire labesceniem Romanam Sedem; aggressa est igitur magna et multo majori spe creationem hujus novi ordinis , et in régula cavif non esse onerandos immodicis cœremoniis, sed adhibendos summa diligentia ad discendas litteras, etc.... » Cheninitz , Theolôg. jesuit.} seu de Origine Jesuitarum, p. 3. {Note de, l'auteur.)

ET DANS SES RAPPORTS AVEC LA POLITIQUE. IjÛ3

lequel , dans sa marche progressive , commande la mine de toute institution qui lui est contraire, Ganganelli3 signant, l'oeil humide, le bref de suppression des jésuites1, n'était que le précurseur de l'infortuné Louis XVI, forcé, moins de vingt ans après, à éloigner de lui son armée, sa noblesse et ses gardes2. Quiconque médite sur l'histoire ne peut refuser son admiration à une société qui a constan>r ment fait voir tant de courage, d'ensemble, de persévérance et d'adresse dans ses plans; il ne peut s'empêcher, en avouant le. mal qu'elle a pu faire , de rendre un juste hommage à ce qu'elle a produit de grand et d'utile. Son vice radical et le principe de sa destruction gisaient dans son institution même. Destinée au maintien de l'édifice hiés rarchique qui croulait de toutes parts, la main du temps,l'opinion, qui la dirige, ont dû renverser ce dernier contrefort d'une grande ruine que rien ne pouvait plus étayer5.

JSelon Llorente , Portrait politique des papes , t. n , p. 286 r erC signant le bref Dominus ac redemptor noster, du 21 juillet 1773 j par lequel il supprimait l'ordre des jésuites, Clément XIV aurait dit: «Je le fais avec plaisir, parce que j'ai réfléchi longtemps sur le pour et le contre. Si je ne l'eusse pas déjà signé, je le ferais encore ; mais je prévois qu'il m'en coûtera la vie. » En 1774 , ses ennemis répandirent le bruit que le Saint-Siège serait vacant au mois de septembre, et Clément XIV mourut le 22 septembre 1774,. Cela ne prouve pas qu'il ait été empoisonné , mais cela explique pourquoi ila pris du contre-poison.

2 II est clair que Villers n'entend pas que la suppression des: jâ- suites ait amené la révolution française. A l'époque de cette suppression , la révolution était faite dans les esprits, et si les jésuites n'avaient jamais dirigé la conscience des grands, quatre-vingt-treize né serait pas une page sanglante dans nos annales. Quoique organisés contre la réforme, les jésuites sont des réformateurs; a outrance , et leurs instruments ont dû se briser entre leurs mains. Estce à dire qu'ils soient des régicides ? A Dieu ne plaise : Ils sont des Utopistes qui sacrifient tout à leur chimère.

"Quelques individus, animés d'un zèle peu éclairé, font encore des eiforts pour ressusciter l'ordre des jésuites. Ils n'y réussiront

: L'aspect du clergé , dans les pays qui ont adopté rigoureusement la réforme de Luther, est tout autre : Ses membres ne veulent être que ce qu'ils peuvent et doivent être, les ministres de la parole de Dieu, les instituteurs de la morale publique. Affranchis de toute obéissance étrangère , ils ne connaissent que la patrie , dont ils reçoivent leur salaire ; devenus époux r pères , citoyens , ils n'ont plus d'autre intérêt que celui de l'État dans lequel ils vivent. C'est ou le prince , ou le magistrat, ou le peuple qui les nomme. Luther a voulu ramener l'Église, en ce qui concerne son régime intérieur, à la démocratie du premier âge, et la hiérarchie à un système. modéré de subordination. Les Églises qui ont suivi Calvin sont constituées plus démocratiquement encore. Mais chez aucune le clergé ne forme plus une corporation qui puisse devenir redoutable aux intérêts de la nation ou à l'autorité qui gouverne. Quelques marques publiques de déférence sont les seules attributions des pasteurs. Suivant la parole du Maître, on donne à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. La confession auriculaire , abolie, tranche d'un seul coup les ramifications infinies par où le despotisme hiérarchique s'était enraciné de toutes parts, et prive le clergé de son

