CHAPITRE PREMIER
Exposition de cet ouvr{ige.
S'il est difficile de rassembler des faits épars pour en composer un corps d'histoire , il ne l'est pas m.oins de graduer , de mesurer leur marche lorsque le premier on fait connaître des peuples dont la tradition incertaine s'égare entre la nuit des temps et l'avidité moderne de tout expliquer, (i)
L'Histoire ancienne de la Nouvelle Russie est
(i) L'autenr entend , par le mot premier ^ l'Essai sur FHistoire ancienne et moderne de la Nouvelle Russie ^ (juc personne n'a publié ayant lui.
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l'appât le plus séduisant que lesprît systématique de l'homme puisse présenter à son imagination ; des faits incertains , des caractères ébauchés , les rêves de la fable , ne suffiraient-îis pas pour l'exaher et lui permettre de déJîrer avec impunité ! Cette réflexion fut la première qui frappa l'auteur lorsqu'il s'occupa du plan de cette histoire ; il lui doit de ne s'être point prévenu et de n'avoir pas donné un système de sa façon.
Partout où la vérité s'est montrée , on a taché de l'exprimer avec la simplicité qui convient à son auguste caractère ; partout où l'on a vu du doute , on . a osé douter; quand le merveilleux a remplacé l'histoire , on Fa passé sous silence ; et lorsqu'on a ♦ reconnu la folle prétention de donner à chaque peuple une origine certaine , quoique seulement fondée sur la persuasion de son auteur , on a souri en se taisant- L'ignorance de l'art d'écrire nous a privé d'une histoire ancienne profane qui remontât à quatre mille ans. Rome, cette dominatrice du monde , dans les cinq cents années qui ont suivi sa fondation , n'a pas eu d'historien ; aussi que de fables entourent son origine ! que de merveilleux , que d'erreurs, que de jactance embellissent ses fastes! (î)
Hérodote vivait il y a environ deux mille deux
(i)*rite-Live s'excuse des fables qui commencent son histoire de Rome , liv. 7, chap. 6.
cent cinquante-six ans. C'est le premier des historiens connus; il paraît mériter notre confiance dans le récit des faks dont il a été'ténioin ; ce qu'il rapporte sur le témoignage d'autrui , est ou invraisemblable ou fabuleux.
Les écrits d'Hérodote firent le cliarmê de la Grèce; ce qu'il disait avoir vu pouvait être également observé de ses contemporains : il a visité les provinces que nous décrivons; il sera notre premier guide.
Sans être séduits par les prestiges de l'enthousiasme , nous traiterons les temps fabuleux avec la légèreté qui leur convient , et nous marcherons à pas mesurés dans les seijtiers obscurs et tortueux que nous sommes obligés de suivre J)Our écrire l'histoire ancienne de ces provinces.
Parmi les divers climats qu'embrasse l'empire de Russie , il en est un privilégié ; c'est le pays qui renferme les gouvernemens de Catherinoslaw , de Cherson et de Tauride , connus sous le nom de Noui^elle Russie.
Ces gouvernemens s'étendent depuis le 44^ jusqu'au 49^ degré de latitude ; leur longitude est depuis le 48^ jusqu'au 5o®*20 minutes.
La Russie , forte par la valeur et la fidélité de ses habitans , trouve dans une sage administration lart . de vivifier ses provinces. Cet art consiste à faire respecter la religion , à donner de l'activiié à l'agriculture , de l'énergie au commerce , des ençourâ-'
gemens à la science, et principalement à limer lentement les chaînes qui attachent l'homme à la glèbe, et que la $aine politique empêche de briser tout d'un coup.
L'Histoire de la Nouvelle Russie i^e peut être traitée comme celle des autres parties de l'Europe ; cette portion de l'empire a été de tout temps partagée entre plusieurs maîtres; ainsi, ce n'est plus rhistoire d'un peuple qu'on doit écrire, mais celle de quatre-vingts nations , la plupart errantes , qui ont ravagé plutôt qu'habité une grande étendue de son territoire : s'occuper de chacune de ces tribus séparément , ce serait composer autant de récits ressemblans les uns aux autres, ce serait se répéter sans cesse, et sans cesse revenir sur ses pas sans ordre ni méthode, (i)
Cet ouvrage sera divisé en trois époques : la première commence à l'antiquité la plus reculée , et finit à la conquête de Constantinople par les Turcs , temps où ils conquirent aussi la Tauride ; la seconde époque date depuis cette conquête jusqu'à celle faite par les Russes , de ce qu'on nomme la Nouvelle Russie ; la troisième époque renferme ce qui s'est passé depuis cet événement.
Il suffît d'avoir à écrire une histoire , même sur
(i) Je donnerai dans le chapitre XYII de cette première époque , le nom de ces peuples et les notions avérées qui nous restent sur plusieurs d'entre eux.
