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LE THÉÂTRE DANS LES PAYS DU NORD

l'antiquité; m;iis cet exemple n'est suivi par aucun pays. Partout ailleurs on se contente, par économie sans doute, de salles déjà existantes, et, lorsque au commencement du xvnc siècle nous voyons en Allemagne, en Fiance et en Angleterre des constructions théâtrales, elles n'ont rien de commun avec les scènes de l'antiquité. Si défectueuses qu'elles soient, elles se rapprochent déjà de la forme elliptique et des agencements intérieurs adoptés encore de nos jours.

Jl nous faut conclure de là que le pastiche absolu du passé, quel qu'il soit, est chose maladroite. Car l'humanité va en progressant; ses habitudes changent, ses besoins se développent et exigent de nouvelles satisfactions : il faut alors se mouvoir dans des milieux différents de ceux dans lesquels ont vécu les générations précédentes. Vouloir faire agir, à dix siècles de distance, les hommes dans des conditions identiques, est chose impossible. Tout recul dans le mouvement en avant du monde est destiné à demeurer infructueux et à s'arrêter de lui-même. La restitution des théâtres antiques en Italie, au xvie siècle, en est un témoignage éclatant.

Quoique l'Italie ait eu le monopole de la science du théâtre, depuis, le goût naturel de notre pays prenant le dessus l'a surpassée, et c'est maintenant de la France seule que l'Europe s'inspire en matière de mise en scène, d'architecture, de costumes et de décorations de théâtre.

PIÈCE JUSTIFICATIVE

BIBLIOGRAPHIE

DES

PEINTRES DÉCORATEURS DU XVe ET DU XVIe SIÈCLE

ADAM (Maistre), peintre à Lyon en 1J07. — Il fut chargé avec le poète Jean Richer et le peintre Jean Ramel de la décoration des échafnuds, pour l'entrée de Louis XII à Lyon en IJ07. « Maître Adam fait le portrait des Mystères'. »

I. Les Archives de Lyon (C. C. 575, n° I, f° 8; n° 8, f° 2 et n° |3) renferment une quittance signée de lui. Georges Guigne, Entrée de Louis XII à Lyon, Lyon, lS85, p, 7.

ALEXIS, peintre et mouleur à Lyon, i ',90- 1 \<.)G. — Il donne quittance à Jehan Perréal de ses travaux « pour avoir moslé et basti les seraines (sirènes) et faict les nuez et autres choses » pour l'entrée d'Anne de Bretagne en t4g4 à Lyon. Il a été un collaborateur très actif de Jehan Perréal; celui-ci lui a fait faire les patrons des « ystoires », etc., « comme je luy ay devisé », dit-il dans son mémoire1.

1. Archives de Lyon C. C. 5a7.Natâlis Rondot, les Peintres de Lyon, four les noms des peintres de Lyon et de Troycs, nous n'avons pas cru devoir indiquer la page des travaux de M. Natalis Rondot auxquels nous les avons empruntés. Nous nous sommes en effet servi des nomenclatures alphabétiques publiées, pour ceux de Lyon, dans la Réunion des Sociétés des beaux-arts des départements à ht Sarbonne, 2e session, 1887, p. 571, et pour ceux de Troyes dans la Revue de Part fronçais, t. III, 1887, auxquelles nous renvoyons le lecteur.

ALEXIS (Antoine), maître peintre, 1J20-1 j»33. — Il a travaillé en 1 533 pour l'entrée de la reine Eléonore à Lyon*.

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