pas. L'impossibilité morale est contre eux. Cet ordre a été un produit naturel du temps où il est né 5 il n'est pour le temps présent qu'une plante parasite qui se desséchera faute de nourriture : Notre siècle ne peut plus reconnaître pour ses enfants les fils de Loyola. Quelques asiles où se cacheront leurs faibles restes , où ils propageront sourdement des principes surannés, seront leur seul recours. Us n'en sortiront plus pour dominer l'opinion ., et par elle le monde ; c'est l'opinion qui les y atteindra, et qui chaD géra même jusqu'à l'esprit de leurs sectateurs *. (Note de l'auteur.) :

*Villers n'a pas prévu la restauration officielle de l'ordre des jésuites par Pie VII. Cela fait honneur à son cœur. Espérons que le temps fera honneur à son jugement, et que les jésuites vivront désormais au milieu de nous sans reprendre l'ascendant dont ils ont jadis si énormément abusé,

influence incalculable sur les princes , les grands , les femmes et l'intérieur des familles \ .

Par suite de l'attachement des souverains anglais au système de subordination épiscopale , qu'ils croyaient favorable à leurs vues et à leur autorité , la constitution de l'Église anglicane est demeurée plus conforme en apparence à celle de la hiérarchie romaine. Les réformés purs , les presbytériens et autres , s'étaient montrés républicains , assez pour alarmer les princes. On connaît la devise favorite des Stuart : No bishop, no king: Point d'évêque, point de roi. Cette maxime paraît avoir favorisé le maintien de l'Église épiscopale en Angleterre.

Le Danemark et la Suède, mais surtout ce dernier royaume, ont conservé des évèques protestants, qui jouissent de revenus modiques et de quelques prérogatives civiles attachées à leurs places ou aux terres qu'ils possèdent, comme d'être membres des États; mais ces prérogatives sont individuelles. Dans quelques parties de l'Allemagne , les principaux préposés du culte se nomment surintendants; les affaires ecclésiastiques sont traitées par des assemblées appelées consistoires; c'est le prince qui les établit, et il n'est pas rare de les voir présidées par un laïque.

Partout les princes protestants sont devenus les chefs suprêmes de l'Église2. Cette circonstance n'a pas peu con-

Ul faut se garder de confondre la confession auriculaire des catholiques romains avec la confession particulière , encore en usage chez les protestants. Ce sont deux choses distinctes qui ne se ressemblent guère que par le nom. (Note de l'auteur.)

2 C'est-à-dire chefs de l'Église, entant qu'elle est une institution dans l'État , mais non chefs de la foi et de la croyance. Un prince protestant n'est donc point un pape dans son pays 5 il est le chef de l'Église , non de la religion*. [Note de l'auteur).

* Cette situation tend à se modifier partout où se fait sentir la nécessité d'établir la liberté illimitée des cultes. Au gré de ceux qui demandent la séparation absolue de l'Église et de l'État, ces modifications sont imperceptibles. Serait-ce parce qu'ils sont décidés à ne les voir qu'après que l'Église aura absorbé l'État?

106 sur l'église en elle-même

tribué à l'accroissement du pouvoir de la plupart des gouvernements de l'Europe après la réformation. Dans les pays protestants, le vide causé par la cessation de toute autorité et de toute juridiction ecclésiastiques fut rempli par le pouvoir civil , lequel s'accrut d'autant. Dans les pays catholiques , l'Église , épouvantée et menacée , céda aussi du terrain à l'autorité civile. Les guerres, tant civiles qu'extérieures , qui furent généralement une conséquence de l'animosité religieuse , donnèrent enfin lieu aux princes de rendre leur puissance illimitée, ainsi que nous l'indiquerons en parlant de chaque État en particulier.