Gaogle
une partie de la Russie ^ pour apprendre à distinguer les divers genres de ce qu'on nomme la Gloire. J espère ne m'y méprendre pas ; je saurai ne pas confondre celle d'un conquérant ambitieux avec l'applaudissement universd des peuples bénissant la magnanimité. La gloire est pne célébrité méritée qu'une réputation éclatante augmente en la répandant ; c'est l'ombre d'une grande âme qui séjourne encore parmi les hommes quand le héros les a quittés pour être récompensé par Dieu.
Dans la tradition des temps fabuleux , on ne cite de conquérant que Bacchus ; mais comme on nous le représente assis sur un tonneau, entouré de nymphes , célébrant des fêtes , dansant et chantant des hymnes, enseignant aux hommes l'art de cultiver la vigne , ses conquêtes , supposé qu'il en ait fait , étaient celles d'une persuasion aimable promenant le bonheur :'sa gloire était le triomphe de la gaîte et du plaisir.
Hercule ne combattit jamais pour conquérir, c'était le chevalier errant de l'antiquité , le redresseur des torts , le vengeur des injustices : sa force , sa valeur le conduisirent à une gloire d'autant plus générale qu'il eut des temples chez presque tous les peuples; s'il eût été le destructeur des empires, on ne l'eût invoqué qu'à Rome.
La gloire des conquérans que l'histoire célèbre, fcit regretter celle des temps fabuleux. Dieu, en leur confiant sa foudre pour châtier les hommes, permet
aussi qu'ils soient la victime qu'immole son dernier éclat. ' ^
Cette distinction sur la vraie, gloire, quoique dans l'exposition dun ouv^g^f cesse d'être un épisode , puisqu'elle s^^ rattache à l'époque où nous vivons.
Vouloir décrire l'histoire des Scythes , des Tyrithes , des Alizones , des Callipides , qui habitaient une partie de ce pays , ce serait beaucoup trop entreprendre : nous n'avons sur ces derniers peuples que quelques fragmens recueillis par Hérodote et des répétitions plus obscures encore , que des au-^ teurs grecs et latins ont hasardées. Pour nous renfermer dans de justes bornes , nous diviserons les Scythes en Scythes proprement dits , Scythes tauriens et Scythes royaux : nous donnerons des détails étendus sur ce que nous savons d'eux.
On ne nous saura pas mauvais gré d'être três-circonspects en parlant de ces peuples : la vérité que souvent l'amour du merveilleux altère , doit néanmoins être l'âme d'un résumé historique ; il est plus sage de s'arrêter , quand les matériaux manquent , que d'élever un édifice chimérique établi sur les rêveries de son auteur; ainsi l'aridité de cette première époque retombe sur la rareté , l'incertitude, l'invraisemblance des événehiens; si nous cherchions à l'embellir, nous profanerions le caractère de l'histoire en la remplaçant par le roman.
La Tauride, à la vérité, nous offrira plus d'avantages dans le cours de son histoire ancienne, soit par la multij>licité des événemens dont elle a occupé l'Europe , soit par le grand nombre d'auteurs qui nous ont transn^is les faits principaux d'où elle tire son antique célébrité.
On présentera à la fin de chaque époque un tableau du commerce de ces provinces.
L'histoire de la seconde époque de la Nouvelle Russie est fondée sur des faits plus certains : nous tâcherons alors dç prendre le ton, et s'il est possible , le style qui convient à d'aussi grands intérêts ; nous représenterons la nation russe brave dès son berceau , peu circonspecte avant sa civilisation , marchant à pas de géant après avoir été civilisée , digne de gloire depuis cet événement heureux, l'ayant fixée aujourd'hui, et toujours hospitalière; toujours intrépide , toujours fidèle dans chacun de ses âges.
En entrant dans les plus grands détails sur l'histoire moderne de la Crimée (i),nous ferons marcher avec elle celle de ces Kozaks Zaporogues dont certains exploits paraîtraient des fables , s'ils n'étaient particulièrement constatés. Sur la même ligne, ^ous décrirons les fautes des Turcs; nous gémirons sur le gouvernement de cette nation', qui
(i) On se sert arbitrairement des noms de Tauride ou de Crimée, pour désigner la presqu'île.
Digiti
• n\st qu'an tiss«i^ d'erreurs , de fanausme , d'impérîtie ; mais fortement ourdi par une bravoure digne d'être mieux dirigée.
Parmi tant de souveraineté Crimée déshonorant cet auguste nom, op distinguera ce brave Sélim Ghéraï, l'honneur de son pays, peut-être même de son siècle, si les belles actions qui illustrèrent sa carrière eussent été développées sur un plus vaste théâtre. La vie de ce prince ignoré se composerait' d'un hommage perpétuel rendu au véritable honneur, à la vraie gloire , à là vertu éprouvée; mais Sélim n'a pas eu d'historien ; son nom , resté confondu avec ceux des princes qui l'ont obscurément précédé ou suivi , n'a point' été accompagné de la célébrité qu'il a si bien méritée.
