Les cotc!« iiuliqu^cfi 9onl celles ilc la Hilil. Nat
Ane. Textes Fr., 10 vols (d'après le ms. de la Bibl. Nat.). Cf. aussi Er. Lan-lois, 1890. On y trouve une définition de la rhétorique. Il parle des consonnes et des voyelles, définit la ballade, la rime léonine ou sonnante (vie-ravie) ; donne des exemples de ballade équivoque, rétrogade et léonine, serventois, lays, etc. Avis aux poètes de suivre surtout les modèles qu'il recommande.
Quinzième siècle
Camus, G. — Precetti di rettorica scritti per Enrico III, rè di Francia, publ. dans : Memorie délia r. Acad. di Modena, V, 1887.
L'art de rhétorique pour rimer en plusieurs sortes de rimes. Bibl. Nat.2375, fol. 38 v«-41 r«. Cf. Er. Lan-^-lois, 1890.
Infortunato. — Instructif de la seconde rhétorique. Bibl. Nat. 2375, fol. 38. Cf. Er. Langlois, 1890.
Traitédel'art de rhétorique. Codex Bibl. Nat.Nouv. Acq. 1869. Cf. Er. Langlois, 1890.
De arle rigmalizandi. Catalogue La Vallière, II, p. 129, n° 2619.3 indique un volume en 4° goth. sans nom d'auteur, de lieu d'impression, ni d'imprimeur, et s. d.
1405. — Magnus, Jacobus. — Archiloge Sophie. Des rithmes et comment se doivent faire. Cf. Coville, 1889, surtout, p. 68-74 ; Cf. Langlois, 1890, 1902. Les 4 mss suivants se trouvent à la Bibl. Nat. : fr. 143 (anc. 6868),fol.395v'>;fr. 214(anc. 6808) fol.30vo; fr. 1508 (anc. 7570) fol. 391 v» ; fr. 34232, fol. 57 v*. Coville, p. 45 mentionne aussi : Tractatus de arte memorandi, en 5 parties, dont la 5® : erit de metris et quibusdam aliis necessariis ad artem presentem.
L'Arch. Sophie = science, contient un chap. : Des
rimes et comment se doivent faire, donnant la diirérence entre la rime en prose et en vers. Les rimes dans les vers doivent avoirun nombre défini de syl., etc. L'hiatus compte pour une syl. (dame est bonnc)on peut le compter comme une ou deux syl.L'e fém. compte pour une syl. sauf à la fin et au milieu du vers. On y trouve d'autres règles pour la rime et une définition du rondel.
1111-1415. — Rendes de la seconde rhétorique, Ms de la Bibl. iNat. Nouv. Acq. 4i>37. Cf. Lan<,dois, 181X1.
' i !- — Ilerenc, Haldelto (Haollet llercut, Haoulet Tercut,
Haol de Thrcul). — Doctrinal de la seconde rhétorique. Codex \'aticano Ke^'. 1-108. Cf. Daremberj;, 1850; Lan{;lois, 1890.
Daremberg en donne l'analyse: liste de mots qu'on peut employer dans la rime : liste de poèmes comme lays, serventoys, chant royal, sotie amou» reuse, ballades, fatras : leur forme, règles avec exemples.
li.VA. — Knriquc de Aragon, Marques de \'illena. — Do
arte de Irobar. Plusieurs fois mentionné.
J lUO. — Traité de rhcloricjuc ou l'art de rhétorique pour
rimer en plusieurs sortes de rime. Hibl. Nat. Y 1 lO") Hés. (au dos les noms de l*alhelin-\'illon) publié par Moutaiglon-Hecueil, etc., 18r>5-18j8. Cf. Langlois, 1800, 1002, p. IV, noie 3. Sous-titre : L'art de rhéloricque pour apprendre a diltcr et rimer en plusieurs manières. Tout rimé, donnant des règles pour rimes masc.et fém., rime riche et léonine, équivo(juc, elc, etc. Kn lèle il nii't toujours la rime qu'il veut illustrer, suivent des exemples. Dif. genres de poèmes.
i lOii-1 lOS. — Croy, Henry de. — L'art et science tie rhétorique. Publié dans: l*oésics des xv" cl xvi* s., d'apK's des éditions gothiques cl dos mss, Paris, Silveslrc, I8.'i"J,(ionl L'art el science de rhétorique pour faire
rigmes et ballades, par Henry de Croy est, d'après in-folio^ décrit dans le Catalogue des livres imprimés sur Vélin de la Bibl. du Roi, publié par M. Van Praet, IV, p. 159, n^ 2-23. Il y a trois autres éditions sous le même titre: 1° Paris, Jehan Trepperel, s. d. in-4'', goth. (mentionné peut-être par Hoym, Catalog-ue p. 519, n° 4727.3, et par Goujet. Bibl. Fr. III, p. 438, s. d. aussi); S» Toulouse, Jehan Guerlins, s. d. 4*^ goth. ; 3*^ Poitiers, Jehan Eng^uilbert de Marnef, s. d. 4<* goth. Cf. Langlois, 1890. Bibl. Nat. Rés. Y« 1261 bis, Y«10, et Vélins 577 publ. à Paris 1493 par Antoine Vérard. Contient définitions de la rhétorique, des syllabes, des poèmes de 6, 7, 8, etc., syls, etc., de dif. genres de poèmes comme ballades, etc., et une liste de rimes en gozet à éviter.
1496. — Encina, Juan de la. — Arte de Trobar. Cf. 1859,
WollT, Studien, p. 272. Plusieurs références.
1497. — Boteauville, Michel de. — Art de métrifier fran-
çais. Cf. Thomas, 1883, en donne une réimpression.
Contient surtout une longue liste de règles pour la valeur et longueur des syls.
Seizième siècle.
1500. — L'Infortuné. — Instructif de la seconde rhétorique, publié comme : Jardin de plaisance et fleur de rhétorique, par Vérard environ 1500. 5 éd. jusqu'à 1530; une en 1547. Reproduction en fac-similé de l'édition publiée par A. Vérard vers 1500, Firmin Didot, 1910. Cf. Langlois, 1890. Un grand livre en rimes. Cf. Goujet, 1740.
1508. — Biaise d'Auriol. — Départie d'Amours. Bibl. Nat. Rés. Y^ 583, et mss 2100, 2191 avec table de rithmes de la sec. moitié du xvi^' s. Cf. Langlois,
190'2, p. X note : il fait partie d'un ouvrage : La chasse et le départ Damours, etc., Hibl. Nat., Rés. Y* 583. C'est une poétrie.
1521. — Kabri (F'abry), Pierre. — Le ^^rant et vray art de
pleine rhétorique, Rouen, Simon Gruel ; Bibl. Nat. Rés. X I-25-i or X 3-29'2 ; 1532, Paris, Sergent, et L531 ; 1536, Lyon, Olivier Arnoullet ; 1539, Paris, K. Coueiller . 1544, Paris, Oudin Petit. Publié par Héron, Rouen, Lestringant, 1890, 3 vol. avec introd., notes et glossaire, Soc. des Bibliophiles Normands. Sur Héron Cf. : Romania, 18, p. 651, 2i», p. 175-177. Cf. Zschalig, 1884; Langlois, 1890.
L'ouvrage le plus important qu'on ait écrit jusqu'à ce jour. Définition plus juste et plus précise du comi)te des syllabes, de la mesure et de la césure ; meilleure distinction des rimes et de leurs règles : alternance, succession. Désir marqué d'élever et
'* de purifier le langage poétique. A certainement
pris V Infortuné pour modèle. Précieux pour la clarté et la précision de< jugements et des règles. On doit attribuer en grande partiel son influence ce que la structure do la strophe a de trop artificiel et (le trop technique. Rythme n'est autre chose que langage mesuré par longueur de syllabes en convéniente terminaison, proportionnellement accentué. Sur son importance, ses défauts, son influence. Cf. Zach.ilig, 188t, Goujot, 1740.
1524-1548. — .Molinel, Jean. — .\rs rheloricic reconliori doctrimr nccommodata, liibl. Nat. 12434. Cf. Langlois, 1SI»(). Langlois, 1902 dit : Ribl. Nat. fr. 2375 ^f. 135 v'-139 r"» ronlionl L'art <le rhétorique do J. .Molinet.et l'railé de Rhélorique(anonymo). Commence : Par Zophirus. qui vuidait ses soufllès, p. X, note 1.
1539. — Gracien du Pont (Gratian, GralienV — .Vrt et jkMence
(le rhétorique métrifliée, Tholozc, Nycolas Vieillard, 4«, en Ictlres rondes. B. N. Rés. Y® 201 ou Y 4326 A. Cr. Zschalig,1884;Langlois, 1890.
Ghap. sur sylL, diction, rithme, repos ou couppe, couppe féni., syl. inasc. et fém. et comment les reconnaître, rithme platte, riche, léonine, etc. Toutes sortes de rithme, comme concathénée, mêlée, tête et queue, brisée, bergerette, etc. Virelay, ballade, etc. Important en raison des définitions et exemples de toutes les variétés de rithme ou rime. 1540. — Dolet, Etienne. — La manière debien traduire d'une langue en aultre. D'avantage, de la pontuation de la langue fr. Plus, des accents d'ycelle, Lyon, 4°.
B. N. Rés. X922, X 2447 (2 ex.); Z 16203 (1); Rés. Z 4013 et 4016 ; 1542, Lyon, 4° Rés, p. X 306 ; 1550, Gaen, 8» Rés. p. X 295.
Ghap. sur gram., accents, ponctuation, art oratoire,
art poétique: couppe fém., élision, apostrophe, etc.
1542. — Meigret, L. — Des aççens, ou tous des syllabes et
diçcions (tretté de la Gram. Françoeze. B. N. X.
1257 A. ou X 1258.
1" Gauses de faulse escriturc avec leur blasme.Vice
de superfluité de lettres. Intéressant surtout pour
ses vues sur l'écriture et la prononciation. 2° Des
lettres et de leurs puissances, e fcm., e ouvert.
3° Des Diphtongues. 4® Des consonantes. Montre
bien l'état de la prononciation et de l'écriture, et
l'influence du grec et du latin.
1545. — PeletJer, Jacques. — Art poétique d*Horace, traduit
en vers fr., par J. Peletiers du Mans, recongnu
par l'auteur depuis la première impression, Paris,
Michel de Vascosan, 8 Rés. p. Y-^ 612. Peut-être
autre édition en 1544. Gf. Goujet. 1740. Gf. Lan-
glois, 1890.
1548. — Fontaine, Charles. — Art poétique françois. Y 4327
(il y manque les 25 prem. p.) Gf. Langlois, 1890.
UIBLIOGRAPHIE 209
Chap.sur la rime, avec exemples ;dipthongues, celles que les Français ont empruntées du lat. ; sur la prononc. de cet^ surtout pour la rime;épigramme, sonnette, rondeau, etc. Vient ensuite son Quintil Horatian sur le premier livre de la Déf. et Illuslr. de Du Bellay, ouvraj^e dans lequel il attaque la Déf. L'édition consultée est de 1578.
1548. — Sibilet, Th. (Sebilet, Sibelet). — Art poétique fran çois, sept éd. en 1551, 1555, 1564, 1573, Paris ; 1555, 1570, Lyon ; l'édition do 1556 contient aussi : Quintil-Censeur, autre art poét. réduit en bonne méthode (Sibilet abrégé) et La Pointuation de la langue fr.
B. N. Y 43-27, ou Rés. Y'^ 1213 ; Bibl. Sorb. Rés. L D 274. Cf. Zschalig, 1884 ; Langlois, 1890, et surtout GailTe, 1910 ; Marque la période de transition de Marot à Ronsard et de l'influence italienne. D'un intérêt spécial : chap. IL Qu'est-ce que le François doit appeller Ryme.VDe la diverse forme, mesures et nombres de syll. requises au carme Fr. ; VI Coupe fem. \'1I De la ryme et sesdif. et diverse usages. VIII Dipthongues usurpées et leurs usages ; chap. sur épigramme, sonnet, etc., etc., sur des vers non rymez, sur rimes concatenées, etc., etc. C'est le traité le plus complet do vorsif. avec celui do Fabri. La première partie montre nettement pourquoi des règles rigides et détinies étaient devenues absolument nécessaires. Fabri, Du Pont et Sibilet sont les derniers à traiter de l'art poétique au point de vue fr. ; désormais Fart poétique est basé sur le latin ou l'italien; Cf. Zschalig, 1SS( ; (ioujel, 1710.
1549. — Bellay, Joachim du. — DelTance et Illustration de la langue fr.Cf. surtout éd. de Chamard. llM^I.Fontemoing. 381 p. qui donne une bibliographie ex •
cellente des livres avant et après la Déf. qui ont de l'intérêt pour elle. Surtout utile pour l'étude de l'état de la poésie et de la versif, à cette époque.
1550. — Barthélémy Aneau. — Le Quintil Iloratian sur la
DefTence et Illustr. de la langue fr., Lyon.
1551. — Fontaine, Charles. — Le Quintil Iloratian sur la
Def. et Illustr. de la lang. fr., Lyon, B. N. 8° X 10265 cf. 1548.
1554. — Buxeria (Boissière), Claude de. — Art poétique re-
duict et abrégé en singulier ordre et souveraine méthode, etc. (Texte identique à celui de l'autre Art poét. réduit en bonne méthode de Sibilet. Cf. Gaiffe, 1910, p. XXII, note ; Cf. Langlois, 1900.
1555. — Foclin (Fouquelin), Antoine. — La rhétorique fran-
çaise. B. N. X. 2534, 2537, 138 p. L'éd. de 1557 sous le nom de : Fouquelin de Chauny est identique. Cf. Langlois, 1890.
Traite surtout de la rhétorique, de ses figures, de dif. genres de vers de 2 à 12 syls, de rimes, de dif. genres de poèmes avec la distribution des rimes.
1555. — Pelelier, Jacques. — L'art poétique, départi an deus livres, Lyon, Jean de Fournes et Guillaume Gazeau. B. N. Rés. Y« 1214 et 1215, X 1272. Cf. Chamard, 1900, donne analyse deschap. Sur Chamard cf. critique par P. Laumonier, Rev. de la Renaissance^ 1901, mai-juin, p. 248-276.
I. Avis aux poètes surtout : Il ne faut dire plus qu'il n'est nécessaire, parce que la rime nous tient en grande sugecion. II. De la rime poétique, sur la valeur de la rime. Des vers fr. (de 2 à 12 syls), césures. Il y en a qui essayent des vers sans rimes, mais à décourager, avec la césure et nombre défini de syll. il n'y a pas assez de difî. entre prose el vers. Vers métriiiés. Epigramme, sonnet, etc., etc. Des licences poét., surtout contraction de syll. Le
BIBLIOGRAPHIE lii
langa^^e est encore trop incertain, il faut que le poète suit le ju^^e de ce qui est bon, sobre et discret.
Un des traités les plus sugj^estifs, analysant l'état gén. de la langue, etc. Homme de vues larges, accessible au progrès et d'une lecture très étendue. Cf. Goujet, 1740.
1556. — Abbréviation de l'art poétique do Sibilet.
15G0. — Pasquiers. — Recherches de la France (chap. : De
l'origine de nostre poésie fr., De l'ancienneté et progrès de notre poésie fr.) Sur les vers mesurés et rime.
Cf. P^eugère, 1819. — Œuvres choisies. Z 57266*67. Il championne la langue fr., déclare qu'elle est aussi susceptible de vers mesurés que l'italien et le latin, mais il faut un grand poète. Plusieurs chap. sont d'un grand intérêt pour l.i versif. et donnent une excellente idée de l'époque sur ces questions de rimes, de vers mesurés, etc.
I.V)!. — Scaligcr. — Poetices. Cf. 181H), Lintilhac- J. Scali-
ger, fondateur ilu classicisme, Nouv. Hev. 15 mai et 1''' juin.
i5(')J. — Hanius. — Grammaire fr. Favorise la quantité,
regrette qu'il n'y ait pas en France un mouvement favorable à l'application du système de ({uantité. I.5r)5. — Honsard, Pierre de. — .Abrégé do l'art poét •'!•!■'
françois, Paris, G. Huou. H. Nat. Y 13*28 A V Rés. Y" 202 ; Y« 7 429. Ed. par Hlanchcmin. t. VII, 1807, du texte do 1505; .Marly-Lavcaux, t. \l. 1887, du texte de l.Vw.
