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notre respectueuse et sincère gratitude pour l'intérêt dont ils ont toujours fait preuve à notre égard.
M. le Docteur Jean LALANNE, Médecin-Chef à Dinan, a bien voulu nous transmettre des notes manuscrites du Docteur G. LALANNE, son père; nous le remercions de ce geste et le prions de croire à nos sentiments amicaux.
M. le Docteur SENGLAR, Directeur de l’Asile, a largement contribué à ce travail, en nous fournissant avec la plus grande bienveillance tous les documents qu’il avait à sa disposition. Nous l’en remercions vivement et le prions de croire à notre respectueux dévouement.
En dehors de l’Asile, nombreux sont ceux qui nous ont aidé dans l’accomplissement de ce travail
M. ze PRÉFET de Meurthe-et-Moselle a eu lamabilité de mettre à notre disposition un plan de l’Asile qu'il possédait; nous lui adressons nos très respectueux remerciements.
M. le Docteur DESRUELLES, Médecin-Chef de l’Asile de Saint-Ylie, à Dôle (Jura), en nous autorisant à puiser dans sa bibliothèque personnelle, nous a fourni une bibliographie extrêmement documentée en même temps que des conseils très précieux. Nous lui adressons nos bien sincères remerciements.
M. Maror, Directeur des Archives départementales, M. REMARK, Archiviste municipal, M. CoziN, Conser-
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vateur de la Bibliothèque municipale, nous ont réservé le meilleur accueil et nous ont fourni une ample documentation. Nous les en remercions.
M. René WiENER, qui a toujours témoigné à notre famille une amicale sympathie, nous a fait le très grand plaisir de puiser pour nous dans sa magnifique collection, et c’est à sa généreuse amabilité que nous devons la majorité des illustrations de cet ouvrage; nous lui en sommes respectueusement reconnaissants.
Enfin, M. PAYEUR nous a prêté son talent de dessinateur.
Notre but, dans ce modeste ouvrage, est triple :
Raconter le passé de Maréville, décrire son présent et tenter d’en esquisser l’avenir.
L'origine de Maréville nous retiendra d’abord, puis son développement progressif jusqu’à nos jours, en insistant surtout sur la période postérieure à la loi de 1838 sur les aliénés.
Plus longuement nous nous efforcerons de faire un tableau aussi exact que possible de ce qu’est l’asile actuel.
Enfin, dans un dernier chapitre et tenant lieu de conclusion, nous comparerons ce qui existe aux conceptions modernes émises dans les derniers travaux sur la construction et l'aménagement des asiles.
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Nous pensons que certains traiteront ce sujet de paramédical : C’est pour répondre d’avance à ce reproche qu’on ne manquera pas de nous adresser, que nous prouverons qu'il n’en est rien. En effet, CoLom- BIER, le premier, en 1785, dans son « Instruction sur la manière de gouverner les Insensés », disait déjà que l'assistance aux aliénés est une : « Tout ce qui concerne l’aliéné, bâtiments, vêtements, mobilier, travail, est d'ordre essentiellement médical. »
En 1852, le Docteur EVRAT protestait vivement, en ces termes, contre le Conseil Général de l’Isère, qui avait décidé la reconstruction de l’asile Saint-Robert sans l’avis du médecin aliéniste : « Le Directeur et les Médecins des établissements publics consacrés au traitement de l’aliénation mentale, doivent joindre leur coopération dans l’étude des projets et des plans de fondation et de construction de ces asiles.. Les asiles d’aliénés doivent, de toute nécessité, être des établissements de secours, de traitement, de guérison. Ce point étant reconnu, il doit être reconnu aussi que le concours de la médecine devient forcément obligatoire dans l’étude des plans de construction de ces établissements; car ce que ces sortes de constructions ont à réaliser n’est pas autre chose qu’une pensée médicale. Les médecins qui ont été à la tête des grands établissements d’aliénés et qui ont laissé des écrits sur le traitement de l’aliénation mentale ont tous proclamé la nécessité de demander à la médecine le plan des édifices destinés à la curation de la folie. »
Ce sont là, nous semble-t-il, de solides arguments
en faveur de notre thèse, qui reste dans les strictes limites de la médecine.
Avant d’entrer dans le vif de notre sujet, qu’il nous soit permis de nous excuser du plan quelque peu artificiel que nous y développerons. La complexité d’un tel exposé venait de l’intrication logique de l’historique proprement dit et des réflexions que ce dernier peut suggérer. Il était difficile de ne pas discuter au fur et à mesure les événements plutôt que de le faire exclusivement dans une dernière partie, après s’être borné à les décrire dans la première. C’est pourquoi, tenant compte de l’importance de chacune des phases de l’histoire de Maréville, d’une part, et de la tentative de mise au point à laquelle visait notre travail, d’au-
tre part, nous avons cru devoir adopter l’ordre suivant.
Dans une première partie nous décrirons l’origine de Maréville, jusqu’à la création du Pensionnat Sainte- Anne (1898), avec les différents chapitres que peut comporter cet historique : nous suivrons ici l’ordre chronologique et nous ne négligerons pas les nombreuses citations relatives à cette période que nous ne pouvons apprécier de notre propre jugement.
Signalons ici que M. le Docteur G. LALANNE, qui a vécu à l’asile de Maréville toute sa carrière de psychiâtre, avait déjà fait une synthèse remarquable des documents relatifs aux origines de l’établissement. Les notes manuscrites qu’il a laissées et que notre Maître, M. HaAMEL, et notre Ami J. LALANNE, nous ont fait
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l'honneur de nous confier, ont été pour nous un très précieux appoint dans l'élaboration de notre thèse.
La seconde partie, plus courte, développera particulièrement les efforts réalisés de 1900 à 1914 par les médecins et les administrateurs de Maréville pour améliorer l'asile. Ici, nous essaierons par des commentaires appropriés de juger la valeur et la méthode de travail qui aboutirent à la transformation intérieure des vieux bâtiments, à leur aménagement de plus en plus moderne, grâce à l’emploi des crédits d’entretien et à la construction finale de nouveaux pavillons.
Dans la troisième partie, que nous ferons commencer à 1919, passant volontairement sous silence la période de la guerre, nous suivrons l’évolution des efforts commencés, qui visent d’abord à pourvoir tous les quartiers des progrès hygiéniques, puis se portent sur d’autres points. Ensuite la nécessité de nouvelles constructions exigées par la circulaire de l’inspection générale relative à l’isclement des contagieux, par V’utilité d’un quartier de tuberculeux, par l’augmentatation de la population et par le besoin de centraliser les services administratifs et économiques. Cette dernière partie nous conduira donc à l’étude de l'état actuel que nous nous efforcerons d’apprécier. En conclusion, nous ferons une rapide mise au point de ce qu'est Maréville en comparaison de ce qu’il devrait être.