‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 108 sur 212 · Op. toMrf · texte numérisé non relu

Op. toMrf

3. Valabhi, 1, 2. 4, 7, 8, U. 10. U, 16, 17. 18, 19. — Camp de y icioirt (jagaskandhdcàra, cij*) : Kbudciasediya, 3. Bbadropàtta, 12. Bbartftât^naka. 13. Bbarukaccba, 22. Siri simminikà, 23. Pùlindaka, 24. Maghavena, 27. Bail-

Dgie panégyrique, complète d'abord, et k partir de Çllàitya I, abrégée en sautant directement de Bhat&rka à uhasena. Ensuite vient l'avis adressé à tous les fonctioniires et contenant l'intention du don, l'indication du douaire, la désignation précise des terrains concédés, le régime I la donation. Les recommandations et les imprécations uelles terminent la charte, avec la date, les noms du déçue, du scribe, et la signature du roi. Le régime {sthiti) est jjours le même, quelles que soient les différences nomiles '. La terre est donnée « avec l'udranga, l'uparikara, le ùta-vâta-pratyàya, le revenu en grain et en or, le droit de îtice sur les dix fautes, le droit de corvée éventuelle; les iciers royaux ne doivent pas y mettre la main; tous droits teneurs accordés à des dieux ou des brahmanes sont Dlis ; la jouissance, à la façon de la terre et des trous, doit rer aussi longtemps que la lune, le soleiM'océan, la terre, rivières, les montagnes. Donc, que le donataire cultive, se cultiver, ou le distribue, personne ne doit y faire obsle' ».

L'appel aux rois futurs et les imprécations sont un lieu nmun de l'épigraphie sanscrite : « Les rois futurs, soit de tre race, soit autres, devront approuver cette nôtre donan et la maintenir, en se disant que la dignité royale est în éphémère, que la vie humaine est instable, et que la compense d'une donation de terre est un bien en commun.

atà^aka. 28. Panika, 29. Khetaka. 30,31. Godraha, 32. Ânandapurn. 33. 3ainp indôtermiDÔ : 3 bis.

BrahmadeyaCdâyaisihityà. 1, 2, 4, 8. 9, 10. 13. 10, 22, 24, 27, 28, 29, 33. — Dharraadeya(dâya)slhityd, 30, 31. — Brahmadcyrigrahârasihilyâ, 23. — Devâgrahâraslhityà. 12 [con-. au lieu de devavibàra), 16, 18, 20 tes bouddhiques). — Çàkyàryubbiksusainghasthityâ, 6. —Enfin, pour la ation au linga et au temple de Mahàdeva, le scribe, vraisemblablement >arrassë, prend la formule : UparilikhitasibityÂ. 17. . Sur les expressions techniques usiu»es dans ces formules, et dont l'exation est encore souvent hypothétique, v. Corpns Inttcr. Inri., III. à dex.

Et il est dit : Bien des rois depuis Sagara ont joui de Ii terre; qui la possède en a alors le fruit. — La terre donnée avant toi aux brahmanes, veilles-y bien, ô Yudhiçthira, le meilleur des maîtres de la terre; veiller est mieux encore que donner. — 60,000 années il vit dans le ciel, celui qui donne de la terre ; qui la reprend ou qui Vy aide vit autant dans Tenfer. — Dans les forêts sans eau, hôtes de troncs desséchés, ils naissent serpents noirs, ceux qui reprennent les donations pieuses. — Les richesses que les rois par peur de la pauvreté (en mérites) ont transformées en œuvres pies sont comme des guirlandes qui ont déjà servi; quel honnête homme voudrait les reprendre* ? »

Les dates des donations excluent Thypothèse d'un choix raisonné; elles ne correspondent point aux jours de fête ou aux occasions solennelles du calendrier indien. Mais elles sont sans aucun doute, au moins dans plusieurs cas, en relation avec des circonstances qui ne nous sont pas connues. Il est difficile de croire que c'est par un simple effet du hasard que trois des six chartes authentiques de Dharasena II, toutes trois en faveur de brahmanes, du Rg-Veda, du Sâma-Veda et du Yajur-Veda respectivement, portent la même date : vaiçàkha, badi 15,252. En fait, les donations se répartissent sur tous les mois de Tannée*.

1 . Il est inutile de transcrire tout au long ces stances qui se retrooTent partout. Je n'en indique que les pratilias : Babubhir vasudhà... — Fùrvadattàni dvijâtibhyo. . . — Sas^tiin.^ varsasahasràni... — - Anudakesv aranyesa... — Yâniha dâridrvabhavân. . . Dans 5 et dans 12 on trouve en outre lastanoe suivante, mutilée dans les deux chartes :

Laksminiketanam yadapâçrayena priipto si — u ko bhioaataip ofpàrthain l tàny eva punyàni vivardbayethà na bàpaniyo by upakàripaksah ||

La plupart des stances sont citées sous l'autorité du vénérable Vyà$a(6Adf/acatd Vydscna, Vedacydsena). Ijà quatrième: anudake^u, etc., se troave dans le passage du Mahii-Bbàrata cité par Hemâdri (cf. sup., p. 13, n. 1).— La troisième : sas^im, etc., est incorporée dans le passage du Visiiu-dbarmo ttara. cité ibid., 504.