Sur le compte de syl , césure, alternance de maso, et fém., comment écrire den nom!) grecs et latins; choix de mots, comment composer un poème : élision de o ou u,9yncojK» (com', dnnra). etc., voy, aussi ses deux discours sur In Franciadcct le Caprice à Simon Nicolas. Cf. Goujet, I7ln.
1571-1587. — Feure (F'evre) Jean le. — Dictionnaire de rimes fr., Dijonnois, Paris, Richer. B. N. 8» Y« 4300 Rés.
1571. — Malherbe. — Commentaire sur Desportes.
Cf. Lalanne. —Œuvres de M., 5 vols, 1867-1869; Becq. de Fouquières. Poésies de M., 1874. Cf. Brunot, 1891.
1571. — DeLaPorte. — Les Epithètes de. Autreéd.en 1581.
1572(1). — Tabouret (Tabourot), Etienne. — Dictionnaire des rimes fr., premièrement composé par Jean le Fevre Dijonnois.
1572-1582-1585. — Tabourot des Accords, Jacques. — Bij,^arrures,
1582... et les touches du Seigneur des Accords,
avec les Apophtegmes du sieur Gaulard et les es-
craignes dijonnoises (dernière éd. 1662, 2 vol.).
B.X. 8» Z 11714 éd. de 1614 ; 8' Z 17289, Rouen,
Les Bigarrures,Gay.l866, 3 vol.,40 fr. tiré à 106 ex.
Les Touches... Ibid.2 vol. 1863, 25 fr. Tiré à 106 ex.
Chap. sur vers léonins, vers de Lyon, vers coupés.
Contient recueil de vers latins et de quelques
vers fr. des types employés à l'époque.
1573. — Autre art poétique françois,veufve Jean Ruelle Cf.
Buxeria, 1554.
1573. — Taille, Jacques de la. — Manière de faire des vers
en français comme en Grec et en Latin. B. N. Rés. Y« 4272 ; Y 4657 A.
Sur la quantité et la mesure des syll. Donne la règle latine pour la longueur par position et montre que c'est la même en fr. Indications pour déteger des syll. longues et brèves. Le Français peut faire comme le Grec et le Latin. Il est difficile de mesurer les vers fr., mais on peut le faire, malgré ce que disent les critiques, et avec le temps on verra (jue la langue et la syntaxe s'y prêteront moyennant quelques changements. Cf. Egger, 1869, p. 292-295.
BinLIOGRAPIIIE 213
1574. — Baïf, Antoine de. — Etrenes de poésie fransoèze an
vers mczurés. Spécimens de vers mesurés.
1575. — Gorhin, Robert. — Traité de poésie et poètes en vers
fr. (dédié à Ronsard).
157U. — ICstiennc, Henri. — Précellence du lan^'. fr.
Cf. éd. de Ed. IIuf,^uet, 1896. B. N. 8» X 11158.
Préconise la lan^^ue fr. : elle vaut l'italienne, elle peut imiter les mètres lat., mais elle se prête mieux à la rime.
1581. — Fîiuchet, Claude. — Recueil de l'origine delà langue et poésie fr., rime et romans, plus les noms et sommaire des œuvres de 127 poètes fr. vivant avant l'an MCCG. 3 ex. B. N. Hv<. X 891, 895, 896 ; X 2366 ; Rés. X 230.
Origine de la rime ; rythme : c'est la proportion qu'il y a entre deux temps de diverse longueur ; le rythme est un chant libre et non sujet à aucune loi ; le mètre est un chant contraint par certaine raison. La France a montré l'emploi de la rime aux autres nations de l'Europe.
1584. — Bèze, Théodore de. — De Franciao linguae recta
pronuntiatione, (ienevae. B.N.Rés. X 1932,2701.
Cf. éd. do Toblor, 1868, Berlin, do l'éd. de 1584.
Prononciation des voyelles, cons. et dipth. Compare
l'accent fr. avec l'accent grec et latin, règles pour
la longueur. Sans portée directe pour la versif.,
n>ais aide à expliquer pourijuoi le xvi* s. a tenu
aux mètres et principes métriques des Anciens.
I58i. — Bibliothèque de La Croix du .Maino, de Du \'crdior.
Los deux dans : 1772. — Les Bibl. fr. de... édile
p.ir Uigoley de Juvigny, 5 vols.
Préface, Discours sur K' Progrès dos Lettres en
Franco; romanpies import, par Do la Monnoyc,
Bouchicr, Falconet.
1585. — Pierre le Gaynard do In Chaume. — Prompluairo
de ri'nisons ordonné et disposé méthodiquement
pour tous ceux qui voudront composer promptement en ver fr., Poitiers. (Dict. de rimes.) 1588. — Des Accords, le sieur. — Dictionnaire de rimes prem. composé par Jean le Fèvre, augmenté et mis en ordre par... B. N. 8° X 1367, ou 8« Y« 4300 rés.
1596. — Odet de La Noue. — Dictionnaire des rimes fr. selon
l'ordre des lettres de l'alphabet : auquel deux traités sont ajoutés : l'un des conjugaisons fr., l'autre de Tortographe fr. Cf. 1624.
1597. — Delaudun d'Aigaliers, Pierre. — L'art poétique fran-
çois. B. JV. Rés. Y" 4283, éd. crit. par J. Dedieu, 1909, Toulouse.
I. chap. sur rime, dif. genres de vers, dipth., verbes ; II-III. Dif. genres de poèmes ; IV De la composition, invention, licences, etc. V. Comédie et tragédie. A peu près semblable aux autres arts fr. mais très détaillé.
Dix-septième siècle
1605. — Vauquelin de la Fresnaye. — Art poétique françois, où Ton peut remarquer la perfection et le défaut des anciennes et des modernes poésies. B.N.Rés. Y« 1804. Cf. éd. de Genty, 1862, Poulet-Mal.; de Pellissier, 1885, Garnier, avec Notice, Commentaire. Etude sur l'usage synt., la métrique et l'orthographe. Glossaire. (Arts poét. antér. à V. Ce que V. a empr. à ses devanciers, etc.) Définition de l'ode, du sonnet, etc. Avis au poète. Le premier qui discute l'esthétique plutôt que la technique pure du vers. Manière absolument nouvelle de traiter le sujet de l'art fr. Cf. Goujet, 1740; Duchesne, 1870.
1610. — Deimier, le Sieur de. — L'Académie de l'art poé-
RIBLIOGRAPIIIC 215
tique où par amples raisons, etc.. sont déduicts les moyens par oiJ l'on peut parvenir à la vraye et parfaicte connaissance de la poésie fr. 592 p. B. N. Rés. Y» 1-218; Y» 7203; Y« 55924. Sur les vers masc. et fém., sur les poèmes d'un nombre varié de syls, sur l'élision, la cacophonie, l'hiatus, etc. Les refiles de la rime, sur la beauté de la rime, etc. Traité détaillé de l'esthétique du vers, avec des idées tout modernes. Mériteplus d'attention qu'onne lui a donné jusqu'ici.
1013. — Esprit Aubert. — Les Marf,'uerites Poétiques, Lyon, Un art Poétique sous le nom Poésie.
1618. — Godard, Jean. — La Nouvelle Muse ou les loisirs de J.-G. Lyon. Y'' 7570.
A la fin, un traité sur Vh aspiré, avec recueil des mots fr.qui commencent par l'A aspiré. Remarques sur l'emploi de Vh aspiré.
1620. — Broutesaup^e. — Les préceptes etbriefves règles tant
de l'ortographc fr. tjiie de la prononciation, Bruxelles. B. N. X 13017.
Rien sur la versif. ; utile pour la prononc. et l'orto^^iaphe de lépoque.
ir)2n. — Louys (lu (jardin (s^. — Les premières adresses du chemin do Parnasse pour monstrer la prosodie fr. par les menutez des vers fr , minutées en cent rei^dos. Il en existe trois ex. selon Langlois, 1902, p. \'I, note 2 : I ' Lanj,'lois; 2" Bibl. do l'Arsenal U\. 736; 3-» Bibl Pauline de .Miinstor. Cf. Rûckta'schel, 1889 qui en donne un résumé; Slenpol, Kril. .I.ihib. il l-'nrlsi lir. d ri>m. Phil. I. p. 277; Saran, \\H)\, p. i>o.
1622. — Sorel, Charles, sieur Je Stuivij^ny. — Vrai histoire comique de Pranoion, ou lulto de .Malherbe contre Ronsard. Opinion contemp. sur la rime, etc.
1621. I,e (ir.iMil Dictionnaire des rimes fr. selon ordre
alphab., Genève. B. N. Y 4343: Y*» 7250.
La rime est au vers fr. ce qu'ont été les syll. I. et br. au vers gr. et lat. Chap. intéressant sur Torthogr. expliquant beaucoup de rimes au xvn® s.
1624. — Odet de la Noue. — Le grand dictionnaire de rimes fr., Genève.
1626. — Gournay, M''*' de. — Les avis ou les présents de Damoiselle de G. B. N. Z 4003, 3« éd. 1641. Demande la liberté de la rime, mais la rime selon la prononc. de la cour de Paris. La rime est pour l'oreille et chaque mot qui satisfait l'oreille peut servir à la rime. Demande qu'on fasse renaître les bons vieux mots fr. et se fâche contre les rimeurs de son temps qui au lieu d'appliquer la ryme et les mots au poème, appliquent le poème à la ryme et aux mots : cherchant de tout leur soin quelle chose se peut ranger sur telle versif., non pas quelle versif. se peut ranger sur telle chose. Elle soutient et préconise la vieille, légitime poésie contre de si fâcheuses aggressions de la nouvelle, la parricide fille, etc. Elle fut la première à élever la voix contre les tendances artificielles et techniques de son temps. Cf. Goujet, 1740.
1630. — Malherbe. Œuvres. Cf. éd. de Lalanne, 1862. Ha* chette, 5 vol.
1640. — La Mesnardières, Jules de. — Art poétique. Selon Baillet, 1725, ÏII, p. 59, très estimé des contemp. B. N. Y 89.
Un des arts p. qui ne traitent pas de la versif. à proprement parler, mais de la nature, la division et la structure du poème dram., de la fable, etc., etc. Cf. Goujet, 1740.
1647. — Bouille, le seigneur de. — Les Prémices de la Poésie, Le Mans.
1647. — Vaugelas. — Remarques. B. N. X 69, éd. de 1738. Cf. éd. de Chassang, 1880, L. Cef. 2 vol. Chap. Des vers dans la prose, Périodes vicieuses en
BIBLIOGRAPHIE il7
la rime, en la cadence, en la mesure ; dun intérêt spécial pour les règles de l'hémis. et pour la cacophonie.
1647. — Vossius, Gérard, Jean. — De artis poeticae natura et constitutione liber, Amsterdam ; Poeticae Instituliones (préceptes de l'art). La Haye. B. N. Y 100 a. c. ; V U.} ; Y a"). Cf. Baillet, ITJj, III, p. 56 dit qu'il a suivi Aristote dans ses préceptes de l'épopée et de la tragédie.
1650. — S. .Antoine, Charles de. — Traité sur l'art des épigrammes, Cologne.
165*2. — Colletet, Fr. — L'école des muses. B. N. Y^ TiOl. Béimpr. sous : Le Parnasse, fr., 166 J, Y*" 7206. Traite tous les sujets de la versif. en détail avec beaucoup de citations. Chap. sur la clarté des poèmes, bonté du langage, cacophonie ; sur tous les genres de poèmei, avec exemples.
1653. — Colletet, Fr. — Discours de l'épigramme. B. N. Y« 77S1.
1653. — Mercier. — De l'épigramme. Cf. Baillet, 1725, III
1654. — Port Boyal. — Bègles de la poésie fr. ^à la lin de
la Nouvelle Méthode). Cf. 1656, 5* éd. Claude Lancelot. Nouvelle Méthode pour apprendre en peu de temps le latin, etc.... traité de la poé>ie fr.. B. N X 6-22 (disparu).
1654. — Scudéry, Georges de. — .Alaric. B. N. Y" 69. Sur
la composition de l'épopée.
1655. — Brun, le père. — L'éloquence poétique, ou le» Pré-
ceptes de l'art poétiiiuc autorisés {)ar des exemples. Cf. Baillet, 1725. III. p. 62.
1655. — Colletet. Fr. .-X. — Traité de la poésie morale et scn-
tenticuse. Y 5S6-5vS7.
1656. — Colletet, Fr. A. — Discours sur le j>oèmo Bucoli-
que. Bo.H. Y» 3733. Cf. Baillet, 1725, III, p. 57- 58 sur les livres de C. en général.
1657. — Ilédelin, l'abbé d'Aubignac. — Pratique du théâtre.
Y 131. Sur la composition d'une œuvre dram.Gf. Baillet, 17-25, III, p. 60-61.
1658. — Colletet, Fr. A. — Traité du sonnet. Rés. Y« 3733
1658. — Colletet, Fr. A. — Art poétique, 2 vol. Y 583-588 ; Rés. Y® 3733. De l'Epig^ramnie, Du Sonnet, Du Poème Bucolique ; De l'Eglog^ue ; De la Pastorale et de l'Idyle ; De la Poésie morale et sentent. DiiT. éditions.
Origine, composition, nature, etc., des diff. genres de poèmes.
1658. — Chifllet, le P. — Essai d'une parfaite grammaire
de la langue fr. X 9827, éd. de 1668. Sur la prononc. surtout.
1659. — Nicole. — En tête du Recueil d'Epigrammes, disser-
tation latine sur l'Art poét.
La beauté du vers réside dans les sons et les cadences. Cf. Baillet, 1725, III, p. 63.
1660. — Corneille, Pierre. — Discours de la tragédie, du
poème, dram. destroisunités.Cf. éd. de Marty-Laveaux ; 1862, I. Grds. Ecriv.
1661. — Mambrun,lep. — Péripatétique (du poème épique).
Cf. Baillet, 1725, III, p. 58-59.
1662. — MaroUes, Mich. de. — Traité du poème épique.
3 vol. Y*^ 5384-5386 Y 927 a. c.
Chap. sur la versif. porte que les règles sont trop sévères, il faut plus de liberté. Résumé des exigences de la versif. La lang. fr. se prête mieux au poème épique que l'italien. Protestation contre la sévérité des règles.
1663. — Bresche, Pierre de (M D S). — Le Montparnasse,
ou de la préférence entre la prose et la poésie. Y 1663. — Lancelot, Cl. — Quatre traités de poésie : lat., fr., ital., espag.
1063. — Lobkowitz, Juan Caramuel, — Primus Calamus campaniae, Rome. Cf. Morel-Fatio,L'l^spagne au XVI» et xvii" s., p. 491, note Z707.
16()1. — Sorel. — Bibliotlièquc françoise.
1660. — Ménage, — Remarques sur la poésie de Malherbe. Y«7666, 3« éd. 17>>.
Sur les expressions ci termes employés en poésie et en prose, sur le style, et l'emploi des mots. Remarques intéressantes sur la rime.
1060. — Le Parterre de la rélhorique fr., Lyon, Potin. Cf. V.-le Duc, 1843 : Les principes, les règles sont mieux présentées et mieux déduites que ne le ferait supposer la bizarrerie de cette composition, p. 7-8.
1007. — Ablancourt, Frémont d'. — Dictionnaire de rimes (retouché par Richelet). Avec histoire de la rime. Cf. 1092, édition sous le nom de Richelet.
1668. — Lamy, le père. — Nouvelles réflexions sur l'art poé-
(i(jii('. V" 7*2*20.
Rien sur la versif. Chaj). 5ur le but et la nature de la poésie ; sur le p. dram., la comédie, la tragédie, le p. narratif, épique.
1669. — riucrtM. — Le Parnasse réformé.
1669. — Du PtMTou, le Cardinal. — l'erroniana, Genève. Z. 18()S, éd. de 171(). — Scaligerana, Thuana, Perroniana, etc. Z 18*278 dit que 1rs P. (^nt clé publiées à La Haye.
Réflexions du Cardinal par ordre alphabétique : accents, poésie. « Nostre langue n'est pas capable do vers mesurés ; elle n'a quasi point de longues et puis elle n'a nulsacccns, et se prononce quasi toute d'uno teneur, sans changement do voix ;... les articles aussi sont cause que nos ver» ne sont pas si bien avec les moHuros; la transposition aussi qu'on est contraint de faire aux vers mesurés l'empcoho encore. >» Fréquemment cite.
