Le grand temple de Marduk à Babylone
344 LA RELIGION d'ASSURBANIPAL
Comme en témoignent ces paroles, toute pratique religieuse avait cessé, à Babylonc, depuis les temps troublés du vieux Sennachérib. — En pouvait-il être autrement dans une ville si durement éprouvée, à qui il ne restait ni temples, ni dieux, ni prêtres, ni habitants?
A la ville rebâtie et repeuplée, Assurbanipal avait ramené ses dieux. Pour rendre à la religion son ancienne splendeur et parfaire son œuvre de restaurateur, il ne pouvait moins que de rétablir les vieilles coutumes tombées en désuétude.
Je n'ai ni le temps ni Tespace nécessaires pour raconter, par le menu, quelles étaient ces vieilles coutumes. Le peu que je dirai suffira néanmoins à nous donner une idée exacte de la dévotion d'Assurbanipal et, dans une certaine mesure, de ses contemporains.