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L'ouverture de la trachée pour donner accès à l’air dans le poumon remonte à une époque très éloignée.
Dans les œuvres d'Hippocrate (1) cependant il n’en est pas fait mention. Il se bornait à conseiller l'introduction d'une canule par les voies naturelles dans la trachée, dans le cas « de suffocation causée par l’esquinancie. »
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« Dans l’angine le patient est suffoqué ; c’est surtout dans la gorge qu'il lui semble avoir quelque chose. »
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« On introduira les canules dans la gorge, le long des mâchoires, afin que l'air soit attiré dans les poumons. »
Asclépiade de Bithynie est le premier auteur, au dire de Galien (2), qui ait pratiqué cette opération. « Asclepiades ultimum auxilium posuit, in lis qui maxime suffocantur laryngem incidere. »
Mais ni Galien, ni Cœlius Aurelianus, qui attribuent à Asclépiade d’avoir le premier vanté la trachéotomie dans l’angine suffocante, ni Arélée, qui paraît l'indiquer sans le nommer, ne parlent du procédé opératoire, ni même ne disent qu'il l'ait pratiquée. Cœælius et Arétée ne mentionnent la proposition d'Asclépiade que pour la condamner.
« Dehinc, dit Cœlius Aurélianus (Acut. morb. lib. 1m, cap. 1v, p. 193, éd. Almilor), a veteribus probatam approbat (Asclepiades) arteriæ divisuram, ob respirationem faciendam, quam laryngotomiam vocant.
(1) HiPPOCRATE, trad. Littré. — Des Maladies, liv. III, chap. x, t. VII (2) GALIEN. — De Medico, t. II, cap. x, p. 379,