‹ Essai sur l'hellénisme égyptien et ses rapports avec l'hellénisme classiqueChapitre 53 sur 83 · Voir de Morgan {Recherches, pi. VIII-IX-X · texte numérisé non relu

Voir de Morgan {Recherches, pi. VIII-IX-X

62. A en juger par les nombreux fragments des vases de Dipylon^ conservés dans le musée du Louvre, et dont M. Torr a donné dernièrement une très bonne description [Rev. archéologique^ 1894, II,lp. 14), ces vases étaient décorés de deux barques dont l'une, portant un mort, était souvent remplacée par un convoi funèbre; l'autre était occupée par deux cygnes entourés d'un cercle étoile et de plusieurs autres symboles solaires; et, de même que sur les urnes égyptiennes, le>s personnes qui vont àla rencontre de cette barque ont l'air de se livrer à la danse et aux réjouissances.

63. Telle qu'elle est décrite par les poètes, la fête du retour d'Apollon du pays des Hyperboréens a tant de points de communs avec le tableau figurant sur la poterie funéraire de Dipylon et de l'ancienne Egypte, qu'on est amené à croire que peintres et poètes ont été inspirés par la même idée : « Monté sur son char attelé de cygnes, le « dieu de la lumière revient dans son pays, apportant avec lui les « bienfaits de la belle saison. La terre se pare alors de fleurs ; les

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,<( ruisseaux font entendre leui* gai murmui^e, les oiseaux, leur chant ^c mélodieux et les homnies, entonnant lespéans, se livrent à toutes les « marques extérieures de la joie ». "ABouai [xèv àrjBovsç xal yeXiSoveç xaî TÉTiiYSS, f eî 8s àpYupoiç và|xaaiv rj KaaiaXîa... Xaoç 81 iv euçpOTJVT) xXeixàç 7C£{x7:ouaiv éxaTOiJ-Caç, TÊp7uo(X£voi xiOapT) xai ÔaXiaiç, Tiaiàtov ts yopoiç îay^ouai îuepi PfofjLoù;- (Alcée cité par Uiinerios Oraf,^ XIV, 10, et TheogniSj vers 775-779).

64. Suivant la Phénicienne, les bai'ques qui figurent sur les vases de Dipylon ne portent pas d'enseignes, mais chacune a une idole à la proue j et ces idoles représentent pour la plupart des animaux sacrés: -des têtes de taureaux, de gazelles et plus particulièrement d'éléphants, ce qui pourrait expliquer pourquoi les Juifs de la Palestine avaient appelé ces barques naphilsatan, dont les Grecs firent très probablement leur açXa<jTov. Voir Assmann [BerL Fhilolog, Wochenschrift, 1895, p. 958).

65. Voici, d'après Philostrate, de quelle manière se célébrait la fête de la purification, à Lemnos. « Chaque année, dit-il, à une époque déterminée, les feux étaient éteints dans l'île pendant neuf jours, et un vaisseau allait chercher un feu nouveau à l'Ile de Délos. Dans Tinter- .valle, on se soumettait à des expiations et à des purifications, en invoquant les divinités chthoniennes. Le navire, s'il était revenu avant neuf jours, devait rester en pleine mer jusqu'à Texpiration voulue. Alors, le feu qu'il rapportait était partagé entre tous les foyers et tous les ateliers de l'île, et c'était le point de départ d'une vie nouvelle, « Kal veîfJLOvxai xô 7:'jp I; ts ti)v ûcXXtqv Siatiav Iç te xàç i[X7:upou€ tôv tê'/vûv, xotvov Toùvxeuôev pfcov», wç çatolv, ApxeoOo». » Philostr. {Heroica, c. 20-24).

On en faisait autant dans la Grèce continentale lorsqu'on voulait procéder à une purification quelconque, avec cette différence qu'ici on envoyait chercher ie tison purificateur au temple d'Apollon de Delphes, qui finit par devenir le centre du peuple hellène, aux dépens de Délos (Voir Plut., Arist,, c. 20 et Quœstion, Grœc, n* 24).

66. Sur la fête de Palilies, voir Preller {Les Dieux de V ancienne Rome),

67. La fête de Beltené ou de Bélenus se donnait tous Içs trois ans à Tara, la capitale sainte de l'Irlande. Le jour de l'inauguration de la fête, les druides, gardiens des anciens usages, entonnaient des chants magiques dans l'anceinte royale et y allumaient deux grands feux. Chaque Irlandais venait allumer son cierge et le portait ensuite à sa cabane comme gage de la protection du dieu pendant l'année.. L'auteur chrétien de la vie de saint Patrice, le patron de l'Irlande, nous apprend que le Saint, étant arrivé une fois à son diocèse la veille de la fête de Beltené et ayant voulu allumer, comme d'habitude^ les cierges de sa petite église, fut fortement réprimandé parle roi très chrétien^ Un règlement royal existait, ordonnant l'extinction du feu ces jours-

là, et, sous les peines les plus sévères, il ne devait être rallumé qu'au feu sacré : le feu de Tara, Voir 0*Corry (On ihe Manners and customs on the ancient Irish.).

La même cérémonie se pratiquait à Rome le 1" mars, qui avait été longtemps le premier mois de l'année romaine. Voir Preller (Les Dieux de Vancienne Rome, trad. frapç., p. 365). ,

68. Voir Oscar Montelius (Les temps .préhistoriques en Suède^ trad. franc., p. 110, 111, 112).

69. Telle est aussi l'opinion de M. Conze (Aufànge der Griech. Kunst. Wien, 1870 und 1873).

70. Il est en effet très difficile de découvrir à Ares ou à Apollon les attributs particuliers aux dieux' ithyphalliques, pas plus qu*à Hermès et à Priape ceux des divinités solaires. Et cependant toutes ôes divinités ne sont qu'autant de variétés locales du soleil ithyphallique de Textréme nord. Apollon, qui a su conserver son nom, a été aussi le dernier à se dépouiller de ses anciennes prérogatives. On sait aujourd'hui que les sculpteurs Cretois le représentaient jusqu'à la fin du vi« siècle à l'état ithy phallique.

71. Voir Macrobius (SaLurnalia, chap. xxi), et Knôter, dans le {Rheitiisch. Muséum, t. XX, p. 426-427).

72. Voir Maspero (Hist,. des peuples d'ChHent, t. I, p. 322). . 73. Hérod.,t. II, 62.

74. Sur l'inscription figurant sur le fronton des tombes de l'Ancien^ Knipire, voir Mariette (Notice des princip, monum,, p. 20-22). Maspera (Hist, des peuples d'Orient, I, p. 250).

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