1669. — Vavasseur, le père. — De epigrammata liber. Y 581.
Cf. Baillet, 1725, III, p. 62, mentionne une édition de 1678. Traité compl. de l'Epigr.
1670. — Rapin. — Art poétique ou Réflexions sur la poétique
d'Aristote et sur les ouvrages des poètes anciens et modernes. Ed. de 1684, 2 vol. Z 4054-4055. I. Les comparaisons des grands hommes de l'antiquité. II. Réflexions sur l'éloquence, la poétique, etc. avec le jugement qu'on doit faire de leurs principaux auteurs.
Le grand champion des anciens. Propose Aristote Homère et Virgile pour modèles. « La pureté de style qu'on cherche dans notre langue affaiblit la poésie ; on trouve peu de modèles de la grande poésie parmi les modernes. Les poèmes épique, dramatique et comique sont les formes parfaites. Les anciens doivent servir de modèles. » R. est une des plus grandes autorités du classicisme. Cf. Vavasseur, 1675, qui répond à ses Réflexions. Cf. Goujet, 1740.
1671. — Richelet. — La versification française ou l'art de
bien faire et de bien tourner les vers, Y® 7211. Le traité peut-être le plus complet à tous les points de vue, et le plus souvent cité et imité. Contient : toutes les règles mécaniques de la versif. D'un intérêt spécial : 18. iManière de tourner les vers; 19. Transpositions ; 20. Quand on peut les employer. 22-23. ^lots qui font languir les vers, et qui n'entrent pas dans les vers ; 24. Des choses qu'on évite ; 26. Autres observations; 27-28. Bons vers, méchants vers ; 29-39. Traité compl. de la rime. Beaucoup d'éd. entre 1700 et 1809.
1672. — Ménage. — Observations sur la langue française,
2 vol. X 1317, 2° éd. de 1675.
I. Surtout sur l'orthographe et la prononciation. Attaqué par Bouhours, 1674, t. II, est une réponse
aux critiques de I>. Très intéressant pour l'emploi des mots et la prononciation.
1673. — Vossius, Isaac. — De pocmatum cantu et viribus
rhythmi, Oxonii. Y ill. Cf. Baillet, 1725, III, p. 63-61.
Très important pour la question du rythme. Sa définition est souvent citée par les partisans du système clas. et par les modernes, comme Dubroca, lîonaparte, Saran, etc.
n)71. — Huileau. — L'art poétique. Grand nombred'éditions.
Son importance et son inllucnce sont bien connues.
Cf. Goujet, 1710.
1674. — Houhours, P. — Doutes sur la lan^^ue fr. .\ 133JU.
Remarques et réflexions sur le style, la rime, l'emploi (le certains mots et des expressions déjà discutées avec lui. C'est sans doute une critique contre Ménage, qui réplique, t. II, dans les Observations,
1671. — Dcsmarets de Saint-Sorlin. — Remarques sur l'art français de M. Roileau, dans : Défense du j)oème épique, Y .51 10 ou Y 131'2.
\()'J i, — Les Isles le Ras. — LWppolUiu l'ranvois.
167.'). — Le Rossu, le père René. — Traité du poèmcépique. Y 565. Souvent cité.
1675. — Des Marests, J. — La défense de la poésie ol de la
lanj;uc fr, Pièro Y 13 IJ, 30 p.
l^pîlre en vers ditliyr. en défense des poètes fr. cl contre les anc.
1675. — V'avassour, lo père. — Remarques sur loa nouvcllej» réflexions louchant la !*oéli(|ue. Y 373. C'est déjù la querelle dos anc. et mod. V. critique les Réllex.do Rapin et soutient les modernes. Les doux livres forment une élude 1res inlér. Cf. (îoujel, IIU).
11)78. — Dialogue de la raist)n ci do 1.» i iino. Mercure Galant, déc. p. lUU-'iJl.
Dialogue spirituel on la raison essaie de se montrer supérieur et de persuader à la rime de suivre ses préceptes. La rime refuse et la raison lui dit d'aller toute seule avec les gens qui veulent la rime sans la raison.
Donne une bonne idée de cequ'onpensaitde larime.
1683. — Petit, Pierre. — Fureur poétique, en tête de ses
Poésies.
1685-1689. — Baillet, Adrien. — Jugemens des Savans sur les principaux ouvrages des auteurs, revus, corrigez et augmentez par de la Monnoye. Z 7751-7758. Z 41193-41201. Rés. Z 1453-1459. Plusieurs éd. Analyse et critique d'environ 50 auteurs d'art, p. Références et 110 jugements touchant auteurs contemp.
1684-1685. — Mourgues, le père. — Traité de la poésie fr., Tou* louse. 2« éd. 1697, Y^ 7219.
I. La versif. en trois parties : 1** la rime qui. fait le propre caractère de la poésie dans les langues vivantes ; 2^ le nombre des syll. qui fait la différence de nos vers ; 3' arrangement des vers qui fait la diversité des pièces. Traité très détaillé de la rime, de la prononc. des sons. Est-ce que Quicherat n'en a pas tiré beaucoup de ses règles ? Comparaison à faire. II. Syll., Hiatus, Enjamb. ; le premier à donner une explication satisfaisante contre l'enj. : dans la lecture on est obligé de s'arrêter sensiblement à la fin de chaque période et de chaque membre de période : et comme d'ailleurs on est obligé de faire un arrêt sensible à la fin du vers pour faire mieux sentir la rime; si ces deux pauses ne concourent point ensemble, celle qui se fera à la lin du vers semblera peu naturelle, parce que le sens ne sera pas iini ; et celle qui se fera avant la fin du vers sera peu harmonieuse, à cause que ce ne sera point là le lieu de
BIBLIOGRAPHIE 2i3
la rime. Pour éviter cela on a soin de terminer le sens sur un mot qui serve de rime et par ce moyen Tesprit et l'oreille sont également satisfaits. « C'est encore le point de départ de la discussion de l'enj. et du rythme. Un des traités les plus complets et les plus logiques. Dans l'édition de 1721 il y a une critique du Journal des Sav.
1688-1697. — Perrault. — Parallèles des Ane. et des Mod.
1688. — FonlencUe. — Digressions sur les Ane. et Mud.
lOUi. — Hichelct. — Dict. de rimes dans un nouvel ordre,
avec abrégé de la versif. et Remarques sur le nombre des sylb. de quelques mots difliciles. 2'' éd. de 1667. Ablancourt, 1700, 17o2, 1721, 1732.
1694. — Hoileau. — Héllexions sur Longin.
1694. — Croi.v, sieur de I^a. — Art de la poésie fr. et latine,
en trois parties, avec une idée de la musique sous une nouvelle méthode, 432 p. Y** 7221.
Contient: P" partie \ci règles ordinaires de la versif., très nombreuses et complètes, dont quelquesunes sont nouvelles. Le chap. IVesl le plus inlér. : la dif. entre le latin et le fr. et les raisons pour la rime et la césure : « nous n'élevons la voix qu'au commencement du sons : si bien que si une mesure cummenvait au milieu d'un mot, et tinissait au milieu d'un autre, il serait impossible h la voix de 1.1 distinguer p.ir aucune inllivxion, comme elle le fait on latin. Pour bien distinguer donc toutes ces mesures et en faire apercevoir aux oreilles la distinction par un clèvemenl de voix au commencement, et un rabaissement <^ la lin, il faut que chaque mesure contienne un sens parfait, et qu'elle soit grande ; ce qui fait (|ue chacun do nos vers n'est composé que de <lcux mesures, qui le divisent en deux parties égales, dont la première s'apj>olle hémistiche. t)r l'égalité de ces mesures dépend d'un nombre égal do voyelles ; car toutes ces
voyelles se prononçant dans notre langue avec un tems égal, il est certain que si deux expressions ont un nombre égal des voyelles, les tems de leur prononciation doivent être égalisés », etc. On n'a rien écrit de mieux. Chap. remarquables sur valeur des syll., vers mesurés, stances, diff. genres de poèmes, (épique, dram., etc.) ; à la fin liste de '20 poètes anc, 60 modernes, 20 qui ont écrit sur l'art poét., 39 dramaturges, leurs œuvres. Un des livres les plus curieux.
1694. — Brossette. — Correspondance entre Boileau et Bros-
sette, publiée sur les mss. orig. par Aug. Laverdet, 1858. Z 15221.
Gorresp. intér. sur de nombreux points touchant la versif,, licences poét. (e. g. lettre 121, 155). Donne une bonne idée de la grande importance d'une diction correcte, etc.
1694. — Delaporte, Le père Victor. — L'art poétique de Boi-
leau commenté par ses contemporains, Lille, 3 vol. 8« y^ 4032. Cf. Brunot, 1891.
1695. — Callières, François de. — Du bel esprit. R. 19175.
De très peu de valeur pour la versif.
Avant 1700. — Duvau-Foussard. — Règles des vers fr., s. d. 4°.
Dix-huitième siècle
1706. — Mervesin, l'abbé. — Histoire de la poésie fr., 336 p..
Œuvre de Marot pour le développement de la versif. ; influence de Malherbe ; négligences des poètes (césure, rime, enjamb., etc.). La poésie fr. a dégénéré sous et après Ronsard dans les négligences, trivialités et l'élégance superficielle ; Malherbe arriva. Très intér. pour ses appréciations sur les contemp.
BIBLIOGRAPHIE 2i5
1706. — Régnier Des Marais. — Grammaire fr. X *2377.
Pour la prononc. et Tortographc.
1707. — Motte, M. de la. — Odes avec un discours sur la
poésie en j,'én., et sur Tode en particulier. Y" 8962.
Sur Tode, la rime, et le but de la poésie, de plaire, de l'ode, d'instruire.
170U. — Huffier, le père Cl. — Grammaire fr. sur un plan nouveau, avec abré{;é des règles de la poésie fr. (1714, 1728) X 9839.
Prononc, l'orthographe, emploi de mots et d'expressions.
1710. — Callières, François de. — Discours prononcé à la
réception de M. de la Motte, dans : Disc. Acad. X 5369.
Eloge de La Motte.
1711. — Prépetit de Grammont. — Traduction en vers fr. do
l'art poct. d'IIorace, plus un Traité de versii'. fr. Y- (;i:)7.
Le traité, p. 127-347 contient : Les princ. règles, aussi chap. sur les stances, strophes, les dilF. genres de pc^èmes, sonnet, etc., avec suggestions pour goûter la poésie. Livre intér.
1712. — Gacon, Fr. — Los Oiles d'Anacréon et de Sapho.
i'réface, trois discours en faveur île la poésie et dos poètes, des anc. et des modernes, et dcA traductions en vers, p. 1-204. Y** 1497.
1713. — Kraiii (lu Tremblay. — Discours sur l'origine do 1.»
poésie, sur son usage et sur le bon goût. 312 p Y 472.
Pas do règles. Défense des anciens, discute sur .M""' Dacior et Hossu. Préconise la moralité et la noblesse dans la litt., et surtout la ptiésic. 171 t. — l'onelon. — Lcttreàl'.Académie, 20janvier,surla rime, publiée par ordre de lAoad. en 1716, 1718 ; cf. éd. (le Didot, 1787-1792. Ill ; de Lebcl, 1820-
1824, XXI ; Homère et les Anciens ; cf. aussi Du Cerceau, chap. X, 1730.
Chap. Projet de poétique, contient : Fameuse lettre contre les règles sévères de la versif., contre les exigences de la rime. « Souvent on ajoute deux ou trois vers pour la rime, on perd en clarté, variété, facilité, harmonie, en noblesse des expressions ; elle ne nous donne qu'une uniformité des finales qui est ennuyeuse ». Voltaire y répond dans Lettre à M. de Gideville, 13 août 1731. Du Cerceau, 1730 ; Delzons, 1850, Opuscules Acad,, H. p. 62. A suscité toute une bataille littéraire.
1715. — Duval de Tours. — Nouveau choix de Poésies (Pré-
face sur la rime et Te muet).
1715. — Terrasson Jean. — Dissertation critique surVIliade
d'Homère où à Tocc. de ce poème on cherche les règles d'une poétique fondée sur la raison et sur les anciens et les modernes. 2 vol. Y 253.
1716. —Chalons, Vincent Claude(M.L.Z.B. de) —Règles de
la poésie fr. avec des observations crit. sur les règles de la versif. fr. qui sont à la fin de la méthode latine de Port Royal, où l'on trouvera en même temps des règles nouvelles qui condamnent les défauts de nos poètes mod. pour n'avoir pas observé l'exactitude requise dans la composition des vers fr. 402 p. Rés. Y« 1219. Y« 7222, éd. de 1726, Y« 7223.
Critique point par point de Lancelot. La nouv. méthode. Livre très intér. pour montrer l'égotisme de Chalons et le sérieux qu'on apportait à la rédaction d'un livre. On y trouve de très fines analyses etdiscussions sur l'enjamb., la valeur des syll., la rime, etc.
1716-1717. — Gaullyer. M. — Règles pour la langue latine et fr., à l'usage des collèges de l'Université de Paris, en
lUlîLIOGRAI'IIlE 227
cinq parties. .") vols. t. IV, p. 1-185 sur la versif, fr. X 85-20; X 719,4.
1" Diir. genres de vers ; '2'^ dill'. manières de les combiner ; 3" règles. Statistique de toutes les combinaisons possibles des types de vers, absolument unique. Pour le reste comme les autres traités, à part que les exemples sont exceptionnellement nombreux. Cf. Goujet, 1740.
1717. — Dangeau, l'abbé. — Héllexions sur la grammaire fr., Rés. Y« lO.i-i.
Prononc. , choc des voyelles, orthographe, formation des voyelles.
1717. — Mervesin, Joseph. — Histoire et règles de la poésie l"r., Amsterdam, Uoyer. (]f. W-le-Duc. 1843, p. 9 ; Mervesin, 17()0.
1719. — l)u Hos. — Héllexions sur la poésie et sur la peinture, '2 vol. Y 445-440, éd. de 1733, 1710, 1746, 1755, 1770. 1,095 p.
Chap. 35 comparaison du vers lat. avec le fr., ses avantages: « plus de facilités, sons plus sonores, plus de transpositions, règles plus faciles et plus précises pour la longueur des sylb., dont résulte un rythme plus musical ; rime coùlo k» plus cher et donne le moins de beauté comme récompense et estrt)pie souvent le sens du discourset elle l'énervé pri'S(|uc toujours. Les Français comme descendants dus barbares n'étaient pas assez cultivés |)our développer un système comme celui des Latins, donc adoptèrent la rime qui donnait du plaisir. > l'n livre très inlér. et d'une valeur exceptionnelle pour l'étude des systèmes et de la civilisation antiipics et français. Cf. Goujet, 1740.
1719 \i>llairo. — Lettre sur (Mùiipc Vf t>57r>-r>577.
Lettre V sur la rime. Contre In tyrannie. « Donnei aux poètes de nouvelles rimes et vous leur di>nnof de nouvelles pensées. On est obligé de cheivher
une pensée pour la rime, parce qu'on ne peut trouver de rime pour exprimer ce qu'on pense. » Cf. 1730.
1720. — Bruzen de la Martinière. — Nouveau Recueil des épigrammatistes fr. avec observations sur le sonnet, le rondeau et le madrigal, sur le style marotique, et un abrégé des règles de la versif. fr. par Richelet. Y« 11952, Amsterdam. Cf. Goujet, 1740, III, 325.
1722. — Huet, Tabbé. — Huëtiana ou Pensées diverses. Z 18216. Ghap. 13. Différence essentielle entre la prose et les vers. Ghap. 78. L'origine de la rime.
1725. — Malherbe, V. — La langue fr. expliquée dans un
ordre nouveau..., et un abrégé de la versif. X9859. Abrégé, p. 289-342.
1726. — Ghansierges, M. de. — Dissertation sur la rime,
dans : Mémoires de lett. et d'hist. II. 5. recueillies par Moletz.
Attaque violente contre la rime. Gf.l'analyse, dans: Bibl.Fr.ou IIist.Litter.de la France, IX, p. 25-27. 1726. — Rollin. — De la manière d'enseigner et d'étudier les belles-lettres, 4 vols. Z 10606-10609, éd. de 1751, Halle, Francke.
