XIII
ARISTOTE. -^ PtilLdS0l?HIË CES k^t^ 2Ôà
lui-même allusion dans un passage de sa Morale à Nicomaque *) ; 2° Sur le Plaisir, dont le fond se retrouve encore aujourd'hui, selon toute apparence, dans la Morale ; 3" Sur la Musique, dont Plutarque nous a conservé quelque chose dans son livre sur le même sujet; i'' Sur la Diction ou Sur la Diction pure, correcte (rispl Aeiewç xa8apx;),qui pourraient bien n'être que des extraits de la Poétique et du troisième livre de la Rhétorique, comme les ouvrages que les mêmes catalogues intitulent : Sur la Philosophie et Sur le Bien, se retrouvent dans la Métaphysique, comme le livre De t Amitié se retrouve dans la Morale, comme le livre Surf Éducation sa retrouve dans la Politique; 5" Sur les Tragédies, livre dont on peut dire la même chose que des précédents ; 6" Sur la Voix (riEpi ^o)vr.;)î T Sur les éléments [de la voix?],(n£pl Stoixsiwv) Straités qui, avec celui du Langage, avec le troisième livre de la Rhétorique et les derniers chapitres de la Poétique, 'Awriàiexii complété une série d'études sur la parole humaine et sur les arts dont elle est rinstrumcnt. Quelques chapitres des Pro-
» I 12 : Ta (î'r/xwixta twv è'pywv ôixotw; xal t«v ffwtzartxwv xat Twv «{/'uxtxwv. 'AA/àravra ptkv i'Tw; oîxsiôrspov s^axoiÇouv Totç ffîot rà gyxwtxta Trsn'ov/jpisvotç,
* Voyez, sur ce sujet, les Problèmes, livre XI, où sont consignées" beaucoup d'observations intéressantes. Gompar»iZ un de cel morceaux traduit dans mes Observations sur le développement de rintelligcnce et du langage chez les enfants, p. 24 de la 4e édition, 1883.
blêmes nous laissent voir qu'Aristote avait étudié avec soin le langage, comme signe éminent de notre supériorité sur les bêtes, et qu'il avait amassé sur ce sujet beaucoup d'observations intéressantes.
Nous sommes arrivés, après un long détour, au livre IlEpl llotriGÊO); ou Elspl IIoiyitiîc^ç qu'Aristote atteste lui-même avoir composé, et que citent d'autres écrivains anciens. Ce livre est perdu aujourd^mi, ou du moins nous n'en possédons qu'une partie dans la célèbre Poétique tant de fois imprimée, traduite et commentée depuis quatre siècles. En effet, les citations dont je parle sont loin, comme on va le voir, de se retrouver toutes dans ce dernier opuscule.
Dans sa Politique \ en parlant de l'influence que la musique peut exercer sur les mœurs, et, à ce propos, de la purification ou de la purgatioyi des passions (nous en parlerons plus bas), Aristote ajoute : « Ce que nous appelons purification, nous le disons simplement ici ; nous y reviendrons plus expressément dans la Poétique, » Or, le seul passage de notre Poétique où se lise le mot en question (c'est la définition de la tragédie), est beaucoup plus court que celui de la Politique, En deux endroits de la Rhétorique^, l'auteur renvoie au
* Livre VIIÏ(V, selon la division adoptée par M. Barthélémy-Saint-Hilaire), dernier chapitre.