‹ Essai sur l'hellénisme égyptien et ses rapports avec l'hellénisme classiqueChapitre 52 sur 83 · Voir ci-dessus, p. 105, not · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, p. 105, not

57. Se basant sur les monuments, Brugsch croit devoir attribuer rbabitudé de faire précéder les noms royaux du symbole du soleil, à Neb-ka-ra, le dernier ou l'avant-dernier roi de la HP dynastie. Mais sur les monuments, le fondateur de cette dynastie portait également le nom de Neb-ka ou de Neb-ka-rUy et il est beaucoup plus vraisemblableque ce soit ce dernier et non son troisième successeur qui ait introduit cette habitude. D'ailleurs, Jean d'Antioche (Fragm. Hist. grœc, t. IV, p. 543, 9) nous le dit clairement : le premier roi de la IIP dynastie était "HXio; et ses trois successeurs portaient tous un et même nom.

58. Il ne faut pas confondre les urnes funéraires en question avec les vases globulaires jaunes, genre Kabyle. Elles ont bien les mêmes couleurs, mais elles diffèrent par la forme, par la finesse de leur pâte et par le genre de leurs peintures. Le musée de Gizeh possède une riche collection de ce genre de poteries, dont les plus intéressantes sont très bien reproduites en chromo-lithographie dans les 'Recherches ur les origines de l'Egypte, pi. VIII, IX, X, de M. de Morgan.

59. Dans la vallée du Nil, où de tout temps les grands arbres ont été fort rares, la navigation ne pouvait débuter, comme dans les autres pr^ys, par la pirogue. Les premières embarcations dont les

LA CIVII.ISATION SOUS LES KEMIÏES (NOTES)'. 149

Égyptiens ont dû se servir pendant longtemps étaient construites, comme leurs habitations, en jonc, et avaient une forme tout à fait différente de celles des barques peintes sur la poterie. D'après le papyrus grec ci-dessus mentionné (not. 8) du Musée de Leyden, la barque d'Isis était faite en jonc tcXoîov rajuuptvov, comme toutes celles qui étaient connues sous le nom de 'P<a^. D'ailleurs les petites barques en teire cuite retirées des tombes archaïques de Toukh et les belles peintures des chambres funéraires des [anciens Mastabas ne laissent subsister aucun doute à ce sujet. M. de Morgan a eu Theureuse idée d'établir dans son ouvrage {Nouv. reeh., p. 90-91) un parallèle de.ceç deux genres de barques, et il suffît d'y jeter un seul coup d'œil pour en saisir la différence.

60. La diversité de ces enseignes et l'habitude qu'avaient les scribes égyptiens de signaler dans l'écriture l'île d'Éléphantine pour un éléphant, ont amené M. de Morgan à croire que ces signes étaient de véritables enseignes de vaisseaux, destinées à faire connaître de loin la tribu à laquelle appartenait la barque. Aussi en fait-il remonter l'usage au temps où l'Egypte était encore divisée en une infinité de petits États. Nous savons cependant que ces vases ont été recueillis dans des tombes non antérieures à la III® dynastie, et, au dire des égyptologués, les plus autorisés de notre temps, l'usage de l'éléphant, comme déterminatif de l'Ile d'Éléphantine, n'apparaît dans l'écriture égyptienne que vers la fin de la V« dynastie, c'est-à-dire longtemps après que ce genre de poterie eût disparu du sol égyptien. Il est beaucoup plus rationnel de croire que ces signes représentaient des bannières communes à toutes les barques et qu'elles servaient à leur décoration pendant la cérémonie sacrée.

Page 1