‹ Essai sur l'histoire du théâtreChapitre 14 sur 322 · Archives de VAuhe, liasse nG · texte numérisé non relu

Archives de VAuhe, liasse nG

i. Petit de Julleville, op. cit., t. II, p. 485, d'après Barthélemi de Chasseneux dans son Catalogus glorise mu/idi, Genevac, MDCXLIX, petit in-folio, duodecima pars, p. 077.

3. Bibliothèque nationale, mss. fonds fr., u* 13538, la rie et Mystère de saint rincent en vers et par personnages, Petit de Julleville, op. cit., t. II, p. 34 et 56s.

4. Voir Lecoy de la Marche, Extraits des comptes du roi René, Paris, Picard, in-8, 1873, p. 329, n° 740. Voir aussi liibliothèque de P Ecole des chartes, 3° série, t. II, p. 69. Article de M. Célestin Port.

5. Voir le Théâtre chrétien dans le Maine, par Dora Pioliu, dans la Revue historique et archéologique du Maine, t. XXIX, année 1891.

6. Giraudet, les Artistes tourangeaux. Tours, i885, p. 33 1 . A la représentation d'une sotie, jouée à Genève en i5a3, « Monsieur le duc et Madame n'y voulurent pas venir parce qu'on ne leur avait pas dressé leur place ».

LES MYSTÈRES DIALOGUES

Les échevins, qui président à la location, prient l'évèque et le chapitre de choisir la loge qui leur plaît le plus. Ils s'érigent même en censeurs ou désignent des docteurs qui devront prendre connaissance du libretto avant de le laisser représenter, et ils donnent des gratifications aux auteurs qui enrichissent le répertoire1. Aussi la municipalité avait-elle toujours une estrade ou des loges spécialement réservées.

A Angers, en 1492, au Mystère de Madame sainte Catherine, le menuisier Jacques Perse avait fait un échafaudage de trois étages pour lès maires et les échevins2. A Rouen, en i/j54, le conseil de ville, voulant voir à l'aise le spectacle, retint une chambre dans la maison de Jehan Marcel et la « fist moult décorer », ce qui coûta Go sous3. Vingt ans plus tard, dans la même ville, au Mystère de l' Incarnation et Nativité, les échevins avaient loué pour eux une maison et dépensèrent 100 livres pour y faire une installation convenable*.

A Genève5, en i54G, comme à Amiens6, en idoi, et à Romans7, en iooq, la municipalité avait également des loges spéciales; dans certains pays même les échevins prenaient leur repas dans leurs loges aux frais de la ville".

L'usage de réserver une place à La municipalité était général à l'époque des Mystères, c'est-à-dire à la fin du xve et au commencement du xvie siècle. On en trouve la preuve dans l'en-tète du « Térence » de

1 . La Vie municipale au xv' siècle dans le nord de la France, par le baron de Calorie, Paris, Didier, 1880, p. 5o et suiv.

?.. liihliothèque de l'Ecole des chartes, f>* série, vol. XXI, p. 179. Article de M. Célestin Port.

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