‹ Essai sur l'hellénisme égyptien et ses rapports avec l'hellénisme classiqueChapitre 46 sur 83 · Voir ci-dessus, page 41, note · texte numérisé non relu

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4. Les silex de la deuxième et de la troisième catégorie, les silex néolithiques de VÉgypte : haches, couteaux et vases en pierre de différentes grandeurs et formes, se laissent grouper également en deux catégories : en silex taillés à grands éclats et vases ressemblant à la poterie grossière des Gouchites, et en ceux qui se distinguent par le fini du travail, par la variété et l'élégance des formes et par le poli de la surface. On trouve ces deux genres de l'industrie lapidaire dans les tombes archaïques, les uns à côté de la poterie grossière Couchite, les autres avec des vases en terre rouge, à surface polie et parfois avec des objets de bronze. Or, comme le type céramique a précédé le type lapidaire, on est autorisé à admettre que les silex et les vases dn premier groupe datent de l'époque Gouchite, tandis que ceux du dernier groupe ont été modelés sur la poterie fme, inauguréepar les Moscho-Ibériens dans la vallée du Nil . Voir de Morgan (nouvelles Recherches sûr les origines de PÉgypte, p. 182).

5. Voir Flind.-Petrie (Ballas and Nagadeh) et Maspero dans la Revue critique, 1897, p. H 2.

6. Voir Maspero (Hist, d. peupl, d'Orient, t. I, p. 600). Tout porte à croire que le beau bas-relief représentant le roi Naramsin, que le Père Scheil a apporté de la Ghaldée, est l'œuvre d'un artiste de TArabie Pétrée. G'est presque le même travail que les bas-reliefs du sarcophage en bois du roi Hossi et de la stèle du prêtre Schiri. Voir Maspero {Recueil de Travaux, t. XV, p. 62-64).

7. Sur le pays de Punt et ses productions, voir Krall (Das Land Punt) dans les « Sitzungsberichie » de VAcad. des Sciences de Vienne, t. XXXI, p. 1-82, et Maspero {Revue histonque, 1879).

8. Voir Papyri grœci Musei.Lugduni-Batavi papyrus U. columna 4.

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9. Voir de Morgan (nouvelles Recherches sur les ongines de VÉgypte^ p. i74).

10. VObsidienne est une pierre volcanique d*une couleur noirâtre lirant sur le vert. Elle est très compacte et sans bulles, ce qui la rend susceptible d*un poli parfait. Les anciens en faisaient des couteaux, des rasoirs, des haches et des miroirs. Inconnue en Afrique, cette pierre se trouve en Arménie et dans la Ghaldée de môme que dans les îles de la mer Egée, plus particulièrement à Milo, et tout porte à croire que c*est de ce dernier pays que les anciens Égyptiens se la procuraient.

U. Les vases en terre rouge^ dont on connaît la provenance, sont tous de la troisième dynastie. Un peu plus tard nous les perdons de vue; ce qui indique que le peuple qui les fabriquait avait dispara ou changé d'État. Au lieu de ces vases, nous en rencontrons alors d'autres de formes analogues .couverts de dessins géométriques peints en blanc; mais vases et peintures sont si grossièrement faits qu'on est amené à lesconsidérercomme desimitations de la poterie disparue.

12. Parmi ces vases, sur lesquels on peut suivre le passage du style symbolique au style géométrique, on trouve parfois des pièces portant des décorations linéaires tout à fait semblables à celles qui figurent sur la poterie européenne de l'âge néolithique, de même que sur les vases archaïques de la Troade et des îles de la mer Egée. Voir de Morgan (/. c, p. 160).

13. Cette curieuse peinture, dit M. de Morgan (/. c, p. 161), ne renferme pas un seul signe hiéroglyphique, pas un seul détail qui puisse nous faire songer aux arts égyptiens. Elle est entièrement originale et semble avoir été exécutée par des hommes qui n'avaient rien de commun avec ceux qui, plus tard, leur succédèrent dans la vallée duNiL

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