CONCLUSION
En terminant l'histoire de la mise en scène, on peut conclure que la décoration théâtrale est arrivée en France à son apogée, qu'elle est une des branches de l'art les plus vivaces, et que le monde entier est tributaire des décorateurs parisiens. Aussi demandons-nous aux artistes et aux directeurs à persister dans la voie tracée.
Les machinistes devront également suivre les principes qui ont fait leur succès durant ces dernières années et chercher sans cesse le perfectionnement de la mise en scène par l'application au théâtre des nouvelles découvertes de la science et de l'industrie.
Nous avons vu depuis une trentaine d'années les plus grands peintres de l'Ecole française fournir des indications ou même dessiner des costumes pour les pièces les plus célèbres. Il ne faut cependant pas oublier que les théâtres subventionnés ne peuvent avoir recours sans cesse aux sommités de l'art; il est nécessaire qu'ils aient un dessinateur de costumes attitré, et le jury a eu le regret de constater que l'artiste qui, dans cette branche de l'art, a conquis le premier rang. M. Thomas, n'appartient à aucun des établissements relevant de l'Etat. M. Duquesnel, l'habile directeur, dont nous apprécions si vivement les qualités, avait su se l'attacher pour les différentes pièces qu'il a montées à la Porte-Saint-Martin. Depuis, M. Duquesnel est rentré dans la vie privée, et M. Thomas est demeuré libre de tout engagement; aussi espérons-nous que les dessins de costumes aussi bien au Théâtre-Français qu'à l'Opéra seront confiés à ses soins.
Si, au point de vue littéraire, il nous est permis de formuler un désir, souhaitons que sur la scène française apparaisse un jour un de