‹ Essai sur l'histoire du théâtreChapitre 81 sur 322 · Mercure, t. XVIII, p. 3o · texte numérisé non relu

Mercure, t. XVIII, p. 3o

i. Dans l'appendice du tome I.

4. Mercure, t. LXII, p. 188. Ce ballet a été imprimé deux fois, la première fois à l'imprimerie ilu Louvre, in-4, 1626, pour l'usage des figurants seulement.

5. Paul Laeroix, Ballets et Mascarades rte cour sous Henri IF et Louis XIII, déjà cités, t. III, p. 32, et abbé de Marolles, Mémoires, Amsterdam, ij;55, t. II, p. 120.

6. Voir Bellier de la Chavigncry, Dictionnaire général des Artistes de l'école française, Paris, |S83, verbo Rabel (Daniel). — Malherbe, édit. Lalanne; Collection des Grands Écrivains, Paris, Hachette, 1802, t. II, p. 237, et Correspondance littéraire, 1860, p. 4.89. Abecedario de Mariette, verbo Rabel. Ch. Stein. Article de la Gazette des Beaux- Arts, 1890. Jal, Dictionnaire critique de Biographie et d'Histoire; de Laborde, la Renaissance des arts à la cour de France, t. I, p. '{24.

7. Bibliothèque nationale, Cabinet des Estampes, Pd. 74. Paris, Balard, in-4, i65f..

BIBLIOGRAPHIE DES BALLETS

ressant par lui-même. Car, outre ses gravures, il porte sur sa reliure les armoiries d'Hesselin, l'un des figurants. Ce livre lui a été remis en souvenir de la part qu'il prit à cette représentation.

La Bibliothèque de l'Institut a recueilli plusieurs épaves du service des Menus Plaisirs, principalement deux libretti de ballets : le premier est celui du ballet de la Nuit, donné en i653 1 ; l'autre est celui du ballet des Noces de T/iétis et de Pélée2. Ce dernier n'est pas unique, puisque le baron Picbon possède un deuxième exemplaire avec figures goûachées de ce ballet dans une reliure aux armes d'Hesselin; il provient par conséquent de la bibliothèque de cet amateur, qui était, comme toujours, un des principaux acteurs du ballet. Ce librello est semblable à celui de l'Institut, mais il possède en plus la représentation de chacune des entrées avec changement de décor. Les figures sont loin d'être faites par un artiste de premier ordre ; elles sont sinon de la même main que celles du ballet des Fêtes de Bacchus de la Bibliothèque nationale \ du moins du même genre.

A côté de ces deux recueils, il y a à la Bibliothèque nationale (aux Estampes, dans la collection Hennin1), cinq dessins coloriés de costumes de ballets : l'un représente le roi en costume d'Apollon; les autres, quatre guerriers avec d'énormes panaches, des cuirasses collantes à tonnelets à la façon des fameux habillements du carrousel de 1661. Ces dessins de costumes ont été catalogués par Hennin comme appartenant au ballet de la Nuit, et le conservateur du cabinet des Estampes a, dans le catalogue officiel de cette collection, maintenu l'indication. Or, de ces cinq dessins, un seul, le premier, celui qui représente le roi en Apollon, se retrouve dans le volume de la Bibliothèque de l'Institut et dans celui du baron Pichon, qui contiennent les gouaches du ballet des Noces de Tlie'tis et de Pelée et ne se voit pas dans le libretlo du ballet de la Nuit de la bibliothèque de l'Institut. On peut en conclure avec certitude que l'indication donnée par Hennin ainsi que par le catalogue officiel de sa collection est fausse. Le premier des dessins se rapporte bien au ballet des Noces de Thétis et de Pe'léc, mais aucune recherche ne nous a amené à identifier les autres, et de ce fait nous pouvons proposer l'hypothèse suivante : il existait un recueil de dessins pour ballets divers, exécutés par La Belle et qui faisaient partie de la collection détruite dans l'incendie de l'atelier de l'ébéniste Boule5. Le baron Pichon crut un instant que ce recueil était sauvé, et, en véritable bibliophile, il s'imagina qu'il en était le possesseur. Il n'en était malheureusement rien : le livre possédé par le baron Pichon était le ballet de la Nuit précité. Au contraire, le recueil de La Belle, probablement dispersé, a sans doute laissé des épaves ou avait eu des imitations dont on a recueilli quelques fragments. Ces cinq

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