‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 182 sur 212 · I.III R., pi. 61, lig · texte numérisé non relu

I.III R., pi. 61, lig

29. La poitrine du fils, pour la poitrine de riiomme^la donnée >.

On invoque un 3* argument, celui des cylindres. Collection deClercq, I, pp. 18, 112, pi. XIX, n« 181.

Il est incontestable qu'il s'agit d'un sacrifice humain.

Seulement ces cylindres, comme les textes, remontent à une très haute antiquité et sont de peu de valeur pour le règne d'Assurbanipal.

Sont-ce-là, en effet, des textes suffisants, lorsqu'il s'agit de porter contre une civilisntion d'aussi graves accusations?

Pour ma part, je ne le crois pas. Ce qui me confirme dans mon incrédulité, c'est que nulle part je ne vois Assurbanipal, si impitoyable pour les vaincus, parler de sacrifices humains. Dieu sait cependant avec quel oubli de toute pudeur il se vante des tortures et des mutilations commises !

On sent, au calme du récit et à l'absence de tout remords, qu'il se fait un point d'honneur de tenir registre, pour la postérité, des têtes tranchées, des nez et des oreilles coupés, des langues arrachées et des peaux enlevées sur le corps palpitant du vaincu*.

Toutefois, et c'est un argument de grand poids, la Bible est affirmative sur ce point :

Ces pratiques sanglantes étaient observées du temps d'Osée, roi d'Israël, contemporain de Salinanasar, roi d'Assyrie et de So, roi dcMisralm, c'est-îi-dire quelques années avant la prise de Samarie (721 avant J.-C).

Reste à savoir s'il y a bien identité entre Sepharvaïm et la Sippara .sa samas, .sa anunit.

Somme toute, il n'est pas prouvé que le zèle d*Assurba-

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