Le premier à dire : ce qui est un plaisir pour l'oreille dans une langue, comme la rime, peut être cho quant dans une autre. La rime et le compte de syll. viennent des langues germaniques. Le manque de longueur des syll., de pieds, etc.. a nécessité «pour arriver àson but, qui est de flatter l'oreille, de chercher d'autres grâces et d'autres charmes et suppléer à ce qui lui manquait d'ailleurs par la justesse, la cadence et la richesse des rimes, ce qui fait la principale beauté de la versif. fr. ». Utilité de l'étude pour la jeunesse. Résumé admirable de la valeur d'une étude de la versif. D'une très grande valeur à tous les points de vue.
BIBLIOr.RAPIIIE 229
1728. — Gaullyer. — Rè^'les de poétique, tirées d'Aristote, d'IIorace, de Despréaux, et d'autres célèbres auteurs, 505 p. Y 374.
Liste de 12 auteurs qui ont écrit sur l'art fr. Citations surtout de Boileau, DilT. fjenres de poèmes et leur structure.
1728. — Longue, M. de. — Arj^énis de Harclay, roman hé-
roïque, 2 vol. Y» 6171, l. 11, lettres VI et \'1I, p 335-342 contre la rime et pour les vers libres.
1729. — Remond de Saint-Mard. — Kxamen philos, de la
poésie en général. Cf. ll'^\.
1730. — Du Cerceau, le père Jean A. — Kéllexions sur la
poésie fr, Amsterdam, éd. de 1742, Paris. Y*7229, 458 p.
« En quoi consiste ce qui fait le caractère propre du vers fr. et ce qui le distingue essentiellement de la prose ? » (Sujet traité pour la prcm. fois.) Dans la construction et le tour de la phrase, rinversion surtout. Loi * « Un vers pour être véritablement de la poésie et non de la prose doit être tel qu'en rompant la mesure et en supprimant la rime, on ne laisse pas de retrouver, même dans celte espèce de démembrement, un air de poésie et un langage véritablement poétique. »Chap. sur les difT. transpositions possibles et leur effet. Questions comme : Difficulté de la poésie fr. Réponse aux objections contre ses arguments.
Un des traités le plus suggestif et parfait, traitant surtout la tcchnicpio, l'esthétique, les difficultés, la nature, les possibilités ilu vers fr.Ja dilTércncc entre la prose et le vers, discutant sur beaucoup des problèmes difficiles qu'on traite aujourd'hui Hoiis It' nom do rythme. Un livre qui montre admirablement les difficultés, la finessclcs beautés, r\ on générnl. l'esprit du vers fr. Cf. Goujet,l740. 1730. — La Motte, lloudar de. — Les «ruvrcs de théâtre
avec plusieurs discours sur la tra^^édic. 2 vol. Yf. 3882 ; éd. de 1854, Prault. Z 24171-4.
Cf. A l'occasion des Mashabées, p. 48-68 considère la versif . à deux points de vue : a) comme l'assujettissement aux conditions qui constituent le vers; h) comme les discours ou les pensées mêmes réduites à ces conditions. « La rime est un tyran qui a mené aux jeux de mots, figures bizarres et allusions éloignées. Il faut être naturel, même si l'on néglige les règles. »
Dis. à l'oc. de YOEdipe^ expose pourquoi il vaudrait mieux écrire des drames en prose qu'en vers. Réponse à Voltaire. Arguments contre l'ode de La Faye. Résumé : « il y a des gens qui écrivent de bons vers malgré les difficultés. Encouragez-les. Il y en a d'autres qui ont du talent. Encouragezles aussi^ et laissez-les écrire en prose, même des tragédies. Cf. Lacombe, Poétique de Voltaire-, p. 5- 14. Cf. J. des Savants, 1730, avril, p. 195-201. 1730. — Restaut. — Traité de versif. fr., à la suite de la 2® éd. des Principes généraux et raisonnes de la gram.fr., éd. de 1732, p. 477-547. X 9862, 11« éd. 1794.
Tiré d'autres traités, et surtout de Boileau.
1730. Voltaire. — Préface de l'édition de 1738 d'Œclipe.
Cf. 1719.
Réponse à La Motte sur les trois unités et la rime. Il demande plus de liberté, mais en gardant l'harmonie et la mesure. Cf. aussi Lettre à Tovazzi, 24 janvier 1761.
1731. — Voltaire. — Préface de Brutus : Disc, sur la tra-
gédie. Yf. 6301.
Après avoir été en Angleterre (2 ans) et y avoir écrit le 1""^ acte de Brutus en anglais il constate « la sévérité de notre poésie et l'esclavage de la rime. » Malgré toutes les difficultés il faut garder la rime, l'enjamb., etc., mais « voilà pourquoi il
est plus aisé de faire cent vers en toute autre lanj^ue que quatre vers en fr. ».
1731. — Lérizetde la Paye. — Odes (-2). Pour la rime, réponse
à M. de La Motte. Cf. Bonaparte, 1825, II, p. 49- 50 pour l'ode et p. 50, pour la réponse de La Motte.
1731. — La Bibliothèque des Poètes Latins et Fr. Y 4344.
1732. — Buffier, Claude. — Cours de sciences, p. 2^36-290.
Abrég^é nouveau des rèj^les de la poésie fr. Z 341.
1732. — Nivelle de la Chaussée. — hZpitre de Clio. Y 5427.
p. 1-33, épitre en faveur de la rime.
1734. — Remond de S.-Mard. — Réflexions sur la poésie en
général, sur rf'«^lop^ue, sur la Fable, sur l'Élé^'ie, sur la Satire, sur l'Ode et sur les autres petits poèmes comme Sonnet, Rondeau, Madri<;al, etc., suivies de trois lettres sur la Décadence du Goût en France, par M. H. D. S. .M. La Haye. Y 575. Cf. Goujet, p. 13H-142.
Sur l'esclavage de la rime, w La convention et l'habitude ont fait de la rime un tyran et un plaisir. Tout est sacrifié à ce plaisir de convention, et l'on fait tous les jours cent insultes à notre raison par les sots égards qu'on a pour notre oreille. » Contre l'idée de l'inversion de Du Cerceau ; contre de La Motte. D'une très grande valeur.
Cf. Bibliothèque fr.. ou llist. littér. de la Fr. X\, articles, p. 130-145. Z 43137.
1731. — Nicolas, le sieur. — Lettre au sujet d'un livre inti-
tulé :
Réllexinns sur la poésie, etc. 1 441, 77 p. Analyse et discussion du livre do Remond deS.Mard. Rien de nouveau.
I7:j.«). — i.,ettre à M™" de... sur l t^uvra^e publié par Remond
de S. Mard sur la Poésie. Bibl. Fr. ou Hisl. littér. de la France, X.\, p. 130.14.^. Z 43137.
1735-1736. — Prévost d'Kxiles. — Le Pour et le Contre. Z V2S32, t. VI; 12S3r), t. X.
T. \'I, p. 64-7*2, un correspondant écrit contre la rime, recommande un nouveau système : compte exact des syls. et entremêler à la fin des vers les syls.* masc. et fém. Donne des poèmes sans rime. Il suit les arguments de Prévost contre la rime, t. X, p. 242-64, 278-88 contre Bouhier : Préface dans Pétrone.
1736. — Olivet, l'abbé J. Thoulier d'. — Traité sur la pro-
sodie fr. éd. 1753, 1755, 1804, 1810, 1817, 1824, éd. de 1753 avec une dissertation de M. Durand sur le même sujet. Y*^ 29285, 138 p., l'"^ éd. Contenu : Défense de la poésie fr. Chap. intér. sur l'accent, « Il n'y en a pas comme en latin et grec », sur la quantité. Idées tout à fait modernes sur les questions de l'accent et de la quantité ; tout ce qu'il y a de raisonnable. Un des livres les plus suggestifs sur l'esthétique du vers fr. Souvent cité et mal cité. Cf. Bonaparte, 1819 ; Barbieux, 1853. Dubroca, 1824.
1737. — Bouhier, le Président. — Poème de Pétrone sur la Guerre civile. Préface(en faveur de la rime) Y* 800. Cf. Trublet, J. des Sav. 1737.
1737. — Longue, M. de. — Raisonnemens hasardez sur la
poésie fr. Y« 7237, 213 p.
La rime est-elle nécessaire au vers français? Y a-t-il un style ni prose ni vers? En faveur d'une réforme de la rime. Compare les deux systèmes: français et anciens. La rime est aussi ennuyeuse dans le vers français que la quantité dans le vers latin. Suggère un vers sans rime ou un vers avec rime au nombre indéfini de syllabes (bons exemples). «On pourrait bien imiter le vers latin et écrire des vers sur les modèles latins et peu à peu éliminer la rime. » Il prédit un vers sur ses principes dans les générations à venir. Les Symbolistes en ont fait. Très suggestif; montre que les questions discutées au-
jourd'hui Tétaient déjà au xviii* siècle. Cf. Goujet,
1738. — Nadal, Augustin. — Lettre à M°»« la Prés. Ferrant
touchant la préférence de la rime sur la prose.
1738. — Olivet, l'abbé d'. — Remarques de f^rammaire sur
Racine, X 13358. Sur la Préface de Bouhier, soutient la rime.
1738. — Soubeiron de Scapon. — Observations critiques sur
les remarques de grammaire d'Olivet.
1739. — Gyot, l'abbé. — Réflexions dans: Racine Vengé (sur
la rime).
1739. — Massieu, l'abbé. — Histoire de la poésie française.
Surtout sur l'origine de la poésie française. Très bon livre sur le développement de l'art de faire des vers.
1710-1756, — Goujet. — Ribliothèque française ou Histoire de la littérature française, Q. 3125.
III, chap. 3, p. Sti-l il : Des écrits modernos sur l'art poétique. Chap. 4-16. Ribliographie sur le poème épique, la tragédie et la comédie, la poésie lyrique et l'ode, la poésie pastorale, l'églogue, l'idylle, l'élégie, la fable, la satyre, l'épigramme, le sonnet, le madrigal, le rondeau, sur des écrits où l'on examine si l'on peut faire des poèmes en prose, sur la rime, sur les règles do la versification et les dictionnaires do rimes. Paris. Q. 34'27. Donne analyse et critique des traités de : Jardin de la Plaisance, Kabri, Sibilet. Peletier, Vauquelin, La Mesnardicrc.s, Ronsard,. M"*dc Gournay.Rapin. Vavasseur. Roiloau, Ruflîer, Du Bos, du Cerceau. Remond, Gaullyer, etc., etc.
Livre d'une valeur inestimable pour la bibliographie de tout ce qui concerne lc« questions do versification, surtout l.i question de la rime ou dei vcm sans rime.
1742. — Gottsched. — Kritische Dichtkunst (sur le rythme fr.,
1743. — Desfontaincs, l'abbé. — Traduction de Virgile. Y
13061-13064. 4 vol.
Sur la monotonie de la rime et de l'hémistiche, les désavantages de la versification française et le vice radical de nos vers. «La rime, ornement dont l'origine est barbare et qui en lassant l'oreille par une insipide répétition de sons, n'a d'autre avantage que de soulager la mémoire et de lui aider à retenir les vers. L'égalité des hém. dans les vers alex. est encore une autre source de fatigue et d'ennui. Pour y remédier il faudrait écrire en décasyl. à cause de la variété des hém.
1746-1763. — Batteux, l'abbé Charles. — Principes de la litt., Lyon, 5 vols. Z 10693-10697.
Contenu : Les B.-Arts se réduisent à un principe — l'imitation. Il l'applique aux dif. genres de poèmes, V sur la prose métrique et le rythme, inversion, accents, e muet. Le premier à traiter de la valeur aurale et de l'effet de l'e muet sur la versif. « En un mot, il se montre quand il peut être utile et disparaît quand il est de trop », ce qui vaut tout autantqueles recherches modernes. Très bon livre. 1747. — Racine, Louis. — Remarques sur les tragédies de
J. Racine (Réflexions sur la poésie, éd. de 1847, Z 28231-2. 4 vols.
Cf. Bonaparte, 1825, II, p. 108-126; Martinon, Mer. de France, 1909, févr., p. 635.
Grand champion de la poésie et de la versif. fr. Expose les avantages et les défauts de la rime, la nécessité des règles et comment elles se sont formées et pourquoi elles sont inséparables de la versif. « L'harmonie du discours consiste dans l'arrangement des mots, ce que j'appellerai l'harmonie mécanique ; et dans le rapport de cet arrange-
ment avec les pensées, ce que j'appellerai l'harm. imitative. L'unique but des règles de la versif. a été la réunion de ces deux harmonies pour contenter à la fois l'oreille et Tâme. »
I7i8. — Durand. — Dissertation enforme d'entretiens sur la prosodie fr. ; cl*. Dict. an;;!, et fr. de Boyeri Londres ; publ. par Girard, dans Synonymes Vv. 1770. L 19 p. de prosodie. Cf. aussi Olivet, Synonymes fr., éd. 1767.
Explique sous forme de conversation la différence d'accentuation entre le fr. et le lat.
1749. — Fontenellc. — Discours à l'Académie. 25 août. Une
des meilleurs défenses de la rime. Z *242'23. 1749. — Gaillard, G. — Poétique fr., à l'usage des dames.
2 vols. 402, 404 p. Tiré des autres traités. 1771. — Richclet. — Dictionnaire de rimes. Avec un Traité
de la versifie, et des ouvrages en vers, par Ph.Joly,
Hien de nouveau.
M'y}. — Royer, A. — Dict. royal fr. et nngl., avec une Dissertation sur la Prosodie fr. Cf. Durand, 1748.
17.'')2. — Joannet, l'abbé Cl. — l^léments de poésie fr. 3 vol. Compagnie dos Librairies.
17.5.3. — Hoindin, Nicolas. — I{énexions critiques sur les règles do la versif. 2 vol. Z 2752r>-27526. Avantages do la rime, repos, mesure, nécessité d'éviter l'hiatus et les cnjamb., valeur cl fonction do l'e muet, contradiction des règle», quantité des syll., c\c. Vn des livres les plus importants sur presque toutes les questions délicates relatives au rythme, à la rimo. h la dilT. entre la prose cl los vers. Il est douteux qu'un ail mieux fait au x\x* et xx" s. .Vu xvn" s. ou discutait les mêmes sujets, mais plus simplement, plusdirectcment qu'au xx*8.
\1'>\. — Hrumoy, le pèro. — Traité de la poésie fr. du pèro Mourgucs, revu par le |>ère lîrunii^v.
1754. — Fontenelle. — Sur la Poésie en général, i. IV. Œuvres. Amsterdam. Z 24*223.
P. 249-81 sur les origines de la poésie et la nécessité des règles. Discours, 25 août, 1749, p. 283-292, en faveur de la rime. Pensées sur des matières de litt., p. 373-374 ; Discours sur la nature de l'Eglogue, p. 147-207, t. VI œuvres diverses.
1754. — Lamotte-Houdar ou Iloudar de Lamotte. — La libre éloquence Œuvres Gompl. II. Ode contre la rime à laquelle La Faye a répondu. Cf. Bonaparte, 1825, II, p. 47-55 pour toute la dispute.
1754. — Wailly,Noël François de. — Grammaire fr. La même que : 1763, Principes généraux et particuliers de la langue fr., avec abrégé de la versif. fr. IP éd. en 1790, d'autres éd. 1808-1831.
1757. — Hardouin. — Remarques diverses sur la prononc. et sur l'orthographe. Cf. aussi article dans l'Encyclopédie de Diderot sur l'hiatus.
1761.— Irailh, A. S l'abbé (attribué à l'abbé Raynal). — Querelle Littéraire, ou Mémoires pour servir à l'Histoire des Révolutions de la République des Lettres depuis Homère jusqu'à nos jours, 4 vols. I Résumé de la querelle des anc. et mod. II p. 257- 274 versif. et rime : résumé de la question des vers sans rimes, de la poésie sans vers, des disputes entre Fénelon, La Motte, etc.
1762. — Girard, l'abbé. — Synonymes Fr. et Traité de la
Prosodie fr. par l'abbé Olivet, Francfort, Kessler. 324 p. Traité, p. 245-324.
Accents, aspiration, quantité, utilité de la prosodie.
