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III. La classe des serfs et esclaves

La classe des serviteurs de l'État était partagée en huit principaux degrés :

i" Les boyards ou pairs ;

2° Les okolnilcliiys ou suivants ;

3° Les doumny dvorianés ou conseillers ;

k° Les stohiikis ou employés ;

5° Les slriaptchys ou serviteurs ,

6° Les doorianés ou serviteurs inféodés ;

7° Lesjiltzys ou aspirants ;

8° Les diety boyarsky , enfants de boyards ou cadets.

Chacun de ces degrés était encore subdivisé en différentes qualifications.

Le titre de boyard est un des plus anciens qui se soient conservés pendant une longue suite de siècles. Nestor, dans ses annales du x' siècle , au temps de Vladimir I", fait déjà mention de boyards occupant les places les plus élevées dans l'administration civile et dans les commandements militaires.

Jusqu'à Pierre le Grand, le titre de boyard désignait l'homme distingué par ses qualités et par les services qu'il avait rendus. Il y avait des boyards au service des tsars, des princes apanages, des patriarches et des métropolitains, même dans les républiques de Novgorod et de Pskoff.

Le principal devoir des boyards, chez les tsars et les grands-princes, consistait à former avec les okolnitchis et les doumnys dvorianés, le conseil des monarques ou la boyarskaïa douma. 'En outre on leur confiait, mais temporairement, la grande voïevody ou l'administration supérieure de grandes provinces, telles que Novgorod, Kiefî, Kazan, Astrakhan, etc., ainsi que le commandement des armées. Quelquefois ils servaient d'ambassadeurs, ou étaient chargés, par un mandat spécial du chef de l'Etat, de traiter avec les ambassadeurs étrangers. Quand le monarque était absent de Moscou, trois ou quatre boyards occupaient le palais, et cela s'appelait régir Moscou.

Les boyards du patriarche étaient à la tête de l'ad-

ministration séculière du chef de l'église; et ceux des républiques, membres de la municipalité.

Le grand-prince Jean III honora du titre de boyard plusieurs princes apanages ; et le tsar Jean IV partagea les boyards en deux classes : les boyards de de la chambre [Komnalnoï boyarine) et les boyards intimes [blijnii boyarine); les premiers étaient membres ordinaires de la Douma, et les seconds n'étaient que membres extraordinaires, c'est-à-dire pour les assemblées générales.

Le nombre des boyards était très-variable ; pendant le règne de Jean III il n'y avait au commence- ^ ment que 5 boyards, par la suite il y en eut jusqu'à 21. Du temps de Yassilii son fils, on en comptait jusqu'à 38. Le tsar Jean IV en avait 48, son fils Théodore 25, GodounoiF 26 , Dmitrii ki , Ghouïsky 36. Pendant l'interrègne, il y en eut jusqu'à 30 ; Michel Romanoff en avait 28 , le tsar Alexis 33, son fils Théodore eti avait 2/i à son avènement ; pendant la minorité de Pierre le Grand, le nombre des boyards s'éleva à 51; et il en fut fait encore 26 depuis cette époque jusqu'en 1691 : mais il est à supposer que quelques-uns des plus âgés étaient morts dans cet intervalle.

Les boyards ne recevaient pas plus de sept cents roubles d'émoluments, sans parler de gratifications pécuniaires très-rares, pour des services particuliers et signalés ; mais comme tous les boyards possédaient.

indépendamment de leur traitement, de grandes fortunes personnelles, ils étaient généralement trèsconsidérés et soutenaient l'éclat de leur rang par une tenue imposante et un luxe éblouissant. Le boyard ne sortait jamais que vêtu d'un riche costume et entouré d'une brillante escorte; aux réceptions d'ambassadeurs, les boyards étincelaient de pierreries, et leurs bonnets fourrés étaient d'une beauté extraordinaire et d'un prix exorbitant.

