LES PANTHÉONS DB L'AMÉRIQUE CENTRALE
une foule de cérémonies, nous ont murmuré à Toreille le secret de leurs textes.
Il n'est donc guère possible de donner ici autre chose qu'une liste, bien courte d'ailleurs, des divinités composant les divei^s panthéons de l'Amérique Centrale ; quant à les comparer à celles du panthéon mexicain on comprendra aisément à quel point doit être difficile, brève et imparfaite, l'étude des rapports entre deux choses dont l'une est presque inconnue.
Je sais bien qu'il y a eu longtemps en américanisme une méthode de travail d'une simplicité extrême et qui se souciait peu du manque de matériaux. Je ne veux point parler ici des hypothèses faisant venir de toutes les parties, sans en excepter une, de l'Ancien-Monde, les habitants et surtout les civilisateurs religieux' de l'Amérique i)récolombienne; peu do sciences, même parmi les plus parfaites' aujourd'hui, ont échappé à cet. . . excès d'imagination dû parfois à des besoins religieux mal compris.
Je mécontenterai simplement de rappeler la seule de ces théories qui ait été conçue dans un esprit scientifique, la théorie toltèque qu'émirent les vieux auteurs, surtout d'orgueilleux indigènes, et que reprirent et perfectionnèrent plusieurs écrivains modernes, notammentM. Angrand ; aujourd'hui bien peu d'américanistes, à l'exception des Français, lui accordent une valeur quelconque; d'aucuns même, parmi lesquels M. Daniel Brinton», la combattirent violemment.
Cette théorie toltèque* s'appliquait à la religion et aux formes sociales aussi bien qu'à l'anthropologie; les déesses et
un à Dresde : le Dresdensis, malèricllcment coupé en deux (G. Rayuaud^ Les Manuscrits du Yucatan Précolombien),
1. Le Boudha Çakya-Mouni, l'apôtre saint Thomas et tant d'autres.
2. Citerai-je par exemple l'énorme fatras de rêveries êgyptologiqucs du Père Ki relier?