2. Vaiçàkba, çudi, 1 (25); 13 (30). — badi. 15 (1, 8. 9, 10). — J yaL^^ha, çu.. 5 (33) — ba., 5 {Z9) ; 6 (16). — Â>à<lba, çu., (19) — ba , 5 (24). — Çràvaçi.

La désignation du délégué {dûiakà) semble être également dépendante du caractère confessionnel de la donation. Le ^me personnage est suivant l'occasion chargé de veiller à xécution des ordres royaux tour à tour en faveur de brahines et de couvents bouddhiques. Il est intéressant d'obrver qu'on voit paraître dans ces fonctions, avec des inces royaux (râjaputra), des lieutenants royaux (/'dsthànîya), des chambellans (praiîhàra), des marquis imanta) et des officiers encore mal définis {bhogika, )ûpakâràpati , pramàla, gafijàçâti) une princesse royale ijaduhitr) nommée Bhùpà ou Bhûvà (21, 22). Donations divines. — Tous les princes de la dynastie, à xceptiondeDhruvasenal, de Dharapatta, et, dans un seul 3, de Guhasena, se déclarent « les premiers des adorateurs Maheçvara ». Il est clair que Çiva, sous la désignation de iheçvara, était la divinité tutélaire de la famille {kulavatà); chacun des rois n'en restait pas moins libre de oisir, pour Tadorer, une divinité à son goût {abhiniataoatà). Les sceaux et les monnaies de la dynastie proclamt aussi sa dévotion à Çiva. Le taureau de Çiva. Nandi, . figuré accroupi, tourné vers sa droite propre, sur les »ux royaux ; au-dessous est inscrit le nom du fondateur, i Bhatàrka. Le trident de Çiva, le triçùla. est représenté revers des rares monnaies publiées jusqu'ici '. Le premier >iteur du site de Valabhî, Nicholson, y trouva encore

, (5) — ba. 9 i2d). -- Bhâdrapada, çu.» 1 (27) — ba., 8 (17). — Âçvina,

(7) ; 1 (4) ; 5 ou 15 (18) ; 13 (3 his). — Kârttika, çii., 5 (32); 7 (2). —

rgaçira, çu., 3 (21); dvi., çu., 2 (22). — Pausa, ? (26). — Màgha, çu..

Jl) — ba. (6) ; 3 (3) ; 5 (20) ; 12 (30). — Phàlguna. ba., 10 (13). — Caitra,

(11); 2 (là).

. CuNN'iNGiiA.M a publié, dans V A rr.haeoloQical Sarcey of IncUa, vol. IX, V, n*^ 23, 24, 25, des monnaies de Valabbi. Il les attribue à Bba(àrka et Dbarasena, et donne de la légende cette transcription fort douteuse : hàksatraparanaâditya ràjfïo sâmanta mabâ vrï Bhattârakusa ; — mahàrâjiïo hàk.satraparamasàmanta çrl Bbattârakasa ; — mahàràjno mabàksaira lanta mabesa pramàditya Dbarasena^a. — Une monnaie pareille à cette nière a été publiée par Nkwton, Bomb, Br., Vil, p. 14, et pi., lig. 17.

débouta la surface du sol une statue de Nandi en grandeur . naturelle et un pilier qui portait un linga*. Cependant une seule des chartes découvertes jusqu'ici a une destination çivalte. Elle émane du roi ÇUâditya I (17), dont nous possédons deux autres donations en faveur de couvents bouddhiques. Le roi assigne plusieurs champs avec des citernes, d'une contenance totale de 295 pâdàvartas (pas carrés) « au vénérable Mahàdeva, élevé par les soins de Harinàtha, et installé sur le sol qui lui appartient à Balavarmànaka-Vàtapadra*». La rente doit servir a à prévenir toute interruption du culte, bains, parfums, encens, fleurs, guirlandes, éclairage, huile, etc., à défrayer la musique, le chant, la danse, etc., à réparer les dommages et les détériorations du temple du dieu, afin de subvenir à Tentretien de sa vénérable personne*». Kharagraha, sans doute le frère de Çilàdityal*, est désigné pour veiller à l'exécution de la volonté royale (608/9 J.-C). Le rituel çivaïte apparaît ici tel qu'il doit demeurer établi jusqu'au temps présent, avec son cortège de pompes et de spectacles : l'étroite parenté des formules employées dans les donations bouddhiques* marque mieux le contraste des deux religions. Maheçvara se manifeste, par les hommages mêmes qu'il reçoit, comme un dieu nettement personnel, sensible aux mêmes plaisirs que l'humanité, heureux d'être choyé par ses fidèles comme un maître aimé et respecté.

Donations brahmaniques, — Les donations brahmaniques qui constituent les deux tiers du total sont exclusivement individuelles et ne s'adressent jamais à des communautés,

1. NicHOLSON, Notes, etc., J. R. A. S., XIII, 146-63. L'article est accompagné d'une planche qui représente le pilier.

i . Balavarmânaka-vàtapadra-svatala-ui vis|a-Harinàtba-kÀnta-Mabâdenpâdànàm .

3. Fûjà-snapana-gandba-dhûpa-puspa-màlyadipa-tailâdy-avyayacchittaye

vàdya gita nrtyàdy-upayogàya devakulasya ca khanda-sphu(ita-pratisaiuskirâya pàda-mùla-prajivana-uimittàya.

Page 1