‹ Essai sur l'hellénisme égyptien et ses rapports avec l'hellénisme classiqueChapitre 23 sur 83 · INTRODUCTION. XXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIII

Nous ne nous dissimulons pas que nous entreprenons làune œuvre au-dessus de nos forces, et que le résultat peut parfaitement ne pas répondre h Teffort. Mais nous n'avons pas la prétention d'apporter une œuvre complète. Nous serions trop heureux si nous arrivions à grouper dans un même travail les nombreux faits recueillis dans ces dernières années, et si nous pouvions ainsi ouvrir la voie à plus autorisés et à plus compétents qui auront alors à parachever notre simple ébauche.

C'est alors que notre but sera atteint.

B. Apostolidès.

NOTES

i. Voir ChampoUion et Rosellini {Monumenti stonci, t. III, parte I, pap. 421-426). Chabas {Études sur Vantiquité historique), Lepsius {Ueber den if amen dei* ïoner auf den Aegyptischen Denhtnàlern y dans les Monatsbericht d. Berl. Akad. d, Wiss.^ 1855, p. 457). Ernest Curtius (Die loner vor der lonischen Wanderung, Berlin, 1853), et plus particulièrement Flinders Pétrie (T/*e Egyptian Bases ofGreek tiistonj dans le Journal of Hellenic Studies, vol. XI, 1890) et A. Wiedemann (Die àltesten Beziehungen zwischen Aegypten und Ginechenland, Vortrag. Leipzig, 1888), et (Die KuUurbeziehungen Altaegyptens zum Auslande) dans les Bonner JahrbUch.\ Heft XGIX.

. 2. La grande inscription de Karnak qui fait mention de cette invasion a été traduite par Brugsch (Geschichte jEgyptens, p. 567), commentée par Chabas (Études sur VAntiquité historique, p. 151), par De Rougé (Hev. Archéolog,, 1867), et en dernier lieu par Brugsch (Schiiemanns' Ilion, p. 824), traduit en français par M"* Egger.

3. Voir Letronne [Civilisation égyptienne depuis V établissement des Grecs sous les Psammétiques jusqu'à la conquête d'Alexandre le Gi*and, dans les Mélanges d'érudition et de critique historique). G. Grote (Histoire de la Grèce, trad. franc, par Sadous, voL V, p. 41 et suiv.) A. Wiedemann (Geschichte Aegyptens von Psammetich L bis Alexander den Grossen, Leipzig, 1880). Le même (Geschichte Aegyptens, Gotha, 1884, p. 604 et suiv ). Maspero (Hist. des peuples d'Onent. 5® édit.. Hachette) . Percy-Gardner (Neiv Chapters in Greek Histoi-y, London, i 892).

4. Voir FJinders Pétrie ét'A. Gardner (iVawÂra^w, London 1886 et 1888).

Sous le titre de Forschungen ûber Orient, M. Wiedemann a donné dans le Philologos un très bon résumé de cet ouvrage, de même que M. Mallet dans son excellent volume sur Les Premiers établissements Grecs en Egypte au VIP et au VP siècle, Paris 1893.

5. Les épigraphistes allemands sont peut-être dans le vrai en contestant aux inscriptions archaïques de Naucratis Tancienneté qui leur est accordée par M. Gardner. La forme égyptienne de certaines de leurs lettres, dont M. Gardner a tiré son ingénieuse théorie de l'origine plus archaïque de Falphabet de Naucratis, laisse en effet plus facilement voir le résultat de l'influence directe que récriture égyptienne a exercée sur récriture ionienne. Il est même très probable que ces inscriptions ont été écrites par ces Égyptiens hellénisés, connus sous le nom d'interprètes, AiepfjiriVEÎç, qui, étant plus familiarisés avec

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