Une suite prochaine de la réformation et des résistances, des actions et des réactions qu'elle mit en jeu, fut encore l'établissement de diverses sectes du christianisme comme religions dominantes dans les États où elles avaient pris pied. Auparavant, et lorsqu'on ne connaissait qu'une seule communion, une telle idée ne pouvait venir à personne. Le papisme dominait par le fait, non parla loi. Quand des hérétiques étaient persécutés, ce n'était point par une loi de l'État ; c'était par une réquisition du pape , à qui le prince prêtait main-forte. Un effet de la jalousie et de l'antagonisme réciproque des sectes fut d'exclure des places de l'État , et même du trône , quiconque ne professait pas la même foi , n'avait pas le même symbole que celui de la majorité de la nation et du gouvernement. De cette disposition légale naquit une nuance nouvelle d'intolérance, qui jusque-là était restée inconnue, et qui s'établit chez les protestants comme chez les catholiques. De là la révocation de l'édit de Nantes et la nullité civile qui pesait sur tous les citoyens d'une autre confession que la confession dominante. Dans quelques pays catholiques , cette nullité alla jusqu'à la mort civile. Un réformé ne pouvait ni posséder des biens, ni tester, ni se marier, ni procréer des enfants légitimes; heureux si on ne mettait pas des dragons à sa

poursuite, si on ne l'envoyait pas aux galères ou à l'échafaud!

Enfin , parmi les États de l'Europe demeurés fidèles au Saint-Siège , on n'en peut guère compter où il ait conservé toutes ses prérogatives, Naples, Venise, l'Espagne et le Portugal se sont souvent montrés récalcitrants; la Pologne , la Hongrie , l'Autriche virent s'établir sur leur sol une foule de dissidents de toutes les confessions. Il en fut de même des principautés ecclésiastiques d'Allemagne. En France, outre qu'il y avait un grand nombre d'individus qui avaient adopté la réforme , les rois et les parlements se sont , en beaucoup d'occasions , montrés peu favorables aux prétentions ultramontaines : plus d'une fois les monarques ont menacé Rome de suivre l'exemple de Henri VIII. La courageuse Église gallicane a eu plus d'un digne successeur des Gerson et des Richer1; et il s'en fallait de beaucoup qu'elle fût une partie intégrante du patrimoine de Saint- Pierre. Le concile assemblé à Trente pour réconcilier toute l'Église de Jésus-Christ ne fit que mieux en marquer les divisons. Ses décrets, rejetés, modifiés ou oubliés par les États catholiques , loin de réhabiliter les papes , produisirent le livre de Fra Paolo Sarpi2, qui fit plus de mal au Saint-Siège que dix conciles ne pouvaient lui faire de bien. M. de Marca, qui devint archevêque de Toulouse, puis , un

* Gerson, chancelier de l'Université de Paris, vers la fin du quatorzième siècle, auteur présumé de l'Imitation de Jésus-Christ , joua un grand rôle aux conciles de Pise et de Constance, où il soutenait avec force les libertés de l'Église gallicane. Il n'hésitait pas à mettre les conciles au-dessus du pape. Richer publia une édition des œuvres et une apologie des doctrines de Gerson, en 1607. En 1611 , il a contesté l'infaillibilité du pape dans son traité De ecclesiastica et politica potestati.

^Istoria del Concilio Tridentino. Londres 1619. Comparez : Histoire du Concile de Trente, par L. F. Bungener. Paris 1847, 2 vol. in- 18.

seul jour, archevêque de Paris, dans son traité : De concordiâ sacerdotii et imperii; Hontheim, évêque suffragant de Trêves, dans l'ouvrage qu'il a publié sous le pseudonyme de Justinus Fcbronius*, ont achevé ce que Sarpi avait si heureusement commencé. Les efforts successifs d'indépendance des États chrétiens se lient par une chaîne non interrompue à ceux des premiers réformateurs. Ainsi l'on ne peut méconnaître, comme suites de la même influence, les réformes tentées et en partie opérées sur le clergé d'Autriche par Joseph II, le dépouillement total du clergé de France sous l'Assemblée constituante, et la sécularisation générale qui vient de s'effectuer dans l'Allemagne catholique. On sent combien il serait facile de démontrer que ces grandes mesures ont leur source éloignée dans la réformation , qui seule a pu les rendre possibles.

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