1763. — Bouchaud, M. -A. — Essai sur la poésie rythmique.
Origine et histoire des vers rythm. et métriques, leurs principes. Important et utile pour l'étude de la période de transition entre le iv® et le ix® s.
1763. — Marmontcl. — La Poétique fr. 2 vols. 436, 555 p. Y» 7211.
2 parties: a) idées gén. et principes {généraux; b) application aux divers genres de poésie. Observations sur rharmonie du style et sur le rythme deg langues anc. et mod., sur raltcrnance des rimes masc. et fém., les césures et les raisons de les conserver, la valeur des sons; analyse des dilT. vers et des sujets auxquels ils servent le mieux. En gén. discussion sur l'esthétique des dilF. règles et leur raison d'être ; les théories, et la relation entre les pensées exprimées et la forme employée.
1766. — Lacombc J. — Poétique de Voltaire, ou Observa-
tions recueillies de ses ouvrages concernant la poésie et la versif. fr. 2 vols, en un, 565 p. Y" l'2ii. Sur des sujets variés, comme la rime, la réponse à La Motte, les vers blancs, la poésie épique, le théâtre, la comédie angl.,etc. Livre très utile surtout pour l'étude de V.
1767. — Ulivt't, l'abbé d*. — Remarques sur la langue fr.,
dans Synonymes fr.avec Traité de la Prosodie fr. avec une Dissertation en forme d'entretien sur la Pros. fr. par M. Durand, ministre à Londres. (Le traité est le même que dans l'éd. do 1736. La dissertation a été publiée en 17 18, comme Préface au Dict. royal angl. cl fr. de Hoyer.
1767. — Porto, l'abbé J. de la. — Kcole do litt. tirée do no8 meilleurs écrivains. "2 vols.
\H't\). — Coste d'.Arnubat, C. — Observations sur la poél. fr., Amsterdam. 255 p. Y''72 (5.(>iliqucdo .Nfarmontel. Défenseur du siècle de L. X!\', il attaque prcsipio tout ce que .M. a dit.
1770. — \'oltairo et d'.Membert. — Correspondance, publiée p.ir Heuchot. \HX\. Lctlrofl à d.M. et do d'Al. à \ .. 11 mars, et 11) mars sur l'hiatus. Cf. Braam, I88i, p. 57; Ducondut. 18('»3, p. 131.
1770. — Sacchi,lepère,Giovenale. — Délia divisione del tempo nella musica, nel ballo e nella poesia, Milano.
La versif. rythmique est le lien et le principe commun de tout système de versif. Scoppa en Tamplifiant en a tiré tout son système, ou théorie de non assimilation de la poésie à la musique en ce qui touche la mesure du temps. Cf. Choron, 1812, Rapport, p. 9; Renouvier, Grit.Philos.il, p. 197, 1771. — Clément, Jean-Marie. — Observations critiques sur la nouvelle traduction en vers fr. des Georgiques de Virgile et sur le poème des Saisons, de la Déclamation et de la Peinture, Genève. 496 p. Z 12741.
Comparaison entre les deux langues ; l'avantage du latin sur le fr. Le vers fr. a une construction fort bornée, point d'enjamb., il ne peut marcher seul, le joug de la rime, l'enchaîne nécessairement avec un autre, et pour surcroît, il faut quelquefois faire quatre vers pour en amener un, etc.
1771. — La Serre. — Poétique élémentaire, Lyon, Périsse.
1771. — Trévoux. — Dictionnaire.
1772. — Calvel, E. — Encyclopédie littér., ou Nouv. Dict.
raisonné et universel d'éloquence et de poésie. 3 vols. Z 20462-20464.
I. Alexandrin, hist. et structure. Articles sur l'art fr. de Boileau, cadence, bout-rimés, césure, etc., etc. 1772. — Juvigny, Rigoley de. — Les Bibliothèques Fr. de La Croix du Maine et de Du Verdier, 5 vol. Cf. 1584, Bibliothèque.
Discours sur le Progrès des lettres en France, p. 19- 90, bien des choses intéressantes touchant la poésie et la versification.
1772. — Richelet. — Versification fr. Cf. 1671. 1780. — Cournant, de. — Les Styles. Essai sur les différents styles dans la poésie, en 4 chants (Sur Tharmonie imitative).
1781. — Mercier. — Mon bonnet de nuit, II, p. 251.
Critique « nos lourds hémistiches, rime monotone et sempiternelle qui rend la versification insupportable à toute oreille exercée à la poésie latine, anfçl. et ital. ». Cf. Bonaparte, II, 18*25.
1785. — Piis, de. — L'harmonie imitative de la langue fran-
çaise, en i chants, chez l'auteur; réédité en 1788.
1787, 1806, 1825. — .Marmontcl. — Œuvres choisies. X Éléments de lit. VIII. Quels sont les ouvrages anc.et mod. où sont tracées les règles do la poésie? Cf. Bonaparte, 1825, 11; Braam, 1884, p. 58.
1796. — Framery. — Avis aux poètes lyriques sur la néces-
sité de mettre du rythme, dans les vers destinés au chant. Difficulté d'appliquer de la musique aux vers fr. en suivant les règles de la vcrsif.
1798. — Gyllcnborg. — Fars(t»k om Skaldekonsten, ou Essai
sur l'art poét., Stockholm.
1799. Laharpe. — Cours de litt. :i vol. Z 10715.
Sur la supériorité de la langue lat. sur le fr. « Notre harmonie n'est pas un don de la langue, elle est l'ouvrage du talent », etc. Ses défauts. Une grande victoire pour le génie fr. d'avoir vaincu avec de si pauvres armes. Bonne comparaison entre les deux langues.
Avant 180O. — l-'iot. — Le» Parnasse Cavalier, ou la manière de faire très bien seul et en très peu de temps toutes sortes do vers fr. Chez l'auteur. S. P.
Dix-neuvième siècle
1S03. — Bcrnhardi, H. F. — Sprachlchre. III, p. 127 (Ro-
manisohe Vorslohreh lî^Oj. — Soopp I, l'abbé. — Traite de poésie ilal. rapportée
ù la poésie fr. dans lc«|ucl on fait voir la parfaite
analogie entre ses deux langues et leur versif. très ressemblante, V® Devaux. 240 p. Cf. ses Vrais Principes, 1811.
1804. — Domairon,L. — Poétique fr. pour l'instruction delà
jeunesse.Déteiville,457p.Y437;éd.del8l4-1834.
I. Raccourci des règles de la versif. 2. Règles des ouvrages en vers: p. épique, dram., sonnet, etc. Livre très détaillé sur les genres poét.
1804 et 1805. — Olivet, l'abbé d'. — Traité de la poésie fr., suivi d'un abrégé des régies de la versif. et de l'art poét. de Boileau. Cf. 1736, 1 fr. 50.
1805. — Philipon de la Madeleine, L — Dictionnaire porta-
tif des rimes, précédé d'un Nouveau Traité de versif. et suivi d'un Essai sur la langue poét,, Capelle et Renaud, 412 p. 2« éd. 1815. Y« 30042. Bon livre pour se faire une idée générale du vers fr et du langage poétique.
1809. — Richelet. — Di t. de rimes, précédé d'un traité
complet de versif. Déchet, 7 fr.,éd. de 1817, augmentée et refondue par de Mailly et Drevet, Debeausseaux. 10 fr.
1809. — Viollet-le-Duc. — Nouvel art poétique, xMartinet
(poème). Cf. Catalogue, 1843, p. 12. (Conseille d'abandonner l'imitation des anciens).
1811. — Escherny, le comte François-Louis d'. — Mélanges
de litt., d'hist.', de morale et de philos. 3 vol. Bossange. Z 23309-11.
II. De la poésie et des vers. La poésie fr.le dégoûte, l'ennuie, le choque, à cause de la rime avant tout. Les meilleurs versificateurs écrivent une prose sans grâce, sans souplesse, sans rondeur, sans cadence (Racine, Boileau, Corneille, etc.). La langue fr. est entièrement dénuée de rythme et de prosodie. Suit sa théorie de la prose nombreuse et mesurée : « c'est une prose dont les éléments variés sont ou doivent être une suite de petits et
ninLIOGRAPHIE i4t
de grands vers d'inégale mesure, sans rimes, entremùléa de quelques vers durs et dissonans, etc. » C'est du pur symbolisme. Livre très curieux et qui devance le vers libre.
1811. — Scoppa, l'abbé. — \'rais principes de la versif dé-
veloppés par un examencomparatif entre la langue ital. et la fr., Courcicr, 3 vol. 21 fr. 564, 568, Livre qu'on a considéré comme le premier traité scientifique des principes du vers fr. On trouvera des aperçus de sa théorie dans beaucoup de livres: Choron, 1812: Daru, 1813, Hoffmann, 1816; Bonaparte, 1819; Henloew, 18-47 ; 1853, Barbieux; 1862, Lurin; 1863, W'eigand ; 1882, Mùller ; 1885. Henouvier; 18U2, Souza ; 190-i, Saran.
1812. — Choron. — Rapport fait à la classe des B -Arts de
l'Institut impérial de France sur l'ouvrage de M. Scoppa : Les vrais principes, etc., Didot Institut. Recueil de pièces, II, 1812-lSl 1. Z 5030(1). Analyse et discussion très détaillées et très fines des dilT. points du livre do Scoppa, indispensable à la question do Scoppa.
1812. — Cubièros de Palmezoaux, Michel. — Kssai sur l'art poétique en général et en particulier sur la versif, tr., divisé en quatre épîtres (en vers) ; publié souslonomd'un hormitodc Seine-el-Oisc. PVoullé. 2 fr. Y" 7211.
Critique violente contre l'art fr. tle Boiloau. Lu art, musi(|uo, pointure, etc. la Franco no pense plus comme il y a l.'H) ans. l*ourquoi en poésio ? Il faut un autre art et do nouveaux principes. Cf. aussi du même : L'art du quatrain, (\ssai didactique en quatre chants, Laurens, 1812.
1812. — .Maugard, A. — Fraité do poésio fr. d'après Battoux, d'Olivot, Durand, avec remarques, Tardiou- Dencslc. 1 fr.75. (Durand, ni.'».'«ortation, 1748; Bâtie
teux, Lettre à l'abbé d'Olivet sur la prosodie).
1812. — Salm, princesse de (Constance Pipelet). — Épître
sur (contre) la rime.
1813. — Daru, Pierre. — Rapportfait àlaclasse de la langue
et de la litt. fr. sur les ouvrages envoyés au Concours ouvert par le décret du 14 avril. Didot. 108 p. 4» Y« 172.
Analyse critique des 13 ouvrages envoyés. Indispensable pour la connaissance de la question de Scoppa et des théories nouvelles sur le rythme.
1813. — Fabre d'Olivet. — Les vers dorés de Pythagore ex-
pliqués et traduits pour la première fois en vers eumolpiques fr., précédés d'un discours sur l'essence et la forme de la poésie chez les principaux peuples de la terre, Treuttel et Wûrtz, 407 p. Y^ 1442.
Contre la rime surtout ; analyse du système grec, histoire de la rime, avantages, nécessité. Ses vers eumolpiques sont sans rimes, et se terminent par des syllabes alternativement masc. et fém.
1814. — Apel. — Metrik, Leipzig (remarques sur la ver-
sif. fr.).
1815. — Mablin (Mabellini), l'abbé. — Quelles sont les diffi-
cultés qui s'opposent à l'introduction du rythme des anciens dans la poésie fr.? Pourquoi ne peuton faire des vers fr. sans rime ? Debray. 74 p. Traité admirable de ces questions, à quelques égards supérieur à celui de Scoppa. Cf. pour analyse : Choron, 1812; Daru, 1813; Bonaparte, 1819. Un des ouvrages présentés au Concours établi par le décret de 1813.
1816. — Scoppa, l'abbé.— Les beautés de toutes les langues
considérées sous le rapport de l'accent et du rythme. Didot, 3 fr.
1819. — Bonaparte, Louis (Saint-Lcu). — Mémoires sur la
PIBLlOnRAPIIIE 243
versif. fr.et essais divers. 1 vol. Florence, Piatti, en 5 parties. Y" 4310.
Combat théorie et ar«;uments de Scoppa. Explique pourquoi la lan^^ue fr. ne peut appliquer le sys» lème clas. et soutient qu'on peut faire des vers sans rimes au moyen d'une distribution harmonieuse des accents ou des repos. En donne des exemples. Traduction de Baïni sur le rythme dans toutes les versif. Lui pose 16 questions et en donne les réponses, touchant les questions de la rime, du rythme, etc. « Si les poètes fr. adoptent le parti de construire toujours leurs vers de la manière dont les grands devanciers les ont construits assez souvent ; c. a. d. s'ils disposent symétriquement les pénultièmes des mots fém., les dernières syll. masc, et les césures et repos, de manière que ces syll. ou accens soient toujours en raison double, triple ou quadruple, ils obtiendront une versif. harmonico-rythmique ; les vers blancs ou sans rime deviendront des vers véritables et il n'y aura plus de contradiction ni de combats entre les poètes et des musiciens, puisque leurs rythmes s'accorderont parfaitement. "Cette discussion du rythme, des accents et de leurs relations les unsavec des autres est une des meilleures qu'on ait jamais écrites. Oubroca en a sans doute tiré ses idées (1824). Indispensable à l'étude delà versif. Cf. .Mûller, 188*i. 1810. — Castil-Hlaze. — Noces do Ki^jaro, traduction «le Mozart. Introd. de "2H p. sur les vers lyriques. 8" Yth {'2T2'2.
En composant dos paroles pour la musique on trouvera dos diflioullés insurmontables Tout est en contradiction.il faut do temps en temps s'afTranchir dos règles de versif. qui ne sont pas en harmonie avec des exigences de la musique.
1819. — Guerrier de Dumast, Aug. — La rime.
1820. — Baïiii, Giuseppi. — Saggio sopra Tidenlità de ritmi
poëiico e musicale, Firenze, Cf. Bonaparte, 1819 pour la traduction.
1820. — Gastil-Blaze, F. -IL — De TOpéra en France, 2 vol. Janet et Gotille. 12 fr. Avec Essai sur le drame lyrique et sur les vers rythmiques. 2^ éd. en 1826. 8' Yf 748. A peu près les mêmes idées que celles exprimées en 1819.
1820. — Garg-allo, Tommaso. — Le odi di G. Orazio recati in versi italiani, Naples. Proemio sur l'histoire de la rime et ses raisons de la combattre. CL Bonaparte, 1825, II, p. 139 pour analyse.
1822. — Wailly, l'abbé François, Noël. — Abrégé de la Gram. fr., etc. Cf. 1754.
1824. — Dubroca,L. —Traité de la prononc. des consonnes et des voyelles finales des mots fr. suivi de la prosodie de la langue fr., exposée d'après une nouvelle méthode, et contenant des développements sur les applications dont elle est susceptible, qui n'ont point encore été présentés dans les traités de ce genre. Delauny, 6 fr. 375 p. X 24392. Critique d'Olivct. Admirable exposé des ressources de la langue fr. au point de vue de l'accentuation prosodique. Base solide à cause de sa connaissance approfondie de la prononciation. Il a mieux montré qu'aucun autre la relation intime entre la pro. nonc. et la versif. , et la différence entre la prose et les vers. Travail unique, ne touchant aux règles qu'au point de vue esthétique. Essaie de prouver l'existence de la prosodie fr. sous le double rapport de l'accent et de la quantité ; utilité de son étude pour obtenir une bonne prononc. ; elle peut concourir à l'établissement d'un système régulier dans notre poésie ; suivi des règles de l'emploi des longues et des brèves, de la quantité. Ecrit
BIRLIOGRAPFIIE 245
sans doute SOUS rinfluence des ouvrages deScoppa, Mablin, Hon.i parle, Baïni
1825. — Diihroca, L. — L'art de lire à toute voix, suivi d'un Traité de la Prosodie de la langue fr., Johanneau ; le même que celui de 1824.
