Voir Guide Johanes t' la Grèce
, 45. Voir Pausanias (liv. II, 25, 7). Dans un autre passage (liv. IX, 36, 5), ce même auteur nous fait comprendre que dans l'antiquité il y avait beaucoup plus de monuments de ce genre en Grèce, et blâme les auteurs grecs de n'avoir jamais daigné s'en occuper, alors qu'ils se sont donné toutes les peines du monde pour décrire dans leurs moindres détails ceux des autres pays. « "EXXrjvsç Bt; apa Bstvoi etai xà OiCÊpopta ev ôaufjiaTi Ti66<j6ai [jlêiXovi rj xà oîxeïa, ÔtccÎts Y'àv8pa<jiv Ijuiçavéoriv Iç- (TU"^paç7Jv 7z\)poi[i,ièaLç [AÊV xàç ;:àp' AîyuTTTÎoiç e7CT)X6ÊV iÇriYrioraorÔat 5:pôç xo àxpij66<jxaxov, 6i)<jaup6v 8è Mivuou xai xà xsîyTj ev TîpuvOi ou8' Ini Ppayu jxvTÎfiTjç, oùSev 2vxa IXdcxxova ôaujjiaafjLoCf, o
.46. L'Historien arabe Abd-ul-Lalifj qui visita l'Egypte au xiii« siècle, nous apprend qu'autrefois on voyait dans les environs de Gizeh, une quantité de petites pyramides, qui furent détruites ensuite du temps de Salah-ed-dyn Youssuf, fils d'Ajoub, Cette destruction, ajoute l'historien, a été l'œuvre de Kara-Kousch, eunuque du sultan d'origine grecque {Relation de VÉgypte traduite par Sacy, p. 206-207).
47. On disait : oîxoSojxojfjiai xaçov (construire un tombeau) et xà?oç iBÉaôai au lieu de 6a{jL6oç îSéaÔai (c'est une mer-veille à voir).
48. Taçoç n'est pas un mot aryen. Tous les essais faits jusqu'à présent pour le rattacher au Sanscrit ont entièrement échoué. Voir Curtius (Grundn, d, Griechir, Êlymotog., 5® édit., p. 512) et Pieté (Les Aryens primitifs^ t. II, p. 507). Il se laisse beaucoup plus facilement identifier avec le mot lourauien ou turc: Tapé ou Tepé, qui, comme lui, signifie colline, tumulus, et plus spécialement .la tombe monumentale érigée en honneur d'un chef ou d'un, roi ; le verbe tapo^ en grec xaçw ou ôûtTcxto, a commencé également à signifier : i"" Élever un tombeau à quelqu'un et 2" déposer le défunt dans ce tombeau. Mais comme cette dernière opération ne se faisait qu'après la punflcation du mort par une incinération incomplète, ou par un enterrement provisoire, et qu'elle donnait lieu à des lamentations, le verbe 0a7uxa> n'a pas tardé à contracter toutes ces significations. Si^an, dit Hésychius, xauorai, jcXau<jat ; et dans le passage d'Hérodote, concernant le mode d'ensevelissement en usage chez les anciens Thraces, passage que nous avons reproduit plus haut (p. 95, not. 62), le verbe ôàrcxw ne peut être interprété autrement que par u déposer le mort dans sa tombe définitive ».
49. Chez les anciens Égyptiens le nom d'un individu était, pour la continuation de son existence post-mortem, aussi nécessaire que le coi"ps, et faire oublier le nom de quelqu'un était équivalent à lui faire peindre tout espoir d'une vie future. Hérodote (II, 128) nous apprend que les Égyptiens pour se venger des maux et des vexations qu'ils avaient souffert pendant la construction des pyramides de Ghéops et de Khephrin, s'étaient mis d'accord pour ne plus prononcer ni leurs noms, ni celui de leurs tombeaux. Touxouç \ir,Q (lîasoç où xàpxa âÔéXouat
148 L'HEUiÉNISME ÉGYPTIEN.
ovo{xa?^£tv. àXkoL xal xàç IIupajjLidac xaXéouai 7W)i{xévoç ^iXireoç, oç toStov tov y povov £ve[jig xTTÎvsa xaxà "cau-ca Ta ytopfa. »
50. Le mot Pir-em-us, que M. Cantor-Eisenlohr, pour lui donner un sens égyptien, a transformé en Piri-ni-ouisty se retrouve pour Ja première fois dans le papyrus géométrique du musée de Londres (Voir Zeitschrift.y 1874, p. 148), texte qui, au dire de M. Çirch, n'est pas antérieur au temps des Ramessides.
51. SouàysXa roXiç Kapia; evOa rdtçoç rjv Kapoç, àç BtjXoï xal Touvo[JLa. KaXouai yàp oi Kapeç Sov^av xov laçov, TiXav Bè xôv paatXea. Et. de Byzan. au mot Soui^eXa.
52. Voir notre travail sur VInscnption préhellénique de Lemnos, Alexandrie, 1887, p. 27-28.
53. Par sa nature, THéliolàtrie est une religion des peuples du Nord et non du Sud. Après un hiver rigoureux, l'action du soleil ne peut manquer d'être considérée comme un grand bienfait du ciel, tandis que dans les pays chauds, cet astre a plutôt des effets pernicieux. Hérodote (IV, 184) nous apprend que les Atarantes de l'Afrique du Nord n'avaient aucun respect pour le soleil, et très souvent ils lui adressaient des injures et des malédictions. Outoi, oL 'AxapavTtç tô 'HXÎD) u;:ep6cxXXovTt xaTapéovTai xal T:poç lOUTOiat Tcavra za «id^pà XoiSopéovTai, OTi (jçeaç xaîtov 6;:iTpi6ei, auTouç ts toùç àvôptàrouç xai ttjv y^tjSpav.»
54. Voir Naville (Les textes du temple d'Edfou) et Ed. Meyer (Sti- Typhon),