Outre ce titre générique de boyard, il y en avait qui portaient des titres additionnels d'après leurs fonctions spéciales à la cour, comme : boyard et serviteur, boyarine i slouga (titre supérieur qui sous -entendait : ami du monarque), boyard grand échanson, boyard grand maître de la cour'^, boyard garde des sceaux , boyard garde-glaive [oroujeinilchy), et boyard grand écuyer; quand on ajoutait à l'un de ces titres les mots avec conséquence (spoutème) , cela voulait dire que le boyard qui en était revêtu recevait, outre le titre, les revenus des biens attachés à la charge qu'il remplissait.

Le dernier des boyards survivants fut le maréchal prince Jean Troubetzkoï , qui mourut en 1750 ; ce titre s'éteignit avec lui.

Les okolnitchis formaient le second degré de la hiérarchie nobiliaire, ou des serviteurs de l'Etat; leur

1 • Le premier qui porta ce titre fut Michel Sabouroff, mort en 1465.

nom vient d'un mot russe qui signifie entourage, okolo. Ils avaient dans leurs attributions : les fonctions de membres du grand conseil ou de la Douma, d'inspecteurs des coûtes et du pays pendant les voyages du monarque ; les postes d'introducteurs d'ambassadeurs, de juges suprêmes dans les duels du jugement de Dieu, de grands voïevodes dans les principales provinces et de chefs de corps d'armée. Leurs émoluments variaient de 250 à 300 roubles par an, d'après le service qu'ils faisaient. Quelquefois le monarque récompensait un okolnitchi, en ajoutant à son titre la dénomination d'intime [blijnii) comme marque d'une confiance particulière; mais cela arrivait rarement.

Les okolnitchis étaient candidats au titre de boyards , et leur nombre était aussi très-variable : il n'y en avait qu'un seul quand Jean III monta sur le trône; pendant son règne il en créa 21, à sa mort il n'en restait que 7. Les autres étaient morts ou avaient été élevés à la dignité de boyards. La même chose eut lieu pendant le règne de son fils Vassilii, qui en créa 31, dont il ne restait qu'un seul lorsque Jean IV monta sur le trône. Le terrible tsar promut pendant son règne 71 de ses nobles à cette dignité, et cependant il n'en restait que 5 quand il mourut. Du temps de Théodore, leur nombre ne s'éleva jamais au-dessus de 12; Godounoffen avait 17, Dmitrii 18, Ghouïsky 18 ; il n'y en eut que 13 pendant l'interrègne. Michel

Romanoff n'en avait que 12 ; sur 31 de ces dignitaires que créa le grand Alexeï Mikhaïlovitch, il n'en resta que 12 à sa mort. Pierre en eut 39 pendant sa minorité, il en nomma 45 jusqu'à l'année 1692 ; sur ce total de 84, 11 moururent, 12 furent honorés du titre de boyard; il y avait donc 61 okolnitchis en 1692. Le dernier qui fut élevé à cette dignité fut Alexis louchkoff, en 1711.

Les Doumîiys - Dvorianés ou conseillers étaient choisis parmi les hommes les plus versés dans les connaissances administratives et législatives; et ils étaient de droit membres de la douma supérieure, où Us siégeaient avec les boyards et les okolnitchis. Ils remplissaient quelquefois d'autres fonctions administratives ou judiciaires; l'un d'eux fut même garde des sceaux. Leurs émoluments s'élevaient jusqu'à 250 roubles par an.

Ce degré nobiliaire fut institué par le tsar Jean IV, qui eut 8 Doumnys-Dvorianés pendant son règne ; en 1616, il n'y en avait que 2; en 1647, il y en avait 7. Leur nombre augmenta successivement, et il était de 40 en 1686, et de 43 en 1689 ; puis il décrut, et en 1705 il n'en restait que 13. Le dernier personnage qui porta ce titre fut Nikitas Zotoff , précepteur de Pierre le Grand. Le boucher de Nidjni-Novgorod, Cozma Minine, fut élevé à cette dignité en 1613, pour avoir sauvé la patrie.