182r>. — Uonaparte, Louis (Saint-Leu). — Essai sur la versif. 2 vol. Rome. Florence. 501, 208 p. 8^ V 247. Cf. Tome I, p. 1-150, le même que 1819; p. 157-501 cite vers blancs de Voltaire, et exemples de plusieurs sortes d'accents distribués harmonieusement selon son système. Tome II il cite des autorités sur la rime, qui s'y opposent : Fénelon, Desfontnines. Du Bos, Hatteux, Laharpe, Rollin, La Motte, Marmontcl, Fabrc d'Olivel, Mercier, etc. Commentaire et analyse des treize mémoires présentés au Concours de 1813. Tout pour prouver que la rime n'est pas nécessaire, qu'elle est un obstacle à la rédaction de bons vers. Nombreuses citations. Utile pour cette question qui agitait tout le monde littér. depuis le xviir s.
1820. — Giguet, Antoine (Du Méril, Ed.). — I/arl poét. à l'usage du xix« s. Poème posthume en cinq chants et en vers. Le .Norman t. Y" '2'SMS.
Poème satirique et ironique sur le vers fr. cl d'autres sujets.
1827. — Astaix, Emile. — l'ssais de vcraif., Hrossier, 42 p. 1 fr. Y^ .TOO'J.
HocucmI de poèmes sans aucune valeur.
1827. — Boissier, II. — Principes de la prosodie et de la
langue fr., Gcnèvo, Lador., I5.*J p.
1S28 — (^Jiaslos, Ph. — Tableau do la marche et des progrès lie la langue et do la liU. fr. depuis le comm. du XVI- 8. jusqu'en H)10, Didot. 104 p. Z 5117. Px.-m irquos inlér. sur .Marot, Uonsar<î ^'î Bel-
lay, etc., jusqu'à Malherbe, sur le dévelop. de la langue et de la litt. fr.
1828. — Sainte-Beuve. — Tableau de la poésie fr. au xvi» s.
2 vol. Renduel, 1843, Charp., 1876, Lemerre. Y^ 7258.
XVI® s. en général; en partie. Malherbe, vers métriques. D'une valeur réelle dans son ensemble pour les tentatives des poètes et les raisons pourquoi tout devait être comme il a été.
1829. — Viollet-le-Duc. — Précis d'un traité de poétique et
de versif., Bachelier. 3.50.
1831. — Wailly, l'abbé François-Noël. — Traité de versif.,
Delalain. 1 fr. (le même qu'en 1754, etc.).
1832. — Saugeon, J. — Théorie analytique de versif. fr.,
Eymery. 1 fr., 67 p. X 31765.
Très petit livre contenant les règles les plus générales.
1832-1840. — Hegel, W.-F. — Traduction du tome X de ses œu» vres complètes, par Ch. Bénard, sous titre de la Poétique, 1855. Ladrange, 2 vol., chap. sur la versif. rythmique et la rime.
1834. — Laas d'Aguen. — Dict. portatif de rimes, précédé
d'un Traité de versif. fr., Thiérot. 2 fr.
1834. — Lecluse, Fleury. — Poétique fr., précédée de no-
tions préliminaires de versif., Delalain. 2.50.
1834. — Raynouard. — Des formes positives de la versif.
des Trouvères dans leurs épopées romanesques, Crapelet.
1834. — Wackernagel und Poggel. — Grundzùgeeiner Théo-
rie des Reimes, Recklinghausen.
1835. — Mûtzel. — Uber die accentuierende Rhythmik in
den neueren Sprachen, Landshut.
1836. — Dupuis, M™® S. — Traité de prononc, ou Nouvelle
prosodie fr.. Hachette. 3 fr., 240 p. X 24550. Rien du tout sur la versif. Prononc. pour les étrangers surtout.
1836. — Héguin de Guerla, Ch. — Prosodie fr., ou Règles
BIBLIOGRAPHIE ^i7
de la versif. fr., extraites de Laharpe, Marmontel, etc., Maire-Nyon. 1.75.
1838. — Quicherat, L. — Petit traité de versif. fr., Hachette,
1 fr.
Intéressant au point de vue du développ. des traités de versif. Contient des chap. sur presque tous les sujets de versif.
Cf. Jullicn, B., 1858, Hcv, Instruc. Publ., 3 mai, p. 54.
1839. — lléguin de Guerla, Ch. — Poétique fr., ou Règles
des ouvrages en vers, Maire-Nyon. 2.50.
1840. — Ackermann, P. — L'accent appliqué à la théorie de
la versif., .Aimé-André. 1 fr., 7'J p. 'J" éd. on 1813. L'n (les premiers livres où est appliqué la théorie de Tacccnt sur le vers fr., souvent cité au xii* s. Cf. Harbieux, l(Sr)3 ; Weigand, 1803 ;
1810. — Lamennais, l'abbé. — esquisse d'une philosophie,
t. III, chap. sur l'Art, Pué>ie, p. 3l7-('JO. Il montre comment chaque langue selon son génie, sa constitution logique et prosodique et ses accents a choisi ou développé une certaine forme de vers. Esquisse de la poésie dos dilf. peuples. Quand la France a perdu sa foi elle a perdu son inspiration et n'a conservé que la forme sèche. Inlér. pour la signification philos et relig. de la poésie et du rythme,
ISk). — Wcigand, (i. — Delà vcrsif.fr., Pn»^r. (iymnas./u
Miihlliauscn, -lO j). Cf. 1857-18rKL
ISll-lH5r). — haniol. - Thésaurus hynuiologicus, I-\. Leipzig. Hecucil d'hymnes circa unnum MI). H CïHS"2.
1811. — Du Méril, I]<L — Ivssai philosophique sur le prin-
cipe et les formes de la versif., lirockhaus et .Avonarius. 230 p. 5 fr. V Sio.
Rythme : basé sur idées, accont, nombre dos sylL, quantité, rapport entre lettres et accents, numération dos syll. et rapport des sons. De la versif.
basée sur le rapport entre les accents et la numération des syll. Influence de la langue sur le système de la versif., etc. Livre souvent cité et d'une valeur spéciale pour le sujet du rythme et la métrique comparée.
1841-18-43. — Wright, Th. and Halliwell, J.O.— Reliquiae antiquae. Scraps from ancient mss., London. 2 vol. Sur : Ars rythmicandi, cf. Langlois, 1902, p. 6-7.
1842. — Roosmalen, A. de. — Leçons de prononc. fr., ou
Règles précises de la prosodie, Bureau. 1 fr.
1843. — Du ]\IériI, Ed. — Poésies popul. latines antérieures
auxii^'s. 434p. Brockhaus et Avenarius. YM2030. Introd. Bases de la versif. Accent, transition entre système clas. et sys. mod. Le syllabisme et l'accent étaient la forme prim. du latin. Démonstration succincte et claire du dévelop. des principes de la versif. mod., de la notation musicale et de la rime.
1843. — Viollet-le-Duc. — Catalogue des livres composant
la Bibliothèque poétique de M. V.-L.-D. Avec des Notes bibliogr., biogr.et littér.sur chacun des ouvrages catalogués. Pour servir à l'histoire de la poésie en France. Hachette. 2 vols. 624, 252 p. Cf. 8513-4.
I. Description et analyse des Art Poét.,des Dict. de rimes, des recueils de poésies. IL Supplément aux recueils de poésies.
D'une grande valeur en raison des détails fournis sur des livres obscurs.
1844. — Guérin, Léon. — Beautés de la poésie fr., précé-
dées d'un traité de versif., Didier.
1844. — Tenint, W. — Prosodie de l'école moderne, Didier,
220, p. Lettre de V. Ilugo. Préface de E. Deschamps.
Se donne pour tâche de répondre aux questions .' Comment les pieds doivent-ils marcher selon les
genres et les sujets ; comment faut-il rimer ? Quelles sont les rimes à rechercher et à éviter pour faire d'une chaîne une parure? Quelle est la grâce ou le pouvoir des rythmes, des césures mobiles, des rejets étudiés ? Le premier à faire cet essai, le premier à expliquer le système de V. Hugo et à analyser ses innovations, non comme des incorrections, mais comme des beautés. Le premier au xi-x" s. à dire que la prosodie comme la grammaire doit être faite par les grands poètes, qui créent les règles par l'instinct de la beauté et de l'harmonie. Sans doute B. de Fouquières en a tiré son système en y ajoutant sa théorie de la respiration. Livre qui mérite d'être mieux connu. Cf. Ducondut, 18()3.
1815. — Dessiaux, J. — Traité complet de versif, fr., ou grammaire poét. de la langue fr.,\''' Mairc-Nyon. 388 p. 3 fr. y 20213 Le livre le plus détaillé sur le mécanisme du vers, ou sur les règles delà versif , dans un bon ordre, bien arrangé, montrant bien la variété, la complexité et les difilcultés du côté technique de la versif. fr,
181"). — Génin, l'rançois. — Des variations du langage fr. depuis le xii" s,, on Hechcrcho des principes qui devraient régler l'orlhographcct la prononciation. r).'J3 p. 7.50. \ 25,55r).
Très intér. pour les rapports entre la prononc, \t dévclop. de la langue, son état aux difT. époques et la versif., surtout la rime, l'élision, l'hiatus, comment les changements dans la langue et la prononciation ont nécessité un changement dans la versif.
Ï815. — Nisard. — Examen des poétiques d\\rij»lote, d'Horaco ot de Boiloau.
181^1. — nioz, l'\ — Altromanischc Sprachdenkmalc, berich-
tif^tund erkliurt,nebst einer Abbandlung- ûber den epischen Vers. Bonn. 132 p X 9792.
Sur l'épopée (la césure et le syllabisme, correspondance entre le sens logique et les repos, origine du décasyl. et de l'Alex, (pas d'imitation, mais dévelop. spontané. Livre qui sert encore comme base de toute étude des orig-. et des formes de l'épopée. 1847. — Benloew, Louis. —De l'accentuation dans les langues indo-européennes tant anciennes que modernes. Hachette. 296 p. X 20983.
L'accent dans le grec, le latin, le sanscrit, changement et influence sur la prosodie. Analyse des difî. langues anc , et des langues fr., angl. et allem. contre théorie de Scoppa. Résumé en 33 points à la fin du livre. D'une valeur réelle pour l'étude du rythme, des diff. systèmes de versif. , de leurs origines et des causes de leur développ.
1847. — Du Méril, Ed. — Poésies populaires latines du
Moyen Age. Didot. 454 p. Y'' 12031.
Montre comment la poésie lat. a peu à peu perdu la quantité, l'accent, les remplaçant par la rime.
1848. — Wey, Francis. — Histoire des révolutions du lan-
gage en France, Didot. 560 p. 7.50. X 33225. Utile à l'étude des conditions dans lesquelles les règles de la versif. ont été créées en tant que for. mant partie intégrale du mouvement de la civilisation fr Cliap. sur les métriciens prim (Meigret, de Groy, Du Pont, Fabri, Sibilet, Fontaine, Pclelier, Foclin), et leur influence sur la poésie.
1849. — Duguesnois, J. — Nouvelle prosodie fr. à l'usage
des gens du monde et des Collèges.
1849. — Fuchs, A. — Die romanischen Sprachen in ihrem
Verhaeltnisse zum Lateinischen, Halle.
1850. — Lauwereyos dje Diepenhède, P. — Essai sur la nar-
ration..., suivi d'un abrégé de versif. fr. , V«Maire- Nyon. 2 fr.
1850. — Kastner, G. — Parémiolo^MC musicale.
1850. — Lurin, J. — Eléments du rythme dans la versif. et
la prose fr , Lyon, Baucher. 2'>i p.
Essaie de donner à la poésie fr. un rythme comparable à celui des anciens. La poésie fr. est restreinte par trop de rèf,des artilicielles ; on ne considère pas la musique. Explication très claire au vers mesuré des anciens et du vers rimé fr. Il faut allier le vers à la musique. Contre la rime et pour plus de liberté. Idées excellentes et très suggestives.
1851. — Lurin, G. — Planches explicatives des éléments du
rythme. Lyon, Haucher. Cf. 1850, 186*2.
1850. — Quicherat, L. — Traité de versif. fr., II. r)8i p. 7 fr. 50.
Le plus souvent cité, le mieux connu, et le plus complet des traités de versif. Est encore l'aulorité, par excellence, pour le vers classique fr. Presque tous les traités de versif. après Q. sont ou basés sur lui ou contraire à son système.
1850. — Sommer, Ed. — Petit dict. des rimes fr.. précédé d'un précis des rèj^los de la versif., II. l tr. SO De nombreuses éditions.
185*2. — Castil-Blaze, II. — .Molière musicien. Notes sur les (l'uvres de cet illustre maître, et sur les drames de Corneille, Hacino, etc., où ho mêlent des considérations sur l'harmonie de la langue fr. - vol. 510, Ml p. Vf. 8.vj;i.i>i.
La musique s'est alTranchio <le la tyrannie des règles, mais non la poésie. Los poètes du m. Ago chantaient ù pleine embouchure, etc. Nos poètes mod. sont revenus au plain-chant.
1852. — Du .Môril. Ed. — l'usai philos, sur la formation do
la langue fr. 4 k'> p \ 2-I4.X).
Changements de mots, d'accents ; influence du Grec et du Latin. D'un intérêt gén. pour la versif. 185*2. — Grimm, \V. — Zur Geschichte des Reimes, Berlin.
1852. — Hofmann. — Amis et Amiles, Erlangen.
1852. — Lanneau de Marey. — Dict. portatif des rimes fr.,
rédigé d'après l'Académie.
1853. — Barbieux, H. — Du principe rythmique de la langue
fr. Progr. Gymnas Hadamar. Weilburg, Lanz. p. 1-16.
Pourquoi la quantité n'a pas survécu dans les langues mod. et comment l'accent l'a remplacée. Résumé d'Olivet, Scoppa, Ackerman, etc. La quantité est finie ; il faut qu'un autre principe la remplace.
1853. — Landais et Baré. — Dict. des rimes fr., disposé
dans un ordie nouveau d'après la distinction des rimes en suffisantes, riches et surabondantes, précédé d'un Traité de versif. Didier. 2 fr.
1853-1855. — Mone. — Hymni latini medii alvi, vol. I-III, Freiburg.
Cf. Gautier, 1858, I. p. GXL-CLIL
1853. — Taine, H. — La Fontaine et ses fables, Hachette.
Appréciation très juste sur sa versif.
1854. — Jonckbloet, B. — Guillaume d'Orange, chanson de
geste des xi® et xn^ s. La Haye. 2 vol. 1854. — Jullien, B. — De quelques Points des Sciences dans
l'Antiquité (Physique, métrique, musique), Hachette, 520 p. 7 fr.
De la quantité pros.chez les anc. De l'arsis et de la thésis dans les langues onc. De l'harmonie essentielle des vers anc. De l'origine des vers décasyl. Des vers latins prononcés à la française. L'accent chez les anc. a été plus fort que la quantité, il doute même de la quantité, etpose l'accent comme base de l'harmonie des vers anc. L'hexamètre a 5 accents et ils coïncident souvent avec le sens
niBLiOGRAPniE io3
logique. Théorie combattue très vigoureusement par Quicherat, 1844. Rev. Instruc. Publ., 2 nov. p. 401-404. Discussion très intér. et suggestive pour l'étude du rythme fr.
1855. — Asselincau, Gh. — L'histoire du sonnet, Alençon,
Origine, développement et emploi du sonnet.
1855. — Benloew et Weill. — Théorie générale de l'accen-
tuation latine.
1855-1858. — Montaiglon. — Recueil des poésies fr. des xv« et
XVI* s .
1856. — Ducondut, G. — Essai de rythmique fr. Lévy, 292 p.
3 fr.
Essaie de rétablir l'allianco prim. entre la poésie et la musique. Gritique des règles de la versif. Explique la base de la musique et du vers ; l'accent musical contre l'accent gram. Discordance flagrante des vers chantés avec la musique. Les mois de la langue fr. se prêtent très facilement à n'importe quel pied métrique et à toutes les exigences do la musique. Ivvplication de son système. Livre très suggestif pour les discussions sur le rythme. Cf. Dug.il. Kl'v. Instruc. Publ., 1857, l*»" janvier, p. 591-593; 1892, Souza ; 19<)i, Saran. 1856. — Ui^Mull, II. — Histoire do la querelle des anciens
et des moilornes. Z 59225.
Bon résumé du rôle des règles de la vcrsil. et de l'art poét. dans l.i ({ucrello du classicisme et du modem, .\nalysede plusieurs arls poct. : La .Motte, FénoU)!», .Ménage, etc. l'^xcellonle élude préliminaire pour l'étude de In verî*if.