L'hetman Chmelnizki, son contemporain, nous fournira des traits que l'histoire doit recueillir.
M'efForçant encore d'assimiler mes tons à ceux des sujets que je traite, j'essaierai de peindre la vie agreste des peuples nomades , qui avaient un char pour demeure , des troupeaux et un arc. pour fortune ; je représenterai leurs voisins à demi sauvages, ne connaissant de lois que celles de leur constitution physique, et usant leur existence dans l'ignorance des mœurs. D'autres tableaux célébreront l'industrie active des Génois faisant fleurir la Tauride , tandis que le cours des événemens me forcera de m'appesantir de nouveau, et bien douloureusement sans doute , sur la stupide noncha-
lance du Turc engourdissant tout ce qu*elle domine.
Le seul nom de Pierre V m'imposera la crainte respectueuse de mal exptinner ce qui se rapporte à lui. Quel est l'homme, en effet, <t&sez présomptueux pour prétendre s'élever à la hauteur d'un génie qui sut tout voir, tout combiner, tout créer, tout exécuter, n'ayant auprès de lui aucun des matériaux propres à élever cet édifice gigantesque qu'il présenta à l'Europe, dont il excita la surprise et força l'admiration ! Sublime par ses conceptions , grand par ses victoires sur les ennemis de son pays et les préjugés de son peuple , son règne est l'arche sacrée de l'histoire de Russie; on n'ose la toucher qu'avec appréhension.
Quelle ombre à opposer à ce tableau ! L'impératrice Anne laissait se balancer les rênes de son gouvernement, et profanait le noble caractère du soldat, en n'envoyant en Crimée que des incendiaires et des bouchers : on ne peut ni ne doit passer sous silence les horribles dévastations commises sous son règne , et les récompenses accordées aux dévastateurs.
Plus heureux, quand je décrirai les jours de gloire d'une autre souveraine dont les puissantes armes réunirent la Nouvelle Russie au reste de l'empire; c'est alors que j'offrirai des images d'autant plus intéressantes et plus faciles à rendre, que
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je les ai sous les yeux (i) : c'est alors qu'il me sera aisé de démontrer combien il est noWe à un prince de faire tourner une conquête a J'avantage du vaincu. Le régne de Catherine 11^ fourni de grands généraux, les maréchaua^de Roumamzow, OrlofF, Souvoroff , Kpucouzow , ont paru ne faire qu'un faisceau de leurs épées, sur lequel la Victoire planait.
Les principaux traits du caractère du prince Potiemkin ne seront ni flattés ni amoindris; l'histoire réclame Féloge de plusieurs de ses qualités , de sa fidélité constante; et tandis qu'elle célébrera le mémorable assaut d'ismaël, elle dira qu'une victoire navale apprit aux Turcs vaincus de toutes parts à respecter le pavillon russe ; mais Potiemkin fit des fautes , nous les rappellerons.
Nous nous permettrons deux épisodes amenés l'un et l'autre par les faits historiques que nous retracerons : le premier aura pour objet l'amour de la patrie ; le second définira la vraie liberté. Nés dans des temps orageux où l'abus d^s expressions
(i) L'auteur de cet Essai historique ne traitera que ce qui a un rapport direct avec son sujet. En parlant des Scythes, il ne s'occupera que de ceux qui ont habité ces provinces ; il en sera de même des Kozaks , les seuls Zaporogues sont de son ressort. Les Polonais, les Suédois, les Turcs, le* Circassiens s'étant battus sur ce territoire , sont les seuls peuples guerriers dont il parlera. Le commerce ayant une toute autre étendue , on lui laissera la latitude qu'il lui est naturel d'embrasser.
les plus sacrées a fait délirer tant de têtes , on ne saurait trop fortement rappeler les vrais principes; ils sont les déposuMres de notre bonheur : y ramener, c'est préserver le temps futur des excès du temps passé.
La troisième époque de l'Histoire de la Nouvelle Russie intéresse tous ceux qui désirent connaître un pays arraché à l'oubli , et rendu à son ancienne célébrité avec plus de bonheur.
Je dirai comment l'agriculture en vigueur, autant que la pénurie des bras a pu le permettre, s'est augmentée par des émigrations étrangères : j'entrerai dans des détails sur la justice et l'humanité avec laquelle les colons sont traités ; je représenterai la liberté des cultes arrêtant le fenatisme et augmentant une population de frères ; je publierai avec joie le triomphe d'un commerce qui se relève, non avec ces angoisses , suites éternelles de l'anéantissement dont on l'arrache , mais avec cette rapidité que procure un génie bienfaisant à toutes les parties qu'il embrasse.