Le quatrième degré, les Stolnicks, n'était point

comme le précédent de récente création ; il en est question dans des actes de 1398. Ce n'était primitivement qu'une dignité de cour; sa dénomination signifiait : chevalier de table^. C'est une dignité qui fut primitivement imitée de la cour de Gonstantinople, où ils s'appelaient prœposili mensœ. Mais plus tard ce titre donnait droit à beaucoup de fonctions civiles et militaires. A la cour et dans les grandes cérémonies, les stolnicks servaient à la table du monarque ou étaient assis à côté des ambassadeurs pour les engager à se régaler. Il y avait, pour assister aux repas intimes du souverain, des stolnicks intimes, qui apportaient les plats dans la salle à manger; car les serviteurs ordinaires ne devaient pas entrer dans cette chambre quand le souverain s'y trouvait. C'est un stolnick que l'on chargeait ordinairement du soin de veiller à l'entretien des ambassadeurs ; c'était par les stolnicks encore que leur étaient portés les mets que le souverain, comme marque d'attention, leur envoyait de sa table; c'est enfin dans les rangs de cette noblesse qu'étaient choisis les plus beaux et les plus adroits jeunes gens pour en faire les gardes du corps d'honneur, les Ryndys, qui, vêtus de superbes costumes blancs et armés de haches d'argent, occupaient

1 . Cette traduction du mot Stolnik n'est peut-être pas rigoureusement exacte, car le mot stol, qui maintenant signifie table, avait autrefois aussi le sens de trône, ce qui expliquerait la diversité des fonctions dont les stolnicks étaient chargés.

les marches du trône pendant les cérémonies de réception des ambassadeurs. C'est une des charges de cour la plus ancienne, car les Ryndys ont pour ainsi dire remplacé les Gridnis, qui étaient les gardes du corps des grands-princes de Kieff, depuis Vladimir I".

Outre ces fonctions de cour, les stolniks étaient employés dans l'armée comme sous-voïevodes militaires , chefs et juges de régiments , officiers supérieurs, capitaines de compagnies de dvorianés ou féodés, voïevodes du grand drapeau ou du drapeau du souverain, ou voïevodes des armes, du camp, de la réserve, des feux, ou enfin comme voïevodes porteurs d'ordres. Très-souvent ils servaient dans l'armée comme volontaires et commandaient les petits corps volants d'avant -garde. Au service civil ils étaient souvent envoyés comme voïevodes dans les provinces secondaires, occupaient les places de juges dans les tribunaux de Moscou, et les plus distingués étaient même quelquefois admis par le souverain dans la Douma ; ils accompagnaient toujours les ambassades en qualité de conseillers.

D'après cette diversité d'occupations auxquelles on employait les stolnicks, il est clair qu'ils devaient être très-nombreux. Pendant le règne du tsar Michel, en 1616, on en comptait 117 ; mais plus tard leur nombre augmenta considérablement; et pendant la régence de la princesse Sophie, en 1687, il y avait

2,72/i. stolniks chargés de fonctions civiles, 133 dans les rangs de l'armée et plus de 400 spécialement attachés au service des cours, de chacun des tsars, de la princesse Sophie et des tsarines veuves, Nathalie, mère de Pierre le Grand, et Marthe, veuve de Théodore.

Les émoluments des stolniks variaient de 15 à 215 roubles par an ; ils recevaient encore en possession usufruitière, de /tOO à 1,500 tchetvertes de terre. Chaque tchetverte contenait, dans chacun des trois champs, d'un assolement triennal, un espace susceptible d'être ensemencé par 2 1/2 hectolitres de blé et un espace proportionnel de prairies : en sorte que chaque tchertverte pouvait être égal à 6 ou 8 hectares. Les émoluments moyens des stolniks étaient de 50 roubles argent par an, avec 4 à 5 mille hectares de terrain.

