CONCLUSIONS
I. L'euthanasie est la mort provoquée sans souffrances pour éviter les douleurs des maladies incurables et l'an: goisse de l’agonie. C'est, en somme, le suicide et l’assassinat médicalement autorisés.
Il. La science comparée, l'ethnographie montrent que tous les peuples, à part quelques exceptions négligeables, réprouvent l'euthanasie.
LIL. Ses défenseurs sont uniquement des littérateurs el des utopistes. Il est donc nécessaire d’opposer à leurs asserlions une critique purement médicale.
[V. La médecine s'oppose à l'euthanasie pour des r'al-
sons absolues.
A. — Elle a pour butde conserver la vieel non de la détruire.
B. — La médecine n’est pas une science absolue, c'est
un art qui évolue et se perfeclionne sans cesse. Une maladie, incurable aujourd'hui, pourra être guérissable demain.
C. — Le diagnostic ne permet pas d'affirmer, d'une manière absolue, l'incurabilité de la maladie. D. — Le pronostic aussi est sujet à de trop nombreuses ë
erreurs.
LEGS E. — La nalura medicatrix est l’ensemble des forces qui résistent à la mort; c’est le premier des éléments de guérison. Le médecin ne doit pas l’entraver.
V. Si le médecin doit conserver la vie par tous les moyens, 1] ne lui est pas défendu, quand ce n’est pas préjudiciable au malade, de calmer les douleurs des incurables et les affres de l’agonie.
Vu et permis d'imprimer : Vu et approuvé :
Montpellier, le 18 juillet 1913, Montpellier, le 18 juillet 1913. Le Recleur, , Le Doyen,
Ant. BENOIST. MAIRET,