1856. — Wailly, A. de. — Nouveau dicl. do versif. et de poé-
sie latines... et de qq. notions sur la versif. fr. Didol, 678 p.
1857. — Allit-r. .1.-1'. — Dialogue sur la rhétorique et sur la
versif. Avignon, 220 p. X 206:11 .
254 BIHLIOGRAPHIE
Sous forme de dialogue donne un aperçu des princip. règles.
1857. — Bobé, Dr. — On English and French versif. Jhrbuch d. Gym. zu Mûhlhausen, 16 p. gr.
Très élémentaire.
1857. — Borel. — Des réformes liltér. opérées par Malherbe, Stuttgart.
1857. — Weigand, G. — Traité de versif. fr. : De la mesure
des syll. Progr. der Realschule zu Bromberg. Cf.
1858. — Carion, l'abbé. — Enseignement méthodique de la
versif. fr. Lethielleux. 119 p. 1 fr. 25. Y« 17208. Précis des règles de la versif. avec exercices, p. 78- 119. Livre très pratique pour les commençants. 1858. — Gastil-Blaze, H. — L'art des vers lyriques, Delahays, 350 p. 2 fr. 50.
Contre « la prose rimée de nos chansons, de nos cantiques, de nos opéras ». Une musique modelée de la prose ne peut être qu'une musique prosaïque. Sur Ve muet et l'accent artificiel.
1858. — Gautier, Léon. — Œuvres poét. d'Adam de St- Victor, 2 vol. Palmé. Introd. sur l'Origine de la versif. rythmique. Y-^ 9851-2.
Origine des proses et union intime de la musique avec des paroles de la prose. Abrégé de la versif. latine au moyen âge. Cf. 1866, 1887.
Périod. cf. 1865, Sepet; 1866, Bartsch; 1866, Paris. 1858. — Pujol, A. — Dict. des rimes fr., classées d'après la consonne d'appui et dans l'ordre de richesse. 6fr.
1858. — Simrock. — Die Niebelungenstrophe.Bonn.
Sur l'orig. du décasyl.
1859. — Boscaven, H. (Schuermans). — Manuel de versif.,
Bruxelles.
1859. — Gossart, Alexandre. — Traité complet de versif.fr., renfermant une nouvelle théorie de la rime, de
la prosodie, de la déclamation. W Maire-Nyon.
178 p. 1 fr Y« 23434.
Nouvelle classification de rimes. Règles principales
de la versif. Livre très commode et bien arrangé.
Le premier à suggérer les rimes comme : Acha/j-
Ara/;e, ciuh-cuhe, selon la prononc. pure. 1859. — \'iehotr, fl. — l)er Alexandriner mit besonderer
Hiicksicht auf seinen Gebrauch im Deutschen.
Progr. der vercin. hœhern Bûrger u. Provinzial
Gewcrbeschule in Trier.
Sur la relation entre les versif. fr. et allem. 1859. — VVoUr, F. — Uber die Lais. Studien zur Geschichle
der Span. u. Portug. Nalionallit., Berlin. Sur les orig. de la versif. fr.
1861. — Clouzet, P. — Résumé de versif. Tardieu 15p. 1 fr.
1861. — Meyer, Paul. — Notice sur la métrique du chant
de Sainte-Kulalie.
1862-1861. — Arbaud, Damase. — Chants populaires de la Provence, Aix. 2 vol. Y- 18115-18116.
1862. — .\rbaud, Damase. — De la poésie popul. en Pro-
vence. 8* Y* Pièce 481.
Sur la stucture de la poésie popul., la strophe, la
césure, la rime.
Iggo. — Bcnloew, Louis. — Précis d'une théorie des rythmes
Rythmes fr. et lat. Frank. 92 p. \* 1.5223. .\nalyse profonde dos élémentsconslitutifs du rythme
des anciens et des modernes et de ce qu'ils ont en
commun Livre indispensable pour l'étude du
rythme.
1862-1868. — Marty-Laveaux. — Sur la versif doCorneille. Grds.
Kcriv. XI, p. 93-95.
j}i^(VJ. — Dessiner, Jean. — La rime cl la mesure, réforme
à 00 sujet. Poulot-Moulassit. 15p. 50c. Y* 41909. Surtout 1> nniet, c«>mbat l'opinion que la langue fr.
n'a pas do mélodie à cause de Ve muet.
256 niBLlOGRAPIIIË
1862. — Laas d'Ag-uen. — Dict. portatif des rimes, précédé d'un Traité de versif. Gf 1834.
1862. — Larousse. — Nouveau traité de versif., avec un livre du maître, Larousse. 220 p, 2 frs. 8° Y 158. Règles suivies d'exercices. Très pratique.
1862. — Lurin, G. — Observations sur un système d'accentuation fr. enseigné dans l'Université, et sur ses dangers pour la prosodie de notre langue et la mesure de nos vers. Lyon, Perrin, 35 p, X 28331. L'accent sur la dernière syl. n'est pas le seul. L'accent oratoire et les valeurs prosodiques sont importants. L'enseignement de ce seul accent donne une fausse impression aux étrangers, etc. Très bon livre qui devrait être beaucoup mieux connu.
1862. — Paris, Gaston. — Etude sur le rôle de l'accent latin dans la langue fr., Frank. 132 p.
L'accent oratoire a presque tout à fait remplacé l'accent tonique dans la langue fr. mod.De l'influence de l'accent dans la versif. fr. Ouvrage très important.
1862. — Van Hasselt, André. — Etudes rythmiques, Bruxelles.
Recueil de poèmes où il applique les principes de l'accent. Gf. Mûller, 1882 ; Saran, 1904, chap. L
1862. — Westphal, R. — Elemente des musikalischen Rhyth-
mus. Jena.
1863. — Ducondut, A. — Examen critique de la versif. fr.
clas. et romant. Dupray de La Mahérie 214 p. 2 fr. Y« 20658.
Le vers doit être fait pour l'oreille et est sujet à certaines règles qu'il discute et analyse (mesure, césure, rime, enjamb., etc.). Grilique le livre de Tenint. Gonclusion: Notre système de versif. nous paraît un chaos de contradictions et d'absurdités par rapport à l'état de notre langue. La plus grande liberté pour le poète tant qu'elle ne nuira pas à
l'harmonie qui constitue le vers. La rime est bonne
si elle satisfait l'oreille.
1863. — Landais et Barré. — Dict. des rimes fr., avec un
nouveau traité de versif. Didier. 304 p. 4 fr. Cf.
1863. — Littré. — Hist. de la langue fr. Didier. 2 vol.
14 fr. X 28197.
Sur les vers mesurés, l'hémistiche, etc., et en général le développement de la langue et de la versif.
Sur r/s'ti/a/ie, sa forme, sa versif. et les théories
de Meyer, P. et Diez. 1863. — Lyon, II. — Gradus ad parnassum fr., ou dict. des
termes fr. les plus usités en poésie. 10 fr.
1863. — Weigand, (i. — Traité de versif. fr. Bromberg, Le-
vit. 274 p. 5 fr. Hd. de 1871, 320 p. Livre très utile, très détaillé traitant de textes, les règles de la versif., surtout de l'accent ; n'admet pas un système de quantité, ni même d'accent. Discussion raisonnée des théories de Scoppa, .Aokermann, etc.
1864. — Hillet, II. — De la rime d'après Boileau et Racine.
Noyon, Andrieu.x. 74 p. Y*" l.')5.3I , Définition et règles de la rime et leur application par Hacine, etc. Un des premiers livres de ce genre, traitant dos infractions aux règles par les grands poètes.
ISf)!. — l'aïupucci, Il — A,e, i, o. u, ou les rimes fr. classci's d'après leur ordre naturel do sons ou voyelles, et divisées on maso, et fém. 3 fr.
1865. — nilh'l, II. — De la versif. fr., préceptes ot oxer-
ciscs à l'usage des élèves do rhétorique. Saint- Quentin. 17 p. Y" 15532.
Conseils en forme de préceptes lires de Boileau pour ses élèves.
1865. — Ilermann, C. — Die a'sthetischen IVincipicn dc« N'ersmassos im Zusammonhang mit deii allgcmci-
nen Principiender Kunst und des Schœnen.Dres-
den, Kûntze, 122 p.
1865. — Samson. — L'art théâtral, éd. de 1889, Dentu.
Poème en 8 chants, surtout sur l'art de réciter les
vers, 1865. — Ten Brink. — Gonjectanea in historiam rei metri-
cae Franco-Galli. Bonn.
1865. — Zarnke, Fr. — Uber den funffûssigen Jambus bei
Lessing-, Schiller und Goethe. Leipzig-, Edelmann, 93 p., aussi dans 1897, Kleinere Schriften, Leipzig, Evenarius.
Sur la relation entre la versif. allem. et fr. cf. Paris, Rev. crit., 1865, I, p. 205-211.
1866. — Erkelenz. — Ronsard und seine Schule, Wûrzburg
diss. Sur les théories poét. au xvi® s.
1866. — Gautier, Léon. — Les épopées fr. Palmé.
Sur la versif. rythmique en général, son origine jusqu'au iv'^ s., la versif. rythm. latine au moyen âge, et sur la versif. fr. Très utile pour l'étude de l'orig. de la versif. fr.
1866. — Kôrting. — Encyclopédie und méthodologie der romanischen Philologie. Heilbronn.
Surtout sur l'assonance et versif.
1866. — Masing, W. — Uber Ursprung und Verbreitung des Reimes, Uorpat, Mattiesen, 140 p.
1866. — Paris, Gaston. — Lettre à M. L. Gautier sur la versif. latine rythmique. Frank., 33 p. 1 fr. ¥"= 11646. L'accent est ou n'est-il pas la base de la versif. rythmique latine? Combat la théorie de G. Cf. aussi Bibl. Ecole des Chartes, 1866.
1866. — Suhle, B. — Uber die Câsur und ihre Bedeutung
fur den Rhythmus. Ein Beitrag zum Verstândnis der antiken Versmasse. Berlin, Weber, 25 p.
1867. — Boucherie, A. — Cinq formules rythmées assonan-
cées du vii° s. Montpellier, 57 p. Y' 10037.
IJIBLIOGRAPIIIE 259
Intér. pour rhistoire de la rime en vieux fr., pour rétude de VEulalie et des théories de Paris, Meyer, Littré.
1867. — Buscher. — La versif. de Ronsard. Progr. Gymnas.
zu Weimar.
1867. — Canel, A. — Recherches sur les jeux d'esprit, les
sinf^ularités et les bizarreries littér. Evreux, 2 vol. Z 44772-44773.
Définitions et exemples des dif. genres de vers. 1867. — Delvau, A. — Les sonneurs de sonnets. Bachelin-
Dollorenne, 187 p. Y^" PJOOU.
Sur les principaux auteurs de sonnets, avec exemples. 1867. — Flan, A. — Rythmes impossibles et Jardin des ra-
cines fr., Grou, 124 p. 1 ir. jU. V^' 22361. Recueil de poèmes.
1867. — Quitard, P.-.\L — Dict de rimes, précédé d'un traité
complet de versif. Garnier,5u8 p. 2 fr. De nombreuses éditions, 1876, 1883.
1867. — Richaud. — Ilist. du sonnet, sa grandeur et sa dé-
cadence. Cahor, Plantade, 32 p.
1868. — Thierfclder. — De cliristianorum psalmis et hvmnis
usque ad Ambrosii tempora. Leipzig.
18()U. — Egger, H — Lllellénismc en Kr.mce. Didier. 2 v«.»l
\, leçon 12. rossai pour réformer la versif. fr. surlo modèle des vers grecs et latins Fait voir très nettement l'inlluonce grecque sur la versif.et révolution de la litt.
li>tj'J-l871. — \'eyrièrca, L. de - .Mon()graphie du sonnet, son-
noltislcs anc. cl mod. 2 vol 8 fr.
|S7(>. — R «rlsch, R. — Roman/.on und Pastourellon Leipzig.
Vogel. Uk» p. Y" 14W.*>.
Sur l'orig. de la versif.
— Duchosno, Julien. — Histoire des poomea épiques fr. du xvn" s Thorin,381 p Y" 2(K')2S. Outre l'histoire du poème épique, on trouve des ihéo-
ries sur les orig.,les querelles des critiques, chap. sur l'Art p. de Vauquelin.
1870. — Gaudin, P. — Du rondeau, du triolet, du sonnet, 5fr.
1870. — Nordstrom. — Observations sur la langue et la versif. de Mathurin Régnier. Lund. diss.
1870. — Rochat, A. — Le vers décasyllabe. Cf. 1870, périodiques.
1870. — Valentin, V. — Der Rhythmus als Grundlage einer
wissenschaftlichen Poetik. Frankfurt, Adelmann.
1871. — Amelung, Arthur. — Studien zur vergleichenden
Metrik. Dorpat.
1871. — Lesaint. — Traité complet de la prononc. fr. Hambourg.
Surtout sur Ye muet,
1871. — Nauendorf. — De Tinfluence opérée par Malherbe sur la poésie et la langue fr. Marburg. Progr.
1871. — Spencer, H. — Moral and aesthetic essays. I. (sur
le vers en général).
1872. — Banville, Th. de, — Petit traité de poésie fr. Echo
de la Sorbonne, 1 fr. 50 ; 1879 Charpentier; 1891 Lemerre.
Traité de l'école parnassienne ; indispensable pour toutes les discussions et théories sur le vers moderne. Souvent cité.
1872. — Beckmann, Emile. — Etude sur la langue et la versif.de Malherbe. Bonn. diss. 74p. 2fr.X20803.
1872. — Gautier, Léon. — La chanson de Roland, Tours, Marne. De nombr. éditions.
Introd. et à la fin Rythmique sur l'orig. de la versif. fr., surtout le décasyl.
1872. — Geijer, K. — F'orsœk till œfversaetning fran Charles d'Orléans jemte naegra iaktagelser vid hans versif., Stockholm.
1872, — Westphal,R. — Elemente des musikalischen Rhythmus. Yena.
BinLior.RAPniE 2G1
1873. — Merkul, T. — I)er l'ranzœsische W'ortion. Progr.
1873. — Tivier. — Ilist. de la lilt. dram. en France, depuis
' ses ori^^ jusqu'au C/V/, Thorin. fj'3'2 p. Yf 1*2012. Chap. II sur l'orij;. de la versif.
1874. — Andresen, Hugo. — Uberdcn Einfluss vom Metrum,
Assonance und Reim auf die Sprache des Altfranzœsischen, Bonn. 62 p. diss.
Sur rinflucnce du changement des mots à cause de la rime ; comment les poêles étaient forcés de violer la synta.xe pour des raisons de métrique. Cf. Paris, Homania, 1875, IV, p. 280-288.
1874. — Becq de Fouquières. — Poésies choisies de Baïf. (Introd. sur la versif.).
1874. — lObert, Ad. — Geschichte der Litl. des Mittelalters. (Sur les rythmes lat. et la versif.).
1874. — Les Deux Arts Poétiques d'Horace et de Boileau, avec traduction en verseten prose. Thorin. 167p.
1874. — Ilill. — Ubcr das Metrum der Chanson de Roland, Slrassburg.
1874. — Schuchardl, H. — Hitorncll und Terzinc. Halle,
Niemeyer. 148 p. Cf. Graf-Zt/.. Hom. Phil. H, p. 115-121 ; Paris, Hi)mania, I\'. p. 48U-4*)1.
1875. — Kloin. — Sage, Metrik und (irammalik des altfran-
zcrs. epos Amis et .\miles. Bonn.
1875. — Lu N'avasseur, G. — \Ji\ chapitre d'art poél. La rime.
Lemerrc, .31 j). .") i'v. V« 3133.
Poème sur la rime.
1875. — Paris, (i. et Gevaerl, Aug. — Les chansons du xv* s.
Ane. Te .t tes Fr.
IS75. — Renard. — De rinlluenco de l'antiquité clas. sur la
lin. fr. pendant les dernières années du xvtii* g. cl
li's premièreî<annéesdu xix"s Lausanne, Jacquenod.
1875. — Suchier, II. — Der Troubadour .Maoabrun. (versif.).
1876. — Baylo, l'abbé. — La poésie provcnçalo du moyen
Ago A\x. 111 p. Y» 15(H'>4.
Orig. et principes do la versif. des prom. chansons
de ^esle,dela poésie popul.(rimeet hémistiches).