Les stolniks pouvaient être promus à la dignité d'okolnitchi, et parvenir même à celle de boyard.

Le cinquième degré des serviteurs de l'État était formé par les Slriaptchys , charge équivalente à celle de gentilhomme de la chambre dans les fonctions de cour. Ils servaient le souverain, le chaussaient, l'habillaient, le coiffaient et le suivaient, portant son bonnet, ses gants, son mouchoir et sa canne, qu'ils tenaient à la main quand leur maître se trouvait à l'église ou dans la Douma. Il y avait des striaptchys à clef,qu[ avaient l'entrée libre à la cour et pouvaient

être assimilés aux chambellans ; cette dignité de cour leur donnait la préséance sur les stolniks et les égalait auxdoumnys-dvorianés ou conseillers. Les striaptchys ordinaires étaient revêtus de différentes fonctions civiles et militaires subordonnées à celles des stolniks ; leur nombre était à peu près égal à celui des stolniks, et leurs émoluments variaient de 15 à 65 roubles et de liOO à 1,000 tchetvertes de terres en usufruit.

Le sixième degré était celui des dvorianés, titre que nous avons traduit par celui de serviteur inféodé"^, et qui est presque aussi ancien que celui de boyard, car il en est fait mention dans les lois de Yladimir Monomaque.

Ce titre fut accordé de tout temps en Russie à des hommes de guerre qui s'étaient distingués; il était personnel, et jusqu'à Pierre le Grand il ne fut pas héréditaire. Chacun devait passer par ce degré, les jeunes princes, comme les fils de boyards, car les titres d'okolnitchi et de boyard n'étaient point héréditaires et ne pouvaient être obtenus que par le mérite et le dévouement : il est vrai que les fils de boyards faisaient leur carrière beaucoup plus rapidement que ceux qui ne jouissaient pas du privilège d'une naissance aussi élevée ; mais nous ne croyons pas qu'en cela l'ancienne société russe ait fait exception aux faiblesses de l'humanité, qui se laisse volontiers aller

4. Dvorianine vient de dvor, qui signifie cour; la traduction littérale serait donc homme de cour.

à instituer ou à admettre de pareilles prérogatives.

Le dvorianine recevait un espace de 25 à 1,500 tclietvertes de terrain en possession usufruitière, et en outre une somme annuelle qui variait de 15 à 210 roubles argent II devait être toute sa vie prêt à s'armer et à entrer en campagne. En temps de paix, il était obligé de remplir toutes les commissions que lui donnait le gouverneur de la localité où il était inscrit et où on lui avait assigné son domaine usufruitier. Il devait également fournir un nombre, proportionnel à l'étendue de sa propriété, de guerriers armés, cavaliers ou fantassins, tirés de la population de sa terre et avec lesquels il entrait dans les rangs de la droujina, ou bataillon dont il faisait partie. En cas de vieillesse ou de maladie, le dvorianine devait présenter un remplaçant, son fils, son parent ou tout autre homme libre loué.

Les dvorianés étaient divisés en deux catégories, les dvorianés de Moscou elles dvorianés provinciaux. Les Moscovites étaient les mieux considérés et occupaient souvent des postes civils importants, comme ceux de membres de tribunaux ou adjoints de juges; on les envoyait même quelquefois comme voïevodes dans de petites villes. En 1G07, un dvorianine de Moscou, le prince Grégoire Volkonskoi, fut envoyé comme ambassadeur en Pologne. Pour récompenser un dvorianine de province, on l'inscrivait au nombre des dvorianés de Moscou. Ceux qui n'étaient point

gratifiés de cet honneur devaient habiter sur leurs terres ou dans leurs villes de province, avec l'obligation de remplir tous les mandats qui leur seraient confiés par le gouverneur ou le voïevode de la localité.