Les mœurs , les costumes divers des nations qui peuplèrent ces pays, présenteront par leur variété un intérêt de plus. Je compareTai leurs usages avec ceux des anciens Grecs et des Romains.
Les lits des fleuves , remués pour en effacer les cataractes , donneront une idée des soins actifs du gouvernement ; tandis que les établissemens formés pour secourir l'humanité souffrante, et ceux fondés
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pour l'instruction publique , attesteront sa sollicitude paternelle.
D'un autre côté , la Taurid^ prend une forme nouvelle ; son heureuse>ï<tiation , sa température agréable, n'attendai^i^t que le séjour de l'homme laborieux pour lui prodiguer 3es bienfaits ; sa terre féconde n'avait besoin que d'être ouverte pour produire; sep bois solitaires résonnent maintenant sous la hache ; ses vallées profondes , livrées naguères au silence , commencent à répéter les chants des bergers et les bêlemens de leurs troupeaux; ses villes , en parlie écroulées sous le joug pesant de leurs anciens maîtres , et sous le poids destructif des temps, se relèvent aujourd'hui. Je parlerai dans le dernier volume des observations que j'ai faites sur la presqu'île ; de l'amélioration de sa culture en général, et de sa vigne en particulier, (i)
Je fournirai , en fait d'antiquités , inscriptions , médailles , tout ce qu'il me sera possible de recueillir. J'entrerai dans les détails de tout ce qui concerne la Nouvelle Russie ; je parlerai de sa température d'après un résultat d'pbservations que j'ai notées pendant dix ans ; je désignerai ses plantes ,
(i) Cet article n'a été rédigé que pour les propriétaire* dont la vieille routine ne fournit que du mauvais vin , tandis qu'ils n'ont qu'à le vouloir pour s'en procurer d'excellent ^ à Texemplft d'un petit nombre d'autres habitans leurs voisins , mais plus éclairés.
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ses arbres; je traiterai avec assez d'étendue Fartide agriculture y j'indiquerai les changemens que mon expérience m'a fournis pour son amélioration et celle des troupeaux; ji> ferai connaître l'organisation des colonies; je dirai ce qu'était Odessa avant la conquête, ce qu'elle est devenue jusqu'en i8o5 (i)^ ce qu'elle est actuellement. En décrivant ses établissemens, ses édifices publics; en éclairant sur son administration , en désignant les ressources sans nombre que sa situation offre au conamerce, on ne me reprochera pas , quelque diffus que je puisse être , d'avoir trop détaillé ce dernier objet ; il importe aux nationaux et aux étrangers d'être instruits des ressources commerciales de la Nouvelle Russie; il est indispensable d'en indiquer les diverses causes , la multiplicité de leurs moyens , les richesses qu'elles ont procurées et celles qu'elles promettent.
En nous occupant des intérêts commerciaux des principales villes, nous les terminerons par un aperçu sur Taganrog , qui est, après Odessa, celle dont les relations sont les plus^ étendues.
Le fléau destructeur dont Odessa fut infecté en 1812 , ne peut être passé sous silence. On lira avec quelque attention les détails sur les mesures prises pour l'arrêter ; on s'intéressera aux succès étonnans obtenus à la suite de ces moyens ; on apprendra de notre expérience que la peste ne peut être promp-
(1) Époque où M. le duc de Richeliett arriva.
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tement et sûrement arrêtée , que lorsque celui qui commande ne la craint pas. (i)
Si dans le cours de l'exposition de mon ouvrage on attribuait à un esprit^^k flatterie 1 éloge que ma conviction intime p«e force d'accorder à la nation russe, on tomberait dans une erreur plus grande qu'on ne pense. L'enthousiasme des étrangers pour la Russie n'existe que depuis peu ; la justice que je lui ai rendue date de loin , puisque son histoire m'avait appris ce qu elle avait fait, et que sa fidélité m'annonçait ce qu'elle pouvait faire. (2) • La même sincérité qui dicte la louange sait aussi faire remarquer les fautes, ^uand elle croit les reconnaître. Qu'on ne m'en veuille donc pas si, sans blesser les lois des convenances , j'ai porté à certains égards la franchise jusqu'à déplaire : dans ce cas , qu'pn me reprenne sans m'accuser.
(i) Pour donner, du courage aux habitans de Petrikowka, qui se refusaient à ensevelir les morts de la peste , M. le duc de Richelieu prit une bêche, et leur donna un exemple auquel on ne put résister.
(2; Qu'on ne cherche point d'applications entre les réflexions que mon sujet a fait naître et ce qui s'est passé en Europe depuis 18 12.
J'achevais au commencement de celte même année la partie historique. Mon manuscrit original est resté intact.
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