‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 127 sur 212 · Eusèbe, Prœp. ce, IX, 12 et · texte numérisé non relu

Eusèbe, Prœp. ce, IX, 12 et

racontant ce môme fait, croit le certifier assez aux veux

des anciens Romains, en faisant remarquer qu'il a pour lui le témoignage de la Sibylle ^

Il est vrai que cette sibylle juive portait le nom de sibylle d'Erythrée, et ^ue Virgile parle d*un poème attribué à la sibylle de Cumes. CeU fait si peu de difficulté que nous pouvons en tirer une conjecture favorable de plus. En effet, c'est une chose certaine qu'au temps de Virgile on croyait généralement à l'unité de la Sibylle antique ; les auteurs les plus sérieux s'accordent pour affirmer, en particulier, qu'on identifiait toujours la sibylle d'Érylhrce avec celle de Cumes. Au dire d'Aristote, do Tite-Livc, de Martianus Capella et d'autres encore, la prophétesse d'Erythrée était venue prophétiser, vieillir et mourir à Cumes*. D'où il est aisé de comprendre comment, selon la remarque d'Aristote, tous les oracles Érythréens étaient appelas Cuméens parles habitants de l'Italie. Virgile ne pouvait pas ne pas suivre cette coutume. Il ne reste plus dés lors qu'à voir quelle lumière jaillit de la confrontation de sou églogue avec nos poèmes judéo-alexandrins pour être enfin autorisés à dire que le Carmen Cumœuni, écrit en grec et on vers homériques, annonçant le dernier âge du monde et le renouvellement universel, était, en effet, un de ceux-là.

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