Les ambassadeurs étrangers étaient toujours escortés depuis leur entrée en Russie des dvorianés de province, qui les accompagnaient de ville en ville. Ceux qui avaient été nouvellement promus à cette dignité recevaient de très-légers appointements, une quantité très-limitée de terrain, et s'appelaient nov?A"/ leurs émoluments augmentaient avec le nombre de leurs années de service.

Les dvorianés devaient être en fort grand nombre; mais les documents nous manquent pour le déterminer exactement : nous savons seulement qu'en 1686 on comptait 1893 dvorianines de Moscou.

Les nobles du septième degré formaient la classe desjillzys, dénomination que nous avons rendue en français par le mot aspirants.

Ce degré fut institué principalement pour renforcer la garde de Moscou ; et les enfants des boyards , des okolnitchis, des stolniks et des striaptchys y entraient avec l'obligation d'habiter Moscou* et de se tenir toujours prêts au service. Les jeunes gens de famille des

1. Le mot russe jiltzy s veut dire locataires, ce qui signifie que les jeunes gens qui formaient ce corps étaient des locataires obligés de Moscou.

provinces venaient prendre du service dans ce corps ; on les employait aussi bien à la guerre qu'à la garde de la ville ; en 1558 , ils furent expédiés au Caucase , dans la Kabarda. C'étaient eux qui , d'ordinaire, portaient les ordonnances ou gramalys du tsar dans les villes et les provinces ; ils étaient, selon les nécessités, employés par toutes les administrations, et acquéraient ainsi une certaine expérience des affaires d'État. On récompensait leurs services en les nommant quartiers-maîtres dans l'armée, centurions dans la milice de dvorianés et porte-enseignes ; quelquefois même, à l'égal des dvorianés de Moscou , on les envoyait comme voïevodes dans les petites villes ; mais leur plus haute récompense était l'élévation à la dignité de striaptchy. Le nombre des jiltzys était assez considérable ; en 1663, on en comptait 2000 à Moscou ; et en 1664, il y en avait 3000 recevant des émoluments fixés, en proportion de leurs services et la possession usufruitière, de 350 à 1000 tchetvertes de terrains.

Le huitième degré était celui des dietis boyarskias, cadets , ou proprement enfants de boyards : ce qui voulait dire, non qu'ils étaient les fils de ces seigneurs, mais qu'ils les servaient et devaient en être traités comme des enfants de leur famille. C'était une troupe dans le genre des dvorianés , avec la. différence qu'ils ne pouvaient pas aliéner leurs possessions, et n'avaient pas le droit de les transmettre même à leurs enfants sans en avoir reçu l'autorisation, qui ne leur était

accordée qu'à la condition que leurs enfants entreraient obligatoirement au service du même corps. Les terres de ceux qui mouraient sans laisser d'enfants retournaient à la couronne. Ils avaient le droit de peupler d'hommes libres les terres dont ils jouissaient; mais en cas de guerre ces hommes les suivaient et devaient combattre dans les rangs de l'armée. Pour de longs services ou des actions d'éclat, on leur donnait en possession héréditaire les terres qu'ils avaient tenues jusqu'alors à titre de fiefs, et ils devenaient ainsi propriétaires. Leur premier avancement était la promotion au degré de jiletz ^. Quant à leur nombre, il fut sans doute très -considérable; nous voyons qu'en 1583, il se fit une expédition en Livonie par une troupe formée exclusivement de dtetis boyarskias s'élevant à 2000, sans compter leurs serviteurs qui étaient aussi dans les rangs. En résumé, ce huitième degré formait une classe mixte entre le dvorianine et le paysan ; plusieurs de ces cadets , ayant été ruinés , étaient entrés comme simples soldats dans les corps de cavalerie de l'armée , dans les cosaques ou les strieltzys ; quelques-uns même devenaient esclaves chez un riche dvorianine ou boyard : mais ce passage à la servitude n'était autorisé que pour des hommes impropres au service militaire.

Telle était la hiérarchie de la classe des serviteurs

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