1876. — BeHanger, L. — Eludes historiques et philologiques sur la rime l'r. Mulot. 276 p. 10 fr. Jeux poét. Vers mesurés, vers blancs. Lamotte-Houdard et la poésie en prose. Rime, etc. Etude savante et indispensable pour la question delà rime. Cf. Paris, Romania, VI, p. 622 625, 1877.
1876. — Gramont, F. de. — Les vers fr et leur prosodie. Lois régissant la poésie en France, leurs variations, exemples tirés des diverses époques. Hetzel, 340p. 3fr.
Excellent traité, détaillé, bien arrangé et complet, mais plutôt sur le mécanisme que sur l'esthétique du vers. Cf. Foerster, 1880, Litterar. Centralblatt.
1876. — Huemer, J.— Untersuchungenûber den jambischen Dimeterbeiden christlichen lateinischen Hymnendichtern der vorkarolinischen Zeit. Wien.
1876. — Jullien, B. — Les formes harmoniques du français, savoir : Les périodes, les vers, les stances et les refrains. Hachette. 208 p. 8» X 4791.
Contre les innovations et en faveur du vers clas. La séparation absolue entre le vers fr. et le vers grec. Combat tous les novateurs (La Motte, Marmontel, Bonaparte, etc., etc.). Un des meilleurs livres écrits pour défendre le vers clas. fr. et qui devrait être mieux connu.
1876. — Schnatter. — Cours de versif. pour faire suite aux grammaires fr. en usage dans les écoles supérieures. Berlin, Schrôder. 220 p. 1 m.
1876. — Suchier, H. — Vie de Saint-Auban. Halle, Lippert.
Cf. Koschwitz, 1878, Ztz. Rom. Phil. II, p. 338-344. La réponse de Suchier, Anglia, 1879, 2. 3. p. 216- 223 sous le titre: Die Versbildung der Anglo-Normannen.
1877. — Legouvé, Er. — L'art et la lecture, Hetzel. 3.50.
1878. — Chiarini. — I critici italiani e la metrica délia odi barbare. Bologna.
1878. — Conway, G. — Treatise on Versif. London, Longiiiana, Green.
1878. — Darmesteter, A. et Hatzfeld. — Le xvi" siècle en France. Delagrave. 3ul p.
Les poètes de 1.Vm.)-i55(), l'Ecole de Ronsard. Aperçu gén. des circonstances favorables à la versif. au xvi« «;.
1878. — Haase. — Untersuchuni: iiber die lieime in der Image du Monde des Walther von Metz. Halle diss.
1878. — Le^ouvé, Er. — Petit traité de lecture à haute voix. Hetzel.
1878. — Nagel, H. — Die metrischen \'erse Baïfs. Leipzig.
1878. — Rambeau,A. — L'berdiealsechtnachweisbaren Assonanzen des Oxforder Textes der Chanson de Roland. Beitrag zur Kenntniss des altfr. \'ocalismus. Halle, Niemeyer. '2'.i2 p.
Cf. Mûller, 1879, Ztz. Rom. Phil. III, p. 439-452.
1878. — Zverina, F. — Grundziige der ital. und franzôs.
Mftrik. Progr. Realschule in Wien. 2*2 p. 60. m. Cf. Ztz. Rom. Phil. 18S1, p. 071 ; Herrigs Archif, LXIV, p. 197.
1879. — Becq de Fouquières, L. — Traité élémentaire de pro-
sodie fr. Delagrave. 1 fr. .'>().
1879. — lîccq de Fouquières, L. — Traité irénéral de versif. fr. Charpentier. 399 p. 7 fr .S(>.
L'ouvrage le plus connu, original, clair et logique, exposant sa nouvelle théorie respiratoire, fort soutenu et combattu. Cf. 1^97, Doumic.
Cf. Tobler. IHSO. Litleralurblatt f. ger. u. rom. Phil. p. 417. Focrster, 1H8(), Litterar. Centralblat, 17 janvier.
Rev. critique, 1K80.I. p. 3'>r>; R.des Peux .M. IH8<), I*' j.inv. 1879. — Foth. K. — Zur fr.uiz.'>«> M.trik IVoi^r. Realschule
zu Ludwigslust. N« 551, p. 1-28. Der Vers (Silbenzâhlung, Ton, Hebung, Rhythmus, Versfûsse, Versarten). Reim. Strophe.
Cf. Harczyk, Ztz. Rom. Spr. Lit., 1880, p. 462. 1879. — Foth, K. — Die franzôs. Metrik fur Lehrer und Studierende in ihren Grundzûgen dargestellt. Berlin, Sprinter. 52 p.
Un des meilleurs livres sur la versif. fr. et ses principes qui aient été écrits par un Allemand. Cf. Lubarsch,1879, Ztz. R. Spr. Lit., I, p. 408-411 i Lambrecht. Ztz. Rom. Phil. 1880, IV, p. 424-429; Foerster, Lit. Centralblatt, 1880, N'S; Ten Brink, Littblatt. ger. rom Phil. 1880, p. 238, 278. 1879. — Gautier, Léon. — Histoire de la poésie latine au moyen âge. Versif. rythmique. Hymnes, proses, tropes, mystères. Palmé.
1879. — Ilub, H. — La chanson de Hervis de Mes. Heilbronn. Sur les tirades d'assonances artistiques en e et i à l'exclusion de toutes les autres.
1879. — Huemer, J. — Untersuchungen ûber die âltesten
latein. Chritlichen Rhythmcn. Wien.
1879. — Kressner Ad. — Grundriss der franz.Litteratur, nebst einem Anhang ûber franzôs. Metrik. Frankfurt a. 0., Harnecker. 68 p. 1 M.
1879^ — Lubarsch, E. — Franzôsische Verslehre mit neuen Entwicklungen fur die theorctische Begrûndung des franz. Rhythmus. Berlin, Weidmann. 522 p. Un des livres les plus répandus et les moins compris. Depuis des années la plus grande autorité en Allemagne sur le vers fr. A fait école.
Cf. Bartsch, 1879, Ztz. rom. Spr. Lit., I, p. 243-250, Lambrecht, 1880, Ztz. rom. Phil.,IV, p. 424-429. Foth, 1880. Litblatt. germ. rom. Phil. p. 183. Foerster, 1880, Liter. Centralblatt, N° 3, 17 janv. Moser, 1880, Gcgenwart, X» 10. Stengel, 1880, Dcut. Liltztg., I, 3. Krnûter, 1880, Ztz. fur das
Gymnasi.'ihvesen X\X\', p. 716. Peij. 1879, Le Mémorial diplomatique, XXXIII, 16 août. M.S., 1879,Ma-az.f. d.Lit. d. AuslanJes,N°37. Herrips Archif, LXIV, p. 428.
1879. — Tarn m. — Bemerkungen zur Metrik und Sprache Villons. Progr. Freiburg in Schlesien, 14 p. Cf. Foth, Ztz. Spr. Lil. 1879, p. 477. 1879. — Ten Hrink, R. — Dauer und Klang. Fin Beitrag zur Geschichte der Vokalquantitât im Alt franc. Strassburg, Trûbner, 54 p.
Cf. Suchier, Ztz. Rom. Spr. Lit. 1879, p. i:r)-l43.
1879. — Wallner. — Fine Remcrkung zum franzôs. .Alexan-
driner. RI. f. d. Rayr. Gynmas.-u. Real Schuhvesen.
1880. — Délia Rocca de \'erga!o. Ni^anor, A. — La poétique
nouvelle, Lemerre. 76 p. Y® 32*280.
Livre curieu.T, demandant beaucoup de réformes : rime libre, emjamb. et césure, pas de coupe classique, etc., devançant le vers libre.
1880. — Dumost. — Renaissance de la rime riche, Nancv, 32 p.
Cf. aussi Mém. de IWcadémie de Stanislaus. 1880. — Fehse. — K. Jodellcs Lyrik. Leipzig, Oppoln. diss. 48 p. \'= 22013.
Sur la versif. : distribution des accents, rime, etc. 1880. — Ilavet, L. — De saturnio latinorum verso. 1880. — Krcssner, .\(i. — Lcitfaden der frann'is. Metrik. Leipzig, Triibner, lin j). 1 ni. Tmi. Cf. Wcbcr, Zts. Rom. Spr. Lit. 1880, p. V2I-53I. Ilicrlhcs, 1880, lîlâtterf. d. baier. Gymnasialwe-
sen, p. 4S(>.
Iferrigs An^hif, LXV, p.47:».LXVI, p. 104-UV». 1880. — Lubarsolî, IC. — Abriss der franzc^s. X'erslehrc, Berlin, W'eidmann. 92 p.
IRSO. — Monde, A. — ftludc »ur la prononc. do 1'»' muet .\ Paris. London, Triibnor.
Cf. Kraulor, Zlx. Rom. Spr. Lit, 1881, p. 583-587.
1S80. — Rose, IL — Ghronik Fantosme.
1880. — Tobler, A. — Vom franzôs.Versbau aller und neuer
Zeil. Leipzig, IlirzeL 2 m. 40. Trad. en fr. par Branl
et L. Sudre, Vieweg-. 5 fr. Préface de G. Paris,
5« éd. en 1910.
Le plus documenté et le plus savant de tous les
ouvrages allemands. Sur le mécanisme plutôt que
sur l'esthétique du vieux vers fr.
CL Ztz. Rom. Spr. Lit, VII, pp. 1-5 ; XVI, p. 223-
230, Stengel et XXVII, p. 1-9. Barlsch, Littblatt.
germ. rom. Philol , I, p. 339. Von Muyden,
1880, Athenaeum Belge, p. llO.Zverina, Ztz. f.
Realschulwesen, VI, p. 40. Stengel, 1880, Deut.
Litt. Ztz. N<' 3. Giornale di filologia rom. VI,
p. 122. Foerster, 1880, Lit. Centblatt, 3 juillet.
W^olfert, Herrigs Archif, LXIV, p. 429 ; LXV,
p. ll5;Litlblatt.rom.germ. Philol., p. 189, 1884,
Nordisk Revy, 1883, 335 J. V. Wilmotte,- Le
moyen âge, VIII, p. 44-5. E. R. Rev. Lang.
Rom. XLVII, p. 192.
1880. — \^^estphal, R. — Allgemeine Théorie der musikal.
Rhylhmik. seit J. S. Bach auf Grundlage des antiken. Leipzig, Breitkopf u. Hartel.
1881. — Bassot. — Un réformateur de la poésie fr. au début
du xvii« s. OllendorL 26 p. Ln '' 38979. Etude sur Malherbe, réformes et influence. 1881. — Grôbedinkel, P. — Der Versbau bei Ph. Desportes, Fr. Malherbe. Heilbronn, Ilenninger, 85 p. Emploi desylL, rime, hiatus, etc., etc. Cf. Lubarsch, Ztz. Rom. Spr. Lit., III, p. 295-298, 1881. 1881. — Johannesson, F. — Die Bestrebungen Malherbes auf dem gebiete der poet. Technik. Halle, diss. 42 p. Défend la loi de l'hiatus de M. et dit que l'acceplalion générale de cette loi est duc à M. ; Braam, 18841e nie.
Cf. Haase, Ztz. Rom. Spr. Lit. 1883, V, p. 174-175.
1881. — Lef,'Ouvé, Er. — La lecture en action. L'art de la
lecture. La lecture en famille. Hetzel. 3*29 p. 8° X ±291. Chap. XVI : L'art poét. d'autrefois et d'auj. Boileau, V. IIuj;o,
1881. — Pothicr, D. — Der greg:orianische Choral. Tournay.
1881-1883. — Thurol, Ch. — De la prononc. fr. depuis le commencement du XVI® s., d'après les témoignages des grammairiens. Impr. Nat. *2 vol. S X 1949,
Outre la prononc, bibliogr. des gram. et traités de versif.
1882. — Aubertin, Ch. — Origines et formation de la langue
et de la métrique fr. Belin, 220 p., 1 fr. 50,8* X 43.36.
Un des meilleurs livres pour expliquer l'influence
de la formation et des changements de la langue
sur la versif.
1882. — Blcton, Aug. — Essai d'e muet. Lyon, Waltener.
7 j). 4' X Pièce 55.
Les diir sons ou valeurs donnés à Ve muet, et sa
prononc. variée.
1882. — Fischer, A. — Der Inliniliv im Provenzal nach den
Heimcn der Trobadors. Marburg, Universitât.-^-
druck. U) p.
Rien sur la versif. fr. ; provençal seul.
Cf. Heimann,ZU. Hom. Spr. Litt. IS8i, Vlll, p.-(7 1-
1882. — Frcymond, K. — Ubor den reichen Hcini bci ail-
fran/. DichtiMu bi.s /um .Anfang des \I\ .Ihrli
Il il le, 's, KarraM. 'M\ p.
Ilist. d\s termes comme rime léonine, Bonnante, riche; causes de la rime riche; où elle se trouve, etc. Etude très importante.
Cf. Gallia, I, p. \U\; Hev. Crit. 1883, p. 282; Nord u. Sad. Wl. p. 390; Littblatt germ. rom. Philol. \', p. 18.
1882. — Gen^nagel. — Die Kûrzung der Proftomina hinler vokalischen Auslaut, Halle.
1882. — Kalepky, F. — In welchem Umfange woUte Malherbe in der poet. Technik, welche er vorfand, Aenderungen herbeifuhren? Berlin, 30 p.
1882. — Kaulen, F. — Poetik Boileaus. Beitrag zur Geschichte der franzôs. Poésie im XVI Jhr., Hannover.
1882. — Lierau, M. — Metrische Technik der drei Sonnetisten Alaynard, Gombauld, Malleville. Greifswald, Abel, 30 p.
Surtout sur rime, hiatus, compte de syll. : comment ils ont appliqué les règles de Malherbe.
1882. — Misset, E - Poésie rythmique du moyen âge. Champion, 7 fr. 50.
1882. — MûUer, K. — Uber accentuirend-metrische Verse in der franzôs. Sprache des XVI-XIX Jhrh. Bonn, Neusser. 94 p. 1 m. 50.
Résumé des essais sur les vers mesurés des xyi^ et xvn® s. et sur les ouvrages du décret de 1813 (Scoppa, etc.), Van Hasselt, etc. Excellente comparaison entre l'allem. et l'anglais.
1882. — Orth, F. — Uber Reim und Strophenbau in der
altfranzôs. Lyrik. Cassel, Kûhn. 75 p. 1 m. 50.
Assonance, rime riche, strophes, histoire, structure,
origines, combinaisons de rimes, etc.
Cf. Litter. Centralblatt, 1883, p. 163.
1882. — Pellissier, G. — De XVI saeculi in Francia artibus poeticis. Vieweg. diss. 137 p.
Fabri, Du Pont, Sibilet, Fontaine, Peletier, Ronsard, etc. Un des premiers livres donnant l'analyse de ces traités.
1882. — Pellissier, G. — Traité théorique et historique de versif. fr. Garnier. 1 fr. 2« éd. 1886. 5» Y i4.
1882. — Souza, R. de. — Le rythme poétique, Perrin. 3.50.
Probablement jamais paru. Cf. 1892.
1883, — Bijwanck, Wilhem, G.-C. — Spécimen d'un essai
critique sur les œuvres de ^'illon. Leyde. 228 p. 5° ¥>> 398.
Souvent cité, mais sans rien sur la versif. fr. 18S3. — Gaijer, P. — Om de franska espiska versformernas ursprung. Kristiana, Coppcln. 255 p. Paru en lH81,voy. Périodiques.
Cf. Visinp, Litlblatt. ^-er. rom. Philol. IV, p. 393. 1883. — llauréau, B. — Malthaei \'indocinensis ars versilicatoria, thèse de L. Bourjjain. 72.
Cf. Jour. Sav. 1883, p 207-213.
1883. — Ja'^^cr, J. — Die quantitat der betonlen Vocale im
Neufranzosischen .
1883. — Lussy, M. — Le rythme musical, son origine, sa fonction et son accentuation. Ileugel. 104 p. 5 fr. io ViU.î.
Influence de la musique sur l'accent, sur sa destruction de l'accent métrique, sur l'hémistiche et les césures. En faveur des théories de Castil-Blaze et Ducondut.
1883.— Nvrop, Ch. — Dcn oldfranske Ileltedigting. ^' )'•