‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 148 sur 212 · Sur C. 2, X, De conj., II, 18, in fine · texte numérisé non relu

Sur C. 2, X, De conj., II, 18, in fine

3. Procédure criminelle contre Gilles de Rais, publiée par M. de vf aulde, dans Gilles de Rais, maréchal de France, dit Barbe-Bleue 1404-1440), par Tabbé Eugène Bossard, Paris, 1886, p. xiii : « Prefatus »romotor, facto et in scriptis, tune dédit et produxit seu porrexit contra LCturo reum quosdam positiones et articulos concludentes sub tenoibus infra scriptis; quibus idem promotor peciit per dictum Egidium aum, singularitcr singulis, . . mediojuramcnto respondere, in quantum ssent positiones et contra articulo», in quantum articulos esse censeentur, dicere et objicere si vellet. »

4. Sebast. Guazzini, Tractatus ad defensam inquisiiorum, carce» atorum, reorum et condcmnatorum super quocunque crimine, Veneiis, 1649, De f. XX, c. 18, p. 314 : « Sed sciât judex quod in riminalibus non fiant positiones reo, quibus ipse tenetur respondere, ed proceditur ofQcio judicis per modum interrogationum, secundum omrounem practicam attestatam per Baiard. q. 45, n. 3, preterquam a civitate Bononie, ubi etiam in criminalibus fiunt reo positiones, ut udivi a practicis Bononiensibus, quod videtur superfluam^ cum quis ion teneatur respondere positioni criminosœ, ut post Jas(onem) et )ald(um) Baiardus. »

juramentum calumniœ et le juramentum de veritate dicenda, que d'ailleurs \epromotor prête l'un et l'autre de son côté « .

Cet abus du serment n'est point fait pour surprendre dans le système du droit canon. C'est un trait constant de la procédure canonique, que dans tout procès, l'une des parties au moins, l'une et l'autre le plus souvent, prêtent un serment destiné à assurer leur sincérité et à procurer des aveux. Nous venons de voir ce qui est en matière répressive, dans les Criminales causœ : en matière civile, dans les Causer pecuniariœ et temporales, le demandeur et le défendeur prêtent le juramentum calumniœ; dans les Causœ spirituales,'\^ prêtent \e Juramentum de veritate dicenda. Cette tendance, je le crois, provient de deux causes : d'un côté la recherche de la vérité absolue, où le droit canonique s engage souvent éperdument; d'autre part le désir d'éviter, par des aveux obtenus, les difficultés et les complications où l'entrainait son système de preuves légales.

1. Op. cii.f p. XI : (( Predictus proinotor juravit de calampnia et veritate. Et, eodem promoto re instante quatenus idem Egidius reos predictum calumpnie et veritatis juramentum in causa etcausis huiasmodi faceret et praestaret. »

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