‹ Essai sur l'histoire du vers françaisChapitre 1 sur 48 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

rimmense ulililë. Vous nous offrez une bibliographie raisonnée de f histoire de la versification Française^ un répertoire cl des tableaux soigneusement ordonnés à laide desquels V étude de n importe (juel problème du sujet deviendra facile, et qui auront encore la propriété de suggère/' des éludes nouvelles à entreprendre.

Mais vous néles pas seulement un érudil^ mon cher Thieme; ou plutôt vous êtes un vrai^ un excellent érudit .'j'entends un érudit intelligent. Je ne sais pas pourquoi, en vérité^ tant de gens chez nous s' obstinent encore à établir une opposition, et comme une incompatibilité^ entre r érudition et f intelligence^ le labeur et le talent. Ne donnons pas dans celle erreur qui tend à créer un préjugé en faveur de V ignorance et de la légèreté.

L'érudition d'un esprit médiocre est quelque chose de médiocre^ c'est su/' : mais Vig/iorance d'un esprit médiocre ^dira-t-o/i que c'est quelque chose de supérieur?

Savoir est un mogen de compre/idre, et ce n'est pas seulement dans les sciences de la nature que vaut l'axiome de Bacon : « Quantum scit, lantum polest. »

Vous lâchez, mo/i cher Thie/ne^ de ne rien ignorer du sujet ou vous vous applifjuez, afin de ne /nanquer aucune des idées vraies qui luiappa/'lie/ine/il. E/i lisant votre introduction et votre première partie^ on sera char/né d'y trouver à chaque page des vues o/ngi/iales, fines, précises^ ou larges. On sera le/ité de dire que votre é/'udilion par là est bie/i française; mais ne vautil pas mieux dire quelle est tout simplement ce que l'érudition doit être en tous pags pour donner son propre et plein effelf

Je ne veux point ôter au lecteur le plaisir de découvri/' lui-même une h une les idées qui font l'inté/'ct de votre essai. Mais ne puis-jc di/'c au moins combien j'ai

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