X AVANT-PROPOS
dépasser plus aimnl, elle se délourne, prend des chemins de traverse, et n'en passe pas moins.
La réalité est qu'il ne s agissait 7ii de contrisler les V)is, ni de contrarier les autres, mais de combler une lacune des plus regrettables dans l'ensemble de nos études nationales, une lacune provenant de causes multiples et lointaines, gui constituait une infériorité notable de notre science française comparée à celle de plusieurs autres pays. Tout ce quon decail exiger de la section nouvelle, c'était de se pénétrer du sentiment quelle était appelée à faire œuvre d'érudition, non de polémique ou de propagande. Son rôle n'était pas de convier k grand public à remplir les modestes locaux de ^ancienne faculté de Théologie catholique pour y entendre d'éloquents discours sur, pour ou contre telle ou telle religion. Elle n'admettait que des élèves sérieux et travailleurs, décida à étudier directement, avec laide plus encore que so7is ^autorité de maîtres compétents , les documents des religions qui ^t sont partagé l'histoire et le monde. Le point de nue historiqut devait se substituer absolument au point de vue dogmatique*
La nuance pouvait, il est vrai, sembler délicate et d'une observance parfois difficile. La S'' section, dans son ensemble, a la conscience d'y être demeurée fidèle. Il fallait renoncer d'avance aux grands éclats, aux acclamations comme aux discussions passionnées d'une foule toujours attirée par fe beau langage, toujours avide de nouveautés. Ce sacrifice m coûte guère à ceux qui ont le culte de la science austère et patiente. Il fallait préférer- le sort des viri obscuri, (Ascart, mais vaillants , qui préparent laborieusemetit et sûrement h moissons que récoltera l'avenir. Cela ne signifiait pas qu'on dût se terrer pour se déivber à toute curiosité, La section