Voir ci-dessus, p. XII
81. Voir Oppert (Sur Vorigine des inscript, cunéiformes dans l'Athenœum français, 20 octobre 1854, et Maspero (Hist. d. peupl, dOrient, tv I, p. 726-727).
82. Le premier ouvrage écrit en Égyptien était, dit-on, un traité de médecine que les uns attribuent à Djézer, les autres, à Athotliès^ deuxième roi de la II* dynastie. Mais la nature de l'ouvrage et son existence jusqu'aux plus basses époques de l'Histoire égyptienne, prouvent bien qu'il était d'une création moderne, et que son auteur lui a donné le nom d'un roi ancien simplement pour lui assurer un certain succès.
83: Le Livre des Morts est une collection- de prières de différentes
152 l'hellénisme bgyptiew.
proFenauces el époques. Ces prières devaient être récitées parle mort pour sauvegarder son âme des épreuves d'outre^tombe et la purifier en vue du jugement final. C'était pour secourir sa mémoire qu'un exemplaire, plus ou moins complet, accompagnait la momie. Aussi n*est-il point surprenant que les manuscrits de cet ouvrage représentent les neuf dixièmes des papyrus découverts jusqu'à présent.
La première forme que nous connaissons de ce livre nous est fournie par les textes des pyramides des rois de la V* et de la VI* dynastie. Ces textes, qu'on pourrait nommer le Livre des Morts de rAncien-Empire , est remplacé, au temps du premier Empire thébain, par ce que Lepsius nommait « Die atteste Texte », c'est-à-dire par une forme du même livre bien modifiée, se trouvant surtout sur les sarcophages à partir de la Xl« dynastie. L'œuvre fut changée de nouveau de fond en comble sous la domination des Hyxos, pour apparaître, au commencement du Nouvel-Empire, écrit surtout sur papyrus, dans la forme nommée aujourd'hui thébaine. Celle-là dara plusieurs centaines d'années, mais alors elle changea peu à peu pour devenir l'édition Saïté-Ptolémaïque, qui représente la dernière formation que le Livre des Morts revêtit. Or. au dire de M. Maspero, le chapitre lxiv, celui qui traite de la vie future, ne remonte pas au delà de la VP dynastie.
La meilleure édition de cet ouvrage est celle de M. Wallis Budge, [The Bock of the Dead, London 1894), el celle de M. Naville (Da,s Aegyptische Todtenbuch, Berlin 1886). Voir sur ces éditions, Wiedemann dans le Muséum ( ), Maspero (Études de
Mythologie et d'Archéologie égyptiennes, t. I, p. 325-387).
84. Sur la médecine des Égyptiens, voir Hérodot. (II, 84), Diodor. {I. 82). Sur l'accident arrivé à Darius (Voir Hérod., III, 125). Galien (Decompos, médicament. , éd. Kuhn, t. XIII, p. 776). Le papyrus médical le plus complet, celui de Ebers, ne contient que des prescriptions. On le fait remonter à la XIP dynastie. Tel est aussi celui de la Bibliothèque royale de Prusse, mais d'une date beaucoup plus récente.
85. ^11 V yàp 07) ;:oT£, w SoXojv, UTTSp rf^v [jLEyîaTTjv çOopàv uÔaaiv, fj vuv *A6r)va(fov ouaa ;:dXi; àpioTT) Tîpoç te tov ttoXêjiov xal xaxà Tcàvxa £uvo|XtoTaT7) 5iaç6povTtoç • J xâXXiora Ipya xai TioXiteiai ^svéoBai Xéyovxai, xàXXiTcai Kaaôv ÔTCoatov (iTzo Tov Oupavov f^iisiç àxor;v 7:ape$£Çà{ie6a (Platon, Timée, 23, 5).