IV. SA VIE A L'UNIVERSITÉ D'ERFURT
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Ayant goûté la douceur des bonnes lettres , et brûlant
de l'ardeur d'apprendre , il se rendit à l'Université , comme à. la source de toutes les connaissances. S'il y avait trouvé des maîtres habiles, son génie puissant eût sans peine approfondi toutes les sciences , et l'étude de la vraie philosophie eût tempéré sa véhémence naturelle. Mais il tomba à Erfurt dans les épines de la dialectique de son temps, dont l'abus et le mauvais emploi n'échappèrent point à la sagacité de son esprit \
Cependant son esprit avide de savoir, se mit bientôt à la recherche d'objets nouveaux et meilleurs. Il lut la plupart des écrits qui nous restent des anciens latins , ceux de Cicéron, de Virgile, de Tile-Live et autres. Il lisait ces livres, non comme les écoliers qui ne savent en extraire
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1 Jean Trebanius, homme d'un grand savoir, mais surtout moins dur et plus affectueux que ses collègues ; ce qui était un véritable phénomène au seizième siècle.
2 On a de lui des cantiques sublimes qu'on chante encore avec édification dans les Églises protestantes.
3 De la l'antipathie insurmontable de Luther pour la philosophie scolastique, qui avait pourtant aussi son beau côté. Melanchthon le
mais il ne put jamais le faire comprendre à son amû
que des mots,. mais. comme un homme qui sait qu'ils renferment la science et les divers aspects de la vie humaine. Aussi s'arrêtait-il particulièrement aux préceptes et aux sentences qui s'y rencontrent; et comme il avait une mémoire fidèle et sûre, tout ce qu'il avait lu et entendu lui était sans cesse présent. C'est ainsi que Luther se distinguait dans sa jeunesse, et que son esprit faisait l'admiration de toute l'Académie.
A l'âge de vingt ans, il obtint le titre de maître es arts, et de l'avis de ses proches, qui jugeaient qu'une telle force et une telle élégance d'esprit devaient paraître au grand jour et se dévouer au service de la chose publique, il commença à s'appliquer à